Lettre du Pr Jean Cabane à Roselyne Bachelot
Mise en ligne par Webmaster le 03 mars 2009
Categorie: Appels, lettres ouvertes
FACULTE DE MEDECINE PIERRE & MARIE CURIE
Enseignement de spécialité
de médecine interne
DES DIS AFS AFSA
Coordination Ile de France
Professeur Jean Cabane
jean.cabane@sat.ap-hop-paris.fr
Paris, le 3 mars 2009
Service de médecine interne Horloge 2
hôpital Saint Antoine
184 fbg St Antoine
75571 PARIS cedex 12
tél. 0149282389 / fax 2652
Lettre ouverte à Madame
Roselyne BACHELOT
Ministre de la Santé
Madame le ministre,
L’hôpital, est-il besoin de la rappeler, c’est d’abord les malades et ceux qui s’en occupent et son bon fonctionnement repose sur les services hospitaliers depuis des siècles. Quelle qu’en soit la taille, les services apportent aux médecins et aux soignants une motivation dans une unité de lieu et une thématique médicale adaptées au soin optimal des malades qui y sont soignés. C’est dire l’importance des cadres qui les animent et en particulier des chefs de services.
Pédagogiquement, les services accueillent aussi des étudiants en cours ou en fin de formation et les responsables comme moi sont très attentifs à la qualité essentielle du compagnonnage dont les externes et internes bénéficient de la part des chefs de services et de leurs collaborateurs.
En tant que coordinateur interrégional de la commission d’enseignement de la spécialité de médecine interne, je ne peux donc concevoir la formation pratique des internes sans chefs de service et les membres de la commission que j’anime visitent régulièrement lesdits services pour en vérifier la qualité pédagogique. En tant que chef de service moi-même, je peux vérifier au quotidien que les personnels sont au diapason du service et que l’absence du chef de service est démotivante et nuisible au bon fonctionnement, donc au soin des malades et à la formation des jeunes médecins. Le recrutement des collaborateurs et en particulier des internes, l’animation des soignants, la sécurité des malades, les relations avec les administrations et l’environnement santé, et j’en passe, ne sont faits que par le chef de service.
Il est donc tout à fait choquant que le renouvellement des chefs de service soit bloqué par la non-publication de la liste d’aptitude depuis le début de l’année. Cette façon de laisser les structures dans un vide insupportable relève au minimum de l’incurie et au maximum d’un nihilisme abominable, puisqu’elle porte atteinte à la tête des cellules vitales de l’hôpital public. Comme si vous vouliez faire fonctionner un animal sans cerveau, des cellules sans noyau, une bactérie sans ADN. Aucune structure autre que le service hospitalier dirigé par un chef de service n’a démontré son efficience pour faire fonctionner le système, tant au plan des soins qu’au plan pédagogique.
Je préfère croire qu’il s’agit d’un oubli plutôt que d’un acte délibéré de démantèlement des services hospitaliers. Quoi qu’il en soit, Madame, je vous adjure de faire cesser d’urgence cette situation de fait tout à fait délétère pour la formation des jeunes médecins, la motivation des équipes, l’hôpital et la santé publique.
Croyez, Madame le ministre, à mes sentiments dévoués
Professeur Jean CABANE
Le CHU de Rennes est en grève depuis plusieurs semaines pour dénoncer les conséquences de la politique de gestion de la santé actuelle et des risques importants pour l’avenir du service public de la loi HPST.
Notre collectif vous soutient dans vos démarches et se fait le relais de la pétition pour la défense de l’Hôpital Public.
Notre association, le réseau pour la psychanalyse à l’hopital, vous soutient totalement dans cette démarche.
Je prends connaissance de la pétition pour la défense de l’Hôpital public: si nous pouvions la signer 10…100……1 000 000 de fois, je le ferais.
