Des fils protéiques microscopiques, présents dans le sperme de tout homme en bonne santé, collent les particules du virus mpox contre les cellules de la peau et facilitent nettement leur entrée. Le virus, lui, n’a pas changé : aucune mutation n’intervient dans ce mécanisme, qui appartient entièrement à l’organisme humain. Le résultat a été obtenu sur des cultures de cellules et sur de la peau prélevée, par une équipe de la Goethe University Frankfurt et de l’Universitätsmedizin Frankfurt, dans un article paru en juillet 2026 dans la revue Emerging Microbes & Infections. Le communiqué universitaire qui l’a fait connaître, lui, date du 31 août 2026.

Vous trouverez ici la chaîne complète, du liquide séminal jusqu’à l’intérieur de la cellule, et ce qu’elle explique de la physionomie de l’épidémie depuis 2022. Vous y trouverez aussi ce qu’elle ne dit pas : ni probabilité de contamination pour une personne, ni promesse de traitement.

Une transmission qui suit les contacts sexuels depuis 2022

Santé publique France a recensé 201 cas de mpox signalés entre le 1ᵉʳ janvier et le 31 mai 2026, dans son bulletin national du 25 juin 2026. Le portrait de ces cas est très marqué : 174 hommes et 27 femmes, soit 87 hommes sur cent cas, et un seul cas pédiatrique. L’âge médian est de 34 ans chez les adultes, et 45 % de ces 201 cas résidaient en Île-de-France.

Le détail des contacts est plus parlant encore. Un tiers des cas — 34 % — rapportaient un contact avec un cas connu, et 36 % un voyage à l’étranger dans les trois semaines précédant les symptômes. Parmi les 47 hommes dont le contact a pu être documenté, 74 % l’avaient eu avec un partenaire sexuel : 35 hommes sur ces 47.

Ces chiffres décrivent une chaîne de transmission à un moment donné, dans une population donnée. Ils ne décrivent aucune susceptibilité particulière. Le mpox n’est pas la maladie d’un groupe. Sur les 99 cas français de la période dont le clade a pu être identifié, 67 relevaient du clade Ib et 32 du clade IIb : le clade Ib est donc majoritaire parmi les cas français typés de cette période, à hauteur d’environ deux sur trois.

Le point de départ : du sperme sur une peau, et l’infection démarre bien plus fort

L’expérience de départ tient en peu de choses. Les chercheurs ont exposé le virus mpox à du liquide séminal provenant de plusieurs donneurs, puis ont mis ce mélange au contact de cellules humaines cultivées en laboratoire : des fibroblastes et des kératinocytes primaires, c’est-à-dire les cellules qui composent le derme et l’épiderme, prélevées sur des personnes et non issues d’une lignée de laboratoire. L’infection de ces cellules a été nettement plus forte qu’avec le virus seul.

Ce résultat déplace le regard. Il ne porte pas sur le virus, mais sur le milieu dans lequel celui-ci arrive au contact de la peau, et c’est ce milieu que le travail de Francfort met en cause.

Ces expériences ont été conduites à la Goethe University Frankfurt et à l’Universitätsmedizin Frankfurt. Denisa Bojkova en portait la responsabilité, les manipulations ont été menées par la doctorante Emma Torbica, et parmi les co-auteurs figure Jan Münch, premier auteur de la description en 2007 du même phénomène pour le VIH. Rien de tout cela n’a été mesuré chez des personnes vivantes : ni volontaires, ni patients, ni suivi de couples.

Des fibres microscopiques dans le sperme, repérées dès 2007

Le sperme n’est pas un simple véhicule. Il contient des fragments de protéines qui s’assemblent spontanément en fils microscopiques, appelés fibrilles amyloïdes. Le mot inquiète parce qu’il évoque la maladie d’Alzheimer : il désigne ici une manière dont des protéines s’empilent les unes sur les autres, pas une maladie. Ces fibres sont présentes dans le sperme d’un homme en bonne santé.

Leur découverte remonte à 2007. Dans la revue Cell, une équipe dont Jan Münch était le premier auteur montrait que des fragments de la phosphatase acide prostatique, protéine très abondante du sperme, forment des fibrilles capables de capturer les particules du VIH et de favoriser leur accrochage aux cellules cibles. Ces fibres ont reçu un nom : SEVI. Une seconde famille, issue des sémenogélines et désignée SEM, agit de la même façon. Ce sont ces deux familles que le travail de Francfort retrouve à l’œuvre avec le virus mpox.

