os – MDHP http://www.mdhp.fr/ Magazine de la Santé Sat, 18 Jul 2026 01:22:14 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.4.8 https://www.mdhp.fr/wp-content/uploads/2022/09/cropped-favicon-1-32x32.png os – MDHP http://www.mdhp.fr/ 32 32 Ostéoporose après 60 ans : prévenir la fragilité osseuse et comprendre les traitements https://www.mdhp.fr/osteoporose-apres-60-ans/ Sat, 18 Jul 2026 01:22:14 +0000 https://www.mdhp.fr/?p=4517 [...]]]> L’ostéoporose est une maladie discrète du squelette qui rend l’os plus fragile et plus exposé aux fractures. Très fréquente après 60 ans, elle concerne surtout les femmes après la ménopause : près de 4 millions de personnes vivent avec elle en France, selon l’Inserm (données 2019). Sa particularité : on ne la ressent pas tant qu’un os ne se casse pas. La bonne nouvelle, c’est que l’on peut agir. Ce guide vous aide à comprendre ce qui fragilise vos os, à savoir comment les protéger au quotidien, et à vous repérer dans le dépistage et les traitements.

Qu’est-ce que l’ostéoporose ? Une maladie silencieuse de l’os

Selon l’Inserm, « l’ostéoporose est une maladie du squelette, caractérisée par une diminution de la masse de l’os et une dégradation de la structure du tissu qui le compose ». Concrètement, l’os devient moins dense et plus poreux : sa masse osseuse baisse, sa charpente interne s’appauvrit, et il casse plus facilement, parfois pour un choc mineur.

Pour comprendre le mécanisme, il faut savoir que l’os est un tissu vivant, en renouvellement permanent. Ce remodelage osseux met en jeu deux mouvements complémentaires : la résorption, soit la destruction de l’os ancien par des cellules nommées ostéoclastes, et la formation d’os neuf par les ostéoblastes. Tant que ces forces s’équilibrent, la densité osseuse se maintient. L’Inserm résume le déséquilibre à l’origine de la maladie : « L’ostéoporose survient principalement lorsque la résorption osseuse surpasse de manière durable sa formation. »

On parle de maladie « silencieuse » parce qu’elle n’entraîne aucune douleur tant qu’elle n’a pas provoqué de fracture : beaucoup de personnes l’ignorent jusqu’au jour où un os se brise. C’est pourquoi le dépistage ciblé, chez les personnes à risque, joue un rôle essentiel.

Ostéoporose ou ostéopénie : quelle différence ?

Les deux termes désignent une perte de densité osseuse, mais à des degrés différents. L’ostéopénie correspond à une baisse modérée de la densité minérale osseuse : un stade intermédiaire, entre l’os normal et l’ostéoporose. Selon la Société française de rhumatologie (SFR), qui reprend les critères de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), elle se situe entre un T-score de −1 et −2,5. L’ostéoporose, elle, est définie par un T-score inférieur ou égal à −2,5. L’ostéopénie n’est pas une maladie en soi, mais un signal de vigilance qui invite à surveiller ses os et à renforcer la prévention.

Pourquoi le risque augmente après 60 ans (et surtout à la ménopause)

Le premier facteur est hormonal. Les œstrogènes, hormones féminines, protègent le squelette. L’Inserm le formule ainsi : « Les œstrogènes freinent la dégradation du tissu osseux et favorisent la formation d’os neuf. » Or, à la ménopause, « le taux en œstrogènes s’effondre, provoquant une accélération de la perte osseuse pendant 5 à 10 ans ». Cette chute explique en grande partie pourquoi les femmes sont davantage touchées, et souvent plus tôt.

À cela s’ajoute l’effet du vieillissement : chez les deux sexes, la masse osseuse diminue naturellement avec l’âge. Les chiffres de l’Inserm illustrent cette progression : à 65 ans, 39 % des femmes souffrent d’ostéoporose ; à 80 ans et plus, cette proportion atteint 70 %. L’ostéoporose et la ménopause sont donc intimement liées, mais l’âge pèse pour tout le monde. Il serait faux de croire les hommes épargnés : ils sont concernés eux aussi, plus tard et moins souvent, faute d’effondrement hormonal brutal. La vigilance sur les os fragiles après 60 ans vaut pour toutes et tous.