Aux Sables d’Olonne -Vendée- nous sommes totalement confrontés au démantèlement du Service public de Santé. Ayant une longueur d’avance sur la loi HPST “Bachelot”, l’ARH avec le soutien, l’accord, la couardise des élus locaux toutes tendances confondues, hors les communistes, a fait accepter la création d’un Pôle de Santé (Public privé) en ayant au préalable, supprimé les postes de chirurgiens à l’Hôpital public dès 2005, puis confié à la Clinique privée, la chirurgie.
A la fin de l’année, la nouvelle clinique ouvrira ses portes, alors qu’il faudra attendre 2011 ou 2012 pour l’Hôpital public.
D’ici là, ce dernier aura eu “tous loisirs” d’aggraver son déséquilibre budgétaire qui s’élève déjà pour 2008 à 1 200 000€, sachant que pour 2009, 2010, chaque année sa dotation se verra privée de 500 000€ et en 2011, 350 000€.
Malgré la collecte de 7000 signatures d’usagers de notre secteur, nous avons perdu cette “bataille”
Mais, rien de nous n’empêchera de poursuivre ce combat vital pour notre système public de soins.
Bertrand Lavigne - coordinateur du Comité de Défense de l’Hôpital public des Sables d’Olonne. Membre de la Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôptitaux et Maternités de Proximité.
Bonjour,
Je suis enseignante et quand je lis votre lettre et cette pétition que l’on m’envoie je déprime tout de suite!
Le gouvernement s’occupe de chacun des services publics un à un. Pas un n’est épargné.
Juste un coup de gueule parce que j’ai l’impression que rien ne les arretera!
Bon courage dans votre lutte!
Je suis maman de deux Enfants dont Nori est Autiste, ma fille diabétique. Moi même je suis opérée du dos, avant mon opération, j’étais rejeté de l’hôpital de Cannes comme une mal propre. Après j’étais hospitalisée à l’hôpital de Grasse et opérée à l’hôpital de Nice. A l’hôpital des riches(cannes), je jouais la comédie, je n’étais pas paralysée (avant l’opération). je tiens beaucoup aux qualités des soins.
Les pauvres ne sont pas des objets ce sont des sujets et des être humains à part entière.
Après avoir appris qu’une amie était renvoyée de l’hôpital 24 heures tout juste après son accident avec prescription médicale et conseil de voir le médecin de ville, je ne peux que vous soutenir dans cette lutte.Je signe et fais signer autour de moi….
mobilisons nous tous contre de telles pratiques!!!!!
Je suis attéré de lire ce qui se passe et comment l’Hôpital est actuellement traité : il est évident que l’Hôpital ne traite pas, notamment en médecine interne, de la “Bobologie” et que nos sphères gouvernementales devraient s’en apercevoir .
De tout coeur avec vous : Alain ROSE
cette politique de privatisation est odieuse et nous sommes foncierement “contre”
de tout coeur avec vous comby colette
le role de l hopital dans un pays est tres important et sa vocation est de soigner les malades et non pas de faire fructifier des revenus
nous sommes tout a fait d accord avec vous
esperons que nous ne verrons pas la privatisation de ces etablissements
J’ai signé la pétition et vais faire suivre à tous mes contacts pour vous aider dans votre entreprise.
Je suis moi-même fonctionnaire aux Finances Publiques (depuis la fusion-absorption Impôts-Trésor) et je vois chaque jour nos conditions de travail se dégrader dans le but précis de nous faire déconsidérer auprès des contribuables. Quand on veut se débarrasser de son chien on dit qu’il a la rage.
Actuellement on nous parle du trou de la Sécu, Mme Bachelot n’a fait que l’agrandir avec ses vaccins anti-grippaux, ses spots publicitaires aux heures de grande écoute sur les médias, plus les courriers envoyés à chacun d’entre nous pour nous convaincre d’aller nous faire vacciner. Sans compter les médicaments génériques plus chers que les originaux. Qui profite réellement de tout cela. Les copains de nos chers gouvernants certainement mais pas nous qui payons encore et encore toujours plus pour nous faire soigner.