La seule ampleur chiffrée disponible porte sur le VIH, et non sur le mpox : en culture cellulaire, SEVI augmentait le titre infectieux du virus de plusieurs ordres de grandeur. Un ordre de grandeur, c’est un facteur dix. Plusieurs ordres de grandeur, c’est donc un facteur cent, mille ou davantage — et non quelques pour cent. L’effet n’est pas resté propre au VIH : en 2018, une publication des PNAS documentait la même amplification pour le virus Ebola. Le sperme accélère l’entrée de virus très différents entre eux.

Comment ces fibres plaquent le virus contre la cellule

Le mécanisme identifié n’est ni chimique, ni génétique. Il est physique : il s’agit de rapprocher deux objets qui, spontanément, se tiennent à distance. Une particule virale posée sur une cellule ne s’y accroche pas facilement, et cette difficulté de départ est précisément ce que les fibrilles font disparaître.

Une affaire de charges électriques

La surface d’une particule virale et la surface d’une cellule humaine portent l’une et l’autre une charge électrique négative. Deux charges de même signe se repoussent. Les fibrilles amyloïdes du sperme, elles, sont chargées positivement : elles s’intercalent entre les deux et font office de pont. Le virus cesse d’être repoussé ; il est maintenu contre la cellule.

De l’attachement à l’entrée dans la cellule

L’étape suivante découle de la première. Les auteurs observent d’abord une augmentation de l’attachement des particules virales à la surface de la cellule, puis une augmentation de leur internalisation, c’est-à-dire de leur passage à l’intérieur. Plus de virus collés, donc plus de virus entrés, donc une infection qui démarre plus fort. La chaîne se retient d’un trait : sperme, fragments de protéines, fibrilles, capture du virus, accrochage, entrée.

Un virus qui atteint alors davantage de types de cellules

L’effet ne se limite pas aux cellules de la peau. Les fibrilles amplifient aussi l’infection de cellules épithéliales, qui tapissent les muqueuses, et de monocytes primaires, une catégorie de globules blancs. Les chercheurs l’ont observé avec des isolats cliniques de virus mpox — prélevés sur des malades, et non des souches de laboratoire adaptées — ainsi qu’avec d’autres orthopoxvirus, la famille à laquelle appartient le mpox. Ils l’ont retrouvé sur de la peau humaine prélevée et maintenue en survie, ce que l’on appelle un modèle ex vivo.

La conclusion des auteurs retient la formulation suivante : « Ces résultats identifient les amyloïdes séminales comme des facteurs de l’hôte qui amplifient l’infectiosité du MPXV et élargissent son tropisme cellulaire, ce qui suggère que le sperme favorise activement la transmission sexuelle du mpox. » Traduit : le virus devient capable d’infecter efficacement des types de cellules qu’il atteignait moins bien seul, et le responsable est l’organisme humain — c’est le sens de « facteur de l’hôte ». Le verbe employé est « suggère », pas « démontre » : la prudence est ici une information à part entière.

Ce qui freine le phénomène en laboratoire

Une molécule expérimentale, appelée CLR01, désorganise les amyloïdes séminales et supprime l’amplification observée. Elle appartient à une classe de composés surnommés « pinces moléculaires » : ils viennent se refermer sur les assemblages de protéines et les empêchent de tenir. Sur cellules, l’effet du sperme disparaît.

Ce n’est pas un médicament. CLR01 n’a aucune autorisation de mise sur le marché, n’existe sous aucune forme commercialisée, et rien n’établit qu’un produit fondé sur ce principe serait sûr ou efficace chez l’humain. Ce n’est ni un gel, ni un microbicide, ni un dispositif de prévention disponible en pharmacie. C’est un outil qui sert d’abord à prouver que le mécanisme décrit est bien celui qui agit : si l’on casse les fibrilles et que l’amplification s’arrête, l’explication tient.

Le même article rapporte un second résultat de laboratoire. Deux antiviraux, le tecovirimat et le brincidofovir, conservent leur activité contre le virus mpox sur cellules dans les conditions d’amplification par les fibrilles séminales. Autrement dit, le sperme ne fabrique pas une forme de virus qui échapperait à ces molécules. Ce constat est rassurant sur un point précis, et sur celui-là seulement.

Activité en laboratoire et bénéfice pour le patient : deux choses différentes

Un antiviral « qui conserve son activité » signifie qu’en boîte de culture, en présence du produit, la multiplication du virus reste freinée. C’est une mesure sur des cellules. Le bénéfice pour un malade se mesure autrement : lésions qui se referment plus vite, douleur qui diminue, virus qui disparaît plus tôt. Sur ce terrain, la démonstration manque.