Les facteurs de risque à connaître

Plusieurs éléments augmentent le risque de développer une ostéoporose ou de faire une fracture. Selon l’Inserm et la SFR, les principaux sont :

  • l’âge élevé et le sexe féminin ; la ménopause, surtout lorsqu’elle est précoce (avant 40 ans) ;
  • un antécédent familial de fracture du col du fémur ; un pic de masse osseuse bas, en partie déterminé par la génétique ;
  • un IMC bas (inférieur à 19 kg/m²) — l’IMC, ou indice de masse corporelle, rapporte le poids à la taille et reflète la corpulence ;
  • le tabagisme, une consommation excessive d’alcool et la sédentarité ;
  • une corticothérapie prolongée, c’est-à-dire un traitement par cortisone au long cours, ainsi que d’autres médicaments à risque ;
  • certaines maladies, comme la polyarthrite rhumatoïde ou une hyperthyroïdie non traitée ;
  • un antécédent personnel de fracture survenue sans traumatisme important, appelée « fracture de fragilité ».

Fractures : la vraie conséquence de l’ostéoporose

Toute la gravité de l’ostéoporose tient au risque de fracture. On parle de fracture de fragilité lorsqu’un os cède pour un choc mineur, typiquement une chute de sa propre hauteur. Les localisations les plus fréquentes sont le poignet, les vertèbres et le col du fémur (la hanche). Selon l’Inserm, la France a compté 484 000 fractures de fragilité en une année (données 2019) : c’est le chiffre global de référence pour mesurer l’ampleur du phénomène.

Par localisation, les données de la SFR donnent des ordres de grandeur : environ 50 000 fractures du col du fémur, environ 60 000 fractures vertébrales et environ 35 000 fractures du poignet par an. Ces valeurs, purement approximatives, ne doivent pas être additionnées ni comparées au total ci-dessus, les sources et les périodes différant. Fait notable : les fractures vertébrales passent souvent inaperçues et ne seraient diagnostiquées qu’une fois sur trois.

Le risque au cours de la vie est loin d’être anecdotique. Toujours selon la SFR, une femme de 50 ans a environ 40 % de probabilité — près d’une sur deux — de subir une fracture liée à l’ostéoporose durant le reste de sa vie ; ce risque est d’environ 15 % chez l’homme du même âge. Une femme sur quatre de plus de 70 ans a déjà connu au moins une fracture vertébrale.

Pour une personne âgée, l’enjeu est très concret : une fracture du col du fémur peut entraîner une hospitalisation et une perte d’autonomie durable. D’où l’importance de prévenir aussi les chutes en entretenant la force musculaire et l’équilibre, comme le détaille notre article sur la perte de force musculaire et ses effets sur la marche et l’équilibre.

Se faire dépister : l’ostéodensitométrie et le T-score

L’examen de référence est l’ostéodensitométrie, aussi appelée absorptiométrie biphotonique aux rayons X (DXA). Comme l’explique la Société française de rhumatologie, elle mesure la densité minérale osseuse (DMO) au rachis lombaire (le bas de la colonne) et à la hanche. C’est un examen indolore, rapide, avec une très faible irradiation. Le résultat, exprimé en g/cm², est ensuite traduit en un indicateur plus parlant : le T-score.

Le T-score compare votre densité osseuse à celle d’un adulte jeune en bonne santé, pris comme référence. Plus il est négatif, plus l’os est fragile. Le tableau ci-dessous en donne les repères d’interprétation.