L’hôpital “public” est un droit, ne les laissons pas nous le supprimer.
Le service public ne doit pas être rentable, il doit juste être un service pour TOUS.
Un pays qui veut faire de l’argent sur le (dos) des malades,est un pays cangrainé,je suis de toutes mes forces avec vous en espérant un nombre impressionant de signatures,et la victoire dans vos luttes
Selon les informations que j’ai entendues ou lues les dépenses de la sécu augmentent de 4% par an peut-être plus, que proposez-vous pour arrêter ce gouffre financier? Notre système de santé serait le meilleur du monde pourtant j’ai l’impression que l’état sanitaire des français soit l’un des plus dégradé d’Europe et peut-être plus,nous sommes les plus gros consommateurs de médicament. Ou est donc l’erreur?
Je veux bien défendre l’hôpital mais je souhaiterai aussi qu’il y ai de véritables changements pour obtenir une amélioration significative de la santé générale des français……
Je ne consulte plus auprès de cette médecine, je n’ai plus de mutuelle et si je pouvais j’arrêterai de cotiser à la sécu.
J’ai toute une panoplie de technique pour assurer ma santé qui m’ont permis de résoudre des problèmes que la médecine classique n’avait fait qu’empirer et m’empoisonner ou me dire il n’y a rien à faire il faut attendre que ça s’empire et lorsque ce sera insupportable vous reviendrez pour envisager quelque chose (chirurgie). Vingt ans après je n’ai plus de douleur et jamais été opéré!!!!!!!!
Si vous êtes intéressé je peux vous donner quelques truques mais bien sur ce n’ai pas remboursé par la sécu!!!!!!!!
Avec toute ma sympathie je vous souhaite bon courage.
PB
Je ne peux hélas que témoigner des dégradations des services aux malades à l’Hôpital.
J’ai été traitée pour un 1er cancer à l’Hôpital Bretonneau à Tours en 1986/87 puis un 2ème cancer traité au Centre Eugène Marquis de Rennes en 2003… et j’ai été très bien traitée dans ces deux endroits…
Une nouvelle récidive me renvoie au Centre Eugène Marquis et c’est incroyable de constater à quel point le service au malade s’est détérioré en seulement 6 ans !
Le manque de personnel est flagrant et retentit sur les malades déjà bien fatigués : longues attentes, salles surchargées (jusqu’à 7 malades dans la même chambre), de plus en plus de malades mais des infirmières en nombre insuffisant qui n’arrêtent pas de courir d’un malade à l’autre, qui sont stressées et n’ont pas le temps de… (nous sommes obligés de surveiller nous-mêmes le déroulement de nos perfusions !! pas question de s’endormir il faut appeler l’infirmière dans x minutes…) et quasiment pas d’aide-soignantes pour les épauler…
C’est proprement odieux et révoltant pour tout le monde : médecins, personnel soignant et malades !!
Oui vous avez mon appui et je signerais volontiers la pétition plutôt deux fois qu’une !
A quand l’abolition des privilèges de nos dirigeants ?
On y trouverait certainement de quoi financer nos hôpitaux, nos services publics et nos retraites !
Pensez-y quand viendra le moment de porter votre voix aux urnes et si personne ne vous plait n’oubliez pas de voter blanc pour marquer votre mécontentement ! c’est trop facile de s’abstenir !
je voulais signer la pétition mais le texte me semble manquer d’objectivité, oui à la défense de l’hôpital public non à la propagande.
la meilleure défense de l’hôpital public sera de le rendre pérenne par un bonne gestion. Celle-ci n’étant absolument pas incompatible avec une qualité de soins maintenue voir même développée. des exemples existent.
la sortie anticipée des patients n’est pas imposée par la loi bachelot ni par la T2A mais par une mauvaise analyse de ces évolutions.