L’essai PALM007, publié dans le New England Journal of Medicine en avril 2025, a comparé le tecovirimat à un placebo chez 597 patients atteints de mpox de clade I en République démocratique du Congo. L’attribution s’est faite par tirage au sort, ce qu’on appelle un essai randomisé — le niveau de preuve le plus élevé pour un traitement. Le délai médian de résolution des lésions a été de 7 jours sous tecovirimat contre 8 jours sous placebo. Le rapport de risques associé vaut 1,13, avec un intervalle de confiance à 95 % allant de 0,97 à 1,31 et un p de 0,14. Cet intervalle contient la valeur 1, celle qui correspond à l’absence de différence : le résultat est compatible avec aucun effet.

L’essai STOMP, publié dans la même revue en février 2026, a porté sur 412 adultes atteints de mpox de clade II. Au 29ᵉ jour, la résolution clinique était atteinte chez 83 % des patients sous tecovirimat et 84 % sous placebo : sur cent patients traités, 83 allaient mieux, contre 84 sur cent sans médicament. Ni la douleur, ni la vitesse d’élimination du virus n’ont été améliorées.

Deux essais randomisés, sur deux clades différents, n’ont mis en évidence aucun bénéfice clinique du tecovirimat. Aucun antiviral n’a démontré à ce jour qu’il soigne le mpox. Cela ne rend pas la prise en charge inutile, au contraire.

Un chiffre de PALM007 mérite d’être lu dans le bon sens. La mortalité y a été de 1,7 % — environ 17 décès pour mille patients — contre 4,6 % rapportés en République démocratique du Congo en 2023. L’écart ne mesure pas l’effet du médicament, puisque les deux groupes de l’essai recevaient les mêmes soins de support et que le placebo faisait aussi bien. L’essai ne l’explique pas davantage : il indique seulement que tous les patients y recevaient des soins de support, sans commenter la différence. Le recrutement, le délai avant la prise en charge ou l’assiette des cas recensés en République démocratique du Congo en 2023 peuvent entrer en jeu. Reste ce constat, qui n’a rien d’anodin pour un malade. Ces 1,7 % ont été observés chez des patients suivis et soignés.

Sperme nageant vers l'œuf rouge dans un fond sombre. Rendu d'illustrations 3D.

Les limites de ce qui a été mesuré

Aucune personne vivante n’entre dans ce travail. Des cellules, de la peau prélevée, du sperme de donneurs : voilà l’intégralité du matériel. Il n’en découle ni probabilité de transmission par rapport sexuel, ni facteur de risque individuel, ni comparaison entre pratiques. Si vous cherchez dans cette publication un chiffre applicable à votre situation, vous n’en trouverez aucun. Ce n’est pas la question qu’elle pose.

Une donnée manque même aux spécialistes. Le résumé de l’article décrit une augmentation « marquée » de l’infection sans donner de facteur chiffré, et le texte intégral n’est pas librement consultable : il n’est pas possible de vérifier de combien l’infection est multipliée. Le facteur connu pour le VIH depuis 2007 ne se transpose pas : ce sont deux virus différents, dans deux séries d’expériences différentes.

Deux confusions restent à écarter. Le virus mpox n’a pas muté et n’est pas devenu plus contagieux : le facteur décrit appartient à l’organisme, pas au génome viral. Enfin, l’expérience expose du virus à du sperme de donneurs sains. Elle ne dit rien de la quantité de virus réellement présente dans le sperme d’une personne malade. C’est une autre question, non traitée ici.

Du laboratoire au patient : ce qui a été observé, sur quoi, et ce qui n’en découle pas
Ce qui a été observéSur quoiCe qui n’en découle pas
Le sperme augmente fortement l’infection par le virus mpoxFibroblastes et kératinocytes humains primaires, cellules épithéliales, monocytes, peau humaine prélevéeAucune probabilité de contamination par rapport sexuel, aucun facteur de risque individuel
L’effet passe par des fibrilles amyloïdes chargées positivement (SEVI, SEM)Sperme de plusieurs donneurs, isolats cliniques de virus mpox et autres orthopoxvirusAucune information sur la quantité de virus présente dans le sperme d’une personne malade
La molécule CLR01 casse les fibrilles et supprime l’amplificationCellules en cultureNi médicament autorisé, ni gel, ni microbicide disponible
Tecovirimat et brincidofovir conservent leur activité antiviraleCellules en culture, en présence de fibrilles séminalesAucun bénéfice clinique : deux essais randomisés négatifs chez les patients

Le mpox en France en 2026, en ordres de grandeur

Entre « c’est terminé » et « c’est une épidémie », le repère qui vous manque tient en une ligne : 201 cas signalés en cinq mois, du 1ᵉʳ janvier au 31 mai 2026, dont 194 confirmés par un examen biologique et 7 restés sans confirmation. À l’échelle du pays, cela représente environ quarante cas par mois.

La gravité observée sur cette période est modérée. Sur 191 cas documentés, 21 ont conduit à une hospitalisation, soit 11 % : une hospitalisation pour neuf malades environ. Les motifs relevés par Santé publique France sont principalement des douleurs intenses ou une éruption généralisée. Aucun décès n’a été rapporté sur ces cinq mois.