Interprétation du T-score à l’ostéodensitométrie
Résultat (T-score) Interprétation Ce que cela signifie
Supérieur à −1 Densité osseuse normale Os considéré comme solide
Entre −1 et −2,5 Ostéopénie Densité diminuée, vigilance
Inférieur ou égal à −2,5 Ostéoporose Fragilité osseuse avérée
Ostéoporose avec fracture Ostéoporose sévère Risque de fracture élevé

Un point mérite d’être souligné pour éviter toute inquiétude excessive : le seuil de −2,5 définit l’ostéoporose sur le plan de la densité, mais, selon la SFR, « ce seuil diagnostique n’est pas un seuil de déclenchement automatique » du traitement. Autrement dit, un T-score inférieur ou égal à −2,5 ne signifie pas médicament obligatoire. La décision de traiter dépend de l’ensemble du profil : antécédents de fractures, autres facteurs de risque, âge. Seul votre médecin peut interpréter un résultat dans sa globalité, car le T-score ne se lit jamais isolément.

Qui devrait passer une ostéodensitométrie ?

La SFR cible plusieurs situations qui justifient un dépistage : un antécédent de fracture vertébrale ou périphérique ; une maladie ou un traitement exposant à un risque élevé, comme les corticoïdes ; une ménopause précoce (avant 40 ans) ; un IMC inférieur à 19 kg/m² ; ou un antécédent familial de fracture du col du fémur. Dans tous les cas, c’est le médecin traitant qui juge de l’opportunité de l’examen et en établit la prescription.

Est-ce remboursé ?

L’ostéodensitométrie est prise en charge par l’Assurance Maladie dans certaines conditions : sur prescription médicale et pour les personnes présentant des facteurs de risque. Selon les informations diffusées par l’Assurance Maladie (Ameli), le remboursement se fait à hauteur d’environ 70 % sur la base d’un tarif conventionnel d’environ 40 €. Ces modalités pouvant évoluer, le plus sûr est de les vérifier auprès d’Ameli ou de votre caisse avant l’examen. Pour le reste à charge éventuel, une complémentaire adaptée peut prendre le relais : notre guide pour choisir une mutuelle santé senior vous aidera à y voir clair.

Prévenir la fragilité osseuse au quotidien

La prévention de l’ostéoporose repose sur des leviers simples et cumulatifs, essentiels après 60 ans. Il ne s’agit pas de promettre une « guérison », mais de réduire le risque de fracture et d’entretenir la santé osseuse. Quatre axes se dégagent : le calcium, la vitamine D, une alimentation équilibrée riche en protéines et l’activité physique — sans oublier la prévention des chutes.

Calcium : couvrir ses besoins

Le calcium est le principal minéral de l’os. Selon l’Anses (références actualisées en 2021), la référence nutritionnelle pour la population (RNP) est de 950 mg par jour chez l’adulte de 25 ans et plus — la RNP étant l’apport qui couvre les besoins de la quasi-totalité de la population. On le trouve surtout dans les produits laitiers, certaines eaux minérales riches en calcium et les légumes verts. La règle d’or : privilégier l’alimentation, une supplémentation ne se décidant jamais seul mais avec un avis médical. Pour composer des repas adaptés, inspirez-vous de nos conseils sur l’alimentation équilibrée des personnes âgées.

Vitamine D : indispensable pour fixer le calcium

La vitamine D est le partenaire indispensable du calcium : elle aide l’organisme à l’absorber dans l’intestin et à le fixer sur l’os. Selon l’Anses (2021), l’apport satisfaisant est de 15 µg par jour chez l’adulte. Le GRIO (Groupe de recherche et d’information sur les ostéoporoses) et la SFR recommandent d’atteindre une concentration sanguine en 25(OH) vitamine D jugée optimale. Après 65 ans, une supplémentation est fréquemment nécessaire, mais elle doit toujours être individualisée, sur la base d’un dosage sanguin et d’un avis médical : aucune dose fixe ne peut être conseillée sans cet encadrement.

Protéines et alimentation équilibrée

Les recommandations du GRIO et de la SFR (2018) invitent à « normaliser les apports en calcium et en protéines ». Les protéines soutiennent à la fois l’os et le muscle, ce dernier jouant un rôle protecteur contre les chutes. Sans entrer dans un chiffre précis — les valeurs varient selon les profils et relèvent d’un avis personnalisé —, l’essentiel est de veiller à un apport suffisant grâce à une alimentation variée. Notre sélection d’aliments riches en protéines pour les personnes âgées offre des idées concrètes.