En lisant les textes vous pouvez les utiliser pour sauver vos hôpitaux.
En travaillant de concert les uns avec les autres vous pouvez sauver le système de santé. La vigilance d’accord mais le déni non !
Cher Jean
Bon courage dans ton combat pour l’enseignement de cette matière royale qu’est la Médecine Interne, tellement éloignée des spécialités technologiques où s’engouffre le mercantile.
Bravo pour ta lutte pour la qualité des soins à l’hôpital, mais
attention de ne pas opposer les différentes structures de soins public-PSPH…C’est l’union qui fait la force et réunit ce qui est épars….
Qu’on est bien loin de l’hôpital!
Bonjour
Oui, j’ai aussi envie de signer la pétition.
MAIS je partage l’opinion de MAXIME MAS : un peu trop propagande, et la notion “d’état providence” me gêne.
Au risque de choquer, il me semble que la première des économies à faire est de cesser de faire venir toute une foule de personnes venues du monde entier non natifs de France, pour les soigner et les opérer gratuitement. Or c’est nous tous qui payons cette hémorragie répétée. Charité bien ordonnée commence par soi même.
Une seconde initiative serait de promouvoir la santé, une vraie santé, et non de multiplier les actes contre la maladie (déjà installée). Ca s’appelle aussi responsabiliser chacun dans la gestion de sa santé (pas fumer, bien manger, ou plutôt manger bien, faire de l’exercice physique et savoir gérér le stress).
Comme Maxime Mas, je suis depuis très longtemps investie dans les médecines alternatives, dans l’efficacité d’une bonne nutrition, par exemple, et de toute évidence, je me porte mieux que la plupart des gens (1 seul arrêt maladie pour chirurgie d’un pouce après accident, en 30 ans de carrière)
Bien sûr un hôpital de qualité est indispensable, y compris pour les gens modestes (dont je fais partie). Mais avant tout, je pense qu’il est devenu essentiel de réapprendre aux gens à se nourrir correctement, et non à piocher dans des sachets de nourriture industrielle contenant du “prêt à manger” plein de calories et vides de vitamines et d’éléments vraiment reconstituants pour le corps. La santé se construit tous les jours avec des bons matériaux. C’est comme si vous demandiez à une maison d’être solide en la bâtissant avec des matériaux qui s’émiettent avec les intempéries.
La médecine occidentale est nécessaire et irremplaçable en cas d’urgence, mais réellement inefficace dans la prévention, c’est à dire dans le maintien de la santé naturelle, avant que le maladie n’apparaisse.
On peut se porter bien à moindres frais, par une pratique d’hygiène de vie et de diététique pas du tout triste, au contraire. Et le transmettre à ses enfants ! J’en suis l’exemple joyeux, avec un bel appétit de vivre !
La qualité des services hospitaliers est nécessaire, mais éviter d’en avoir besoin, n’est-ce pas encore mieux ?
Merci de donner une adresse physique et non mail pour envoyer les pétitions signées dans la forme papier, pour ceux qui n’ont pas de “net”.
Un ami de Paris m’a envoyé la pétition du MDPH que j’ai signé, bien que je la trouve insuffisante elle devrait mettre en avant l’exigence de tous les assurés sociaux:
- l’abrogation des décrets loi qui changent le fonctionnement des hopitaux.
- Remettre en question l’existence des ARH qui ont été mises en place pour réduire les dépenses de santé, par conséquent l’essentiel des mesures qu’elles prennent dans la France entière c’est la fermeture de tous les hopitaux de proximité.
Et l’arrêt de la gestion et l’équilibre hopital par hopital.
