Communiqué du MDHP sur la campagne publicitaire mensongère de la Fédération de l’hospitalisation privée
Mise en ligne par Webmaster le 09 juillet 2010
Categorie: Communiqués
Communiqué du MDHP
7 juillet 2010
La Fédération de l’hospitalisation privée relance sa campagne publicitaire mensongère contre l’hôpital public. Combien coûte cette campagne utilisant les grands média ? Et d’où vient l’argent ? Questions légitimes quand on sait que ces cliniques commerciales sélectionnent les pathologies et les patients rentables, multiplient abusivement les actes rémunérateurs (endoscopies, césariennes, pace-makers, …), font payer le moindre service au « patient-client », optimisent (c’est-à-dire « maximisent ») leurs factures à la sécurité sociale. Ces cliniques qui appartiennent à des groupes financiers internationaux prétendent « Sauver la Sécu » mais versent des dividendes à leurs actionnaires avec un taux de rentabilité financière de 13 % ! Cette campagne mensongère ne dit mot des dépassements d’honoraires quasi systématiques dans les cliniques commerciales. Finalement, elles coûtent trois fois plus cher aux patients que l’hôpital public.
C’est pourquoi nous demandons au ministère de la santé :
1°) de dénoncer publiquement cette campagne scandaleuse ;
2°) de révéler son coût exact : combien de millions d’euros payés par la sécurité sociale sont ainsi gaspillés ?
3°) de proposer une loi interdisant la publicité commerciale concurrentielle entre établissements de santé.
Le silence du ministère signifierait une tolérance voire une complicité coupable, et donnerait un sens particulier à l’annonce de la fermeture de plusieurs services de chirurgie jugés insuffisamment actifs.
Je découvre avec délectation votre dogmatisme.
Non les Cliniques ne sélectionnent pas les patients, renseignez vous, depuis la T2A il est impossible de connaître à priori le tarif payé par la sécu. Non, ni les endoscopies ni les césariennes ne sont rentables, elles coûtent plus qu’elles ne rapportent et ne sont en proportion pas plus nombreuses dans le privé que dans le public pour ces dernières.
Non les cliniques ne maximisent pas leur facture : les contrôles de la tutelles pourtant plus nombreux dans le privé en attestent, il y a plus de sanctions pour les établissements publics. Enfin si les taux de rentabilité étaient de 13%, il n’y aurait pas autant de fermeture de cliniques ni le désengagement des investisseurs étrangers.
Enfin, oui, privé et public soignent les mêmes patients, mais avec des organisation et des missions différentes, complémentarité et non concurrence. Quand l’hospitalisation privée trouve des solutions pour économiser la dette publique, cela ne se fait pas au détriment des hôpitaux mais pour le bénéfice de nos patients..