Bouger : l’activité physique « en charge »

Le GRIO et la SFR (2018) préconisent de « favoriser une activité physique en charge », c’est-à-dire des exercices qui sollicitent le poids du corps, comme la marche ou la montée d’escaliers, associés au renforcement musculaire et au travail de l’équilibre. Ces conseils généraux sont à adapter aux capacités de chacun et au risque de chute — l’avis d’un professionnel reste précieux. Pour choisir une pratique adaptée, consultez nos idées de sports pour les personnes âgées.

Prévenir les chutes

Beaucoup de fractures surviennent lors d’une chute banale. Agir en amont change la donne : entretenir l’équilibre et la force musculaire — pour lutter contre la sarcopénie, cette fonte progressive du muscle liée à l’âge —, aménager le logement (retirer les tapis glissants, améliorer l’éclairage), faire contrôler sa vue et revoir avec son médecin les médicaments qui endorment. Notre article sur la presbyvestibulie et les défis de l’équilibre chez les seniors éclaire ce sujet souvent négligé.

Repères d’apports quotidiens pour la santé osseuse (adulte)
Nutriment Repère quotidien À retenir
Calcium 950 mg/jour (RNP, Anses 2021) Produits laitiers, eaux calciques, légumes verts
Vitamine D 15 µg/jour (apport satisfaisant, Anses 2021) Aide à fixer le calcium ; supplémentation à voir avec le médecin après 65 ans
Protéines Apport suffisant à assurer Alimentation variée ; soutient l’os et le muscle

Panorama des traitements de l’ostéoporose

Lorsque la prévention ne suffit pas et que le risque de fracture est élevé, un traitement médicamenteux peut être proposé. L’objectif de cette section est purement pédagogique : présenter les grandes familles de médicaments, en aucun cas les prescrire ni indiquer de posologie. Selon la SFR, « le traitement de l’ostéoporose est indiqué quand le risque de fracture est augmenté » ; la décision se fonde sur les facteurs de risque, la densitométrie et les antécédents de fracture, et non sur le seul T-score.

Une constante accompagne tous les traitements : la SFR rappelle que, « dans tous les cas, il faut s’assurer que les apports en calcium et en vitamine D sont suffisants et adaptés ». La prévention des chutes et l’activité physique en charge restent, elles aussi, systématiquement associées à la prise en charge.

Les grandes familles de médicaments

Sans jamais entrer dans les doses ou les schémas individuels, voici les principales classes recensées par le VIDAL et la SFR :

  • Bisphosphonates (alendronate, risédronate, acide zolédronique) : selon le VIDAL, ils « se fixent exclusivement dans les os pour empêcher leur destruction ». Ils réduisent le risque de fractures vertébrales et de la hanche. C’est la classe la plus utilisée, souvent en première intention.
  • Dénosumab : cet anticorps monoclonal, administré par injection, bloque les ostéoclastes, les cellules qui détruisent l’os. Il est notamment employé quand les bisphosphonates n’ont pas suffi, sous surveillance médicale (risque d’hypocalcémie, bilan dentaire recommandé).
  • Raloxifène : ce SERM (modulateur des récepteurs aux œstrogènes) reproduit en partie l’effet protecteur des œstrogènes sur l’os. Il réduit surtout les fractures vertébrales chez la femme ménopausée.
  • Tériparatide : il stimule la formation osseuse et est réservé aux ostéoporoses sévères, pour une durée limitée.
  • Romosozumab : il augmente la formation osseuse, dans les ostéoporoses graves à risque élevé.
  • Traitement hormonal de la ménopause (THM) : il atténue la perte osseuse due à la chute des œstrogènes. Il s’envisage au cas par cas, dans une logique de seconde ligne pesant soigneusement bénéfices et risques, et non comme une prévention de première intention.

Le choix du médicament, sa durée et le suivi relèvent exclusivement du médecin — traitant ou rhumatologue — selon le profil de chacun, avec un contrôle clinique régulier. Notez enfin que l’ostéoporose se distingue de l’arthrose, qui touche les articulations et non la densité de l’os : notre article sur l’arthrose du pied chez les personnes âgées aide à ne pas confondre ces deux problèmes.