Après avoir envisagé son gel, Madame Bachelot a promis la reconduction du plan Maladies Rares pour lequel les Associations de malades se sont mobilisées et ont massivement signé la pétition lancée par la FMO. Ce plan prévoit la confirm
Après avoir envisagé son gel, Madame Bachelot et le Président de la République ont promis la reconduction du plan Maladies Rares pour lequel les Associations de malades se sont mobilisées et ont massivement signé la pétition lancée par la FMO. Ce plan prévoit la confirmation des Centres de Références pour certaines de ces maladies dont notamment celui de Pompidou pour le syndrome d’Ehlers Danlos vasculaire. Comment pérenniser, voire étoffer ces Centres de Référence, former le personnel soignant à ces maladies si on réduit les effectifs ? A cette heure, la pétition recueille 450 000 signatures. Madame Bachelot et le gouvernenement vont-t-ils rester insensible à cette vague de fond ?
Adresse postale pour envoyer la pétition :
Pr B. Granger
Service de Psychiatrie
Hôpital Tarnier
89 rue d’Assas
75006 PARIS
Je suis heureux de cette mobilisation pour la défence de l’unité de soin que représente le service, mais je trouve cette prise de position un peu tardive, nous observons depuis des année, l’érosion du service. L’impossibilité de création de nouveau service date d’ au moins deux ans, la non publication de la liste d’aptitude à la fonction de chef de service représente quelque-part une progression hélas logique, compte tenu également de l’évolution parallèle de la structure hiérarchique essentiellement gestionnaire de l’hopital.
Confraternellement.
La pétition vient de passer la barre des 500 000 signatures.
Prenons l’hypothèse que les gouvernants sont en interpénétration avec ceux qui possèdent 80% des richesses du privé.Le but final c’est donc de supprimer tout ce qu’il reste de public pour le confier en gestion aux firmes du privé. Ensuite tout ces larrons y placent leurs magots en actions ou produits financiers. Et bonjour aux choux bien gras à se faire.Mais comment s’y prendre ?
Les gouvernants ne peuvent pas, brutalement,supprimer l’hôpital public au profit des cliniques privées pas plus que l’école public au profit des écoles privées ou la sécurité sociale au profit des assurances privées ainsi que les retraites par répartition au profit des fonds de pension. Ce serait trop fort d’un seul coup d’un seul. Ce serait tout de suite la révolution sanglante qu’ils veulent à tout prix éviter.Comment donc peuvent-ils arriver quand même à leurs fins? Le raisonnement est le suivant : en prenant son temps. Patience et petit à petit on supprime les moyens de fonctionner à tout ce qui est public. Laisser se détériorer tous les services publics par manque de moyens et moins de personnel semble leur être la bonne solution. Ainsi on fabrique les “mécontents du système public, fatigués de la mauvaise gestion”. Les tracasseries journalières causées par les manques et les cerveaux bien réinitialisés par la propagande télévisuelle finiront d’eux même,à petit feu, sans faire de vague, à persuader les uns les autres de s’éloigner du public et d’eux même à se convaincre de la “bienveillante” concurrence des services privés. Faut-il vous l’envelopper dans un beau papier constitutionnel avec un ruban européen bleu étoilé ou vous le faire avaler dans une belle grosse cerise AGCS made in OMC?
Je suis tout-à-fait d’accord avec vous et scandalisée car on demantèle, à une vitesse époustouflante tout ce qui assure nos besoins vitaux: la santé (l’Hôpital et les maternités), l’éducation (suppression de dizaines de milliers de professeurs, suppression de l’histoire et autres matières), l’emploi (les PME qui disparaissent et les grandes entreprises qui délocalisent à l’étranger) etc… Cela paraît fou!
Les seuls domaines qui prospèrent sont les profits des grandes banques, les bonus effarants des grands dirigeants et les privilèges de nos élus… Qui paie tout cela: nous, les citoyens lambdas, de plus en plus pauvres et écrasés de taxes… Les jeunes, qui ne trouvent pas de travail, beaucoup de retraités, qui ont connu une chute de leur pension, deviennent des super-pauvres et parfois des SDF. Honte aux politiciens de traiter ainsi ceux qui les font vivre et de semer le désespoir notamment dans la jeunesse, chez les malades, les vieillards et dans les familles!
Comparés aux milliards jetes par la fenetre pour ceci ou cela (comme le milliard des vaccins anti grippe A), les sacrifices qu’on nous demande pour payer ces gabegies sont une honte alors que cet argent gaspillé devrait être investi dans la santé, l’éducation, l’emploi et le logement.
Il serait temps que nos dirigeants trouvent du bon sens et soient à l’écoute de leur peuple et de ses besoins. L’histoire, que l’on veut effacer, a montré que les “monarques” qui n’entendent pas leur peuple ont une triste fin, c’est une question de survie pour une nation.
J’ai signé la pétition d’autant plus que je suis très concernée par le problème. En effet Maman (97 ans) est transférée très prochainement dans un pôle de gérontologie tout neuf et non seulement les prix vont augmenter considérablement (participation à l’amortissement des nouveaux locaux) mais une restructuration du personnel laisse présager une réduction importante des effectifs soignants. Nous sommes très inquiets!
Je ne sais trop à qui laisser ce commentaire car je n’ai pas trouvé de rubrique “contacts”.
Je n’ai rien contre les pétitions, bien au contraire mais je sais que les pétitions “informatiques” n’ont aucune valeur juridique parce qu’elles sont incontrôlables.
Je me suis donc proposé de tester le système en lisant la pétition, en m’identifiant comme demandé et en validant.
J’ai bien eu le message confirmant ma signature.
…
Et j’ai recommencé !
Et j’ai encore eu le message confirmant ma signature…
Donc, je m’interroge : ma signature a t-elle été prise en compte deux fois, ou y a t-il un contrôle en aval qui va supprimer les signatures en double ?
Je suis évidemment à cent pour cent favorable à la sauvegarde du service public hospitalier, mais ne risque t-on pas de discréditer sa démarche si elle est étayée par une pétition aux résultats aléatoires et éventuellement manipulables ?
Bien cordialement
Jacques
Désolé Monsieur Bongiovanni. J’ai essayé de signer la pétition une deuxième fois et j’ai eu le message “vous avez déjà participé”.
Prenons l’hypothèse que les gouvernants sont en interpénétration avec ceux qui possèdent 80% des richesses du privé.Le but final c’est donc de supprimer tout ce qu’il reste de public pour le confier en gestion aux firmes du privé. Ensuite tout ces larrons y placent leurs magots en actions ou produits financiers. Et bonjour aux choux bien gras à se faire.Mais comment s’y prendre ?Les gouvernants ne peuvent pas, brutalement,supprimer l’hôpital public au profit des cliniques privées pas plus que l’école public au profit des écoles privées ou la sécurité sociale au profit des assurances privées ainsi que les retraites par répartition au profit des fonds de pension. Ce serait trop fort d’un seul coup d’un seul. Ce serait tout de suite la révolution sanglante qu’ils veulent à tout prix éviter.Comment donc peuvent-ils arriver quand même à leurs fins? Le raisonnement est le suivant : en prenant son temps. Patience et petit à petit on supprime les moyens de fonctionner à tout ce qui est public. Laisser se détériorer tous les services publics par manque de moyens et moins de personnel semble leur être la bonne solution. Ainsi on fabrique les “mécontents du système public, fatigués de la mauvaise gestion”. Les tracasseries journalières causées par les manques et les cerveaux bien réinitialisés par la propagande télévisuelle finiront d’eux même,à petit feu, sans faire de vague, à persuader les uns les autres de s’éloigner du public et d’eux même à se convaincre de la “bienveillante” concurrence des services privés. Faut-il vous l’envelopper dans un beau papier constitutionnel avec un ruban européen bleu étoilé ou vous le faire avaler dans une belle grosse cerise AGCS made in OMC?
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