Quand consulter ou se faire dépister ?

Parlez à votre médecin d’un éventuel dépistage si vous avez plus de 60 ans, êtes ménopausée et cumulez des facteurs de risque : fracture antérieure sans choc important, ménopause précoce, corticothérapie prolongée, IMC bas, antécédent familial de fracture du col du fémur.

Signalez toute fracture survenue lors d’une chute banale, de votre hauteur : elle peut révéler une fragilité osseuse. De même, une perte de taille, un dos qui se voûte ou des douleurs dorsales inexpliquées doivent être évoqués avec un professionnel, car ils peuvent traduire un tassement vertébral.

Ce guide informe mais ne remplace pas un avis médical. Toute supplémentation ou tout traitement se décide avec un professionnel de santé.

L’essentiel à retenir

L’ostéoporose fragilise l’os en silence : elle touche près de 4 millions de personnes en France, surtout les femmes après la ménopause. Comme elle ne se ressent pas, tout repose sur la vigilance envers les facteurs de risque et sur un dépistage ciblé par ostéodensitométrie, dont le résultat s’exprime en T-score.

  • Au quotidien, couvrez vos besoins en calcium (950 mg/jour) et en vitamine D (15 µg/jour), veillez à un apport suffisant en protéines et pratiquez une activité physique en charge.
  • Prévenez les chutes en entretenant l’équilibre, la force musculaire et en sécurisant votre logement.
  • Des traitements efficaces existent (bisphosphonates et autres) ; leur choix et leur suivi relèvent du médecin.
  • En cas de fracture après un choc mineur, de perte de taille ou de doute : consultez.

FAQ : ostéoporose après 60 ans

À partir de quel âge faut-il surveiller son ostéoporose ?

Il n’y a pas d’âge unique, mais le risque s’accroît nettement après la ménopause chez la femme et avec l’âge chez tous. À 65 ans, 39 % des femmes sont concernées, selon l’Inserm. Le dépistage n’est pas systématique : il est ciblé sur les personnes qui cumulent des facteurs de risque. Parlez-en à votre médecin, qui jugera de l’utilité d’une ostéodensitométrie.

Comment savoir si on a de l’ostéoporose sans symptôme ?

C’est justement toute la difficulté : l’ostéoporose est silencieuse et ne provoque aucune douleur tant qu’un os n’est pas fracturé. Le seul moyen fiable de mesurer la fragilité osseuse est l’ostéodensitométrie, un examen indolore qui évalue la densité minérale osseuse et fournit un T-score. Elle se prescrit en présence de facteurs de risque, sur avis médical.

Quelle est la différence entre ostéoporose et ostéopénie ?

Les deux désignent une baisse de densité osseuse, mais à des degrés distincts. L’ostéopénie est une diminution modérée, avec un T-score situé entre −1 et −2,5 : c’est un signal de vigilance, pas encore une maladie. L’ostéoporose correspond à un T-score inférieur ou égal à −2,5, soit une fragilité avérée. Seul le médecin interprète ces valeurs dans leur contexte.

Combien de calcium et de vitamine D faut-il par jour après 60 ans ?

Selon l’Anses (2021), la référence est de 950 mg de calcium par jour chez l’adulte et l’apport satisfaisant en vitamine D est de 15 µg par jour. On privilégie l’alimentation : produits laitiers, eaux calciques, légumes verts. Après 65 ans, une supplémentation en vitamine D est souvent utile, mais elle doit être individualisée avec votre médecin, sur la base d’un dosage sanguin.

L’ostéodensitométrie est-elle remboursée par l’Assurance Maladie ?

Elle est prise en charge dans certaines conditions : sur prescription médicale et pour les personnes à risque. Selon l’Assurance Maladie, le remboursement se fait à environ 70 % sur la base d’un tarif conventionnel d’environ 40 €. Ces modalités pouvant évoluer, vérifiez-les auprès d’Ameli ou de votre caisse. Une mutuelle peut couvrir le reste à charge éventuel.

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