Le statut international a changé le 5 septembre 2025 : l’Organisation mondiale de la santé a déterminé à cette date que la flambée de mpox ne constituait plus une urgence de santé publique de portée internationale, statut qu’elle avait déclaré en août 2024. Les recommandations permanentes adressées aux États avaient alors été prolongées jusqu’au 20 août 2026. Cette échéance est passée, et la page de l’OMS consultée ne mentionne aucune prolongation au-delà. Dans le même intervalle, la létalité du clade Ia observée dans les provinces endémiques de République démocratique du Congo, où ce clade circule, est passée de plus de 3 % au moment de la déclaration d’urgence, en août 2024, à environ 1 % en août 2025 — soit environ un décès pour cent cas recensés, contre trois un an plus tôt. Ce chiffre ne décrit pas la situation française.

La circulation n’a pas cessé pour autant, et sa composition est documentée : parmi les cas français typés de ces cinq mois, le clade Ib compte pour deux sur trois et le clade IIb pour un sur trois. Fin de l’urgence ne veut pas dire fin des cas.

Prévention et vaccination : où en sont les recommandations

Le mpox ne se transmet pas uniquement lors des rapports sexuels. L’aide-mémoire de référence de l’Organisation mondiale de la santé, dont la dernière mise à jour affichée date du 26 août 2024, liste le contact peau à peau, le contact bouche à bouche, les gouttelettes respiratoires lors d’un contact rapproché et prolongé, les vêtements et le linge contaminés, les blessures accidentelles en milieu de soins, le contact avec un animal et la transmission de la mère à l’enfant. Comprendre pourquoi la voie sexuelle est efficace n’efface aucune des autres.

Les repères de délai qui vous concernent figurent dans le même document. Les symptômes débutent en général dans la semaine qui suit l’exposition, avec une fenêtre possible de 1 à 21 jours, et durent typiquement de 2 à 4 semaines, davantage chez les personnes immunodéprimées. Les formes graves concernent surtout les enfants, les femmes enceintes et les personnes dont l’immunité est affaiblie.

Quant à la vaccination, elle ne découle pas de ce travail de laboratoire mais des recommandations en vigueur. L’agence régionale de santé d’Île-de-France indique, sur sa page mise à jour le 7 avril 2026, que la vaccination préventive est gratuite dans les lieux dédiés de la région et se fait sur rendez-vous. Les publics visés sont les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes et les personnes trans rapportant des partenaires multiples, les travailleurs du sexe, les professionnels des lieux de rencontre sexuelle, ainsi que leurs partenaires ou proches. Seule cette page régionale a été vérifiée ici. Les lieux et les modalités applicables ailleurs relèvent de l’agence régionale de santé de chaque région, et n’ont pas été contrôlés pour cet article. Une autre infection virale transmise lors des rapports, l’hépatite B, relève d’une logique de prévention comparable.

L’essentiel à retenir

  • Le sperme contient des fibres protéiques chargées positivement qui accrochent les particules de virus mpox et les plaquent contre les cellules de la peau, ce qui augmente fortement l’infection en laboratoire.
  • Le virus n’a pas muté et n’est pas devenu plus contagieux : le mécanisme est un facteur de l’organisme humain, pas une évolution virale.
  • Tout a été observé sur des cellules cultivées et sur de la peau prélevée, avec du sperme de donneurs. Aucun risque individuel par rapport sexuel ne s’en déduit.
  • Deux antiviraux gardent leur activité sur cellules dans ces conditions, mais deux essais randomisés successifs n’ont montré aucun bénéfice du tecovirimat chez les patients.
  • Le mpox se transmet aussi hors rapport sexuel : contact peau à peau, linge et objets contaminés, gouttelettes, mère-enfant.
  • En France, 201 cas signalés du 1ᵉʳ janvier au 31 mai 2026, 21 hospitalisations sur 191 cas documentés, aucun décès sur la période.

Questions fréquentes

Le virus du mpox a-t-il muté pour mieux se transmettre lors des rapports sexuels ?

Non. Le travail de Francfort ne décrit aucune modification du virus. Il décrit un facteur de l’organisme humain : des fibres protéiques du sperme qui capturent les particules virales et facilitent leur entrée dans les cellules. Le virus est le même ; c’est le milieu dans lequel il arrive sur la peau qui change son efficacité d’entrée.

Qu’est-ce qu’une fibrille amyloïde présente dans le sperme ?

C’est un assemblage de fragments de protéines normalement présents dans le sperme d’un homme en bonne santé. Ces fragments s’agrègent spontanément en fils microscopiques. Le mot « amyloïde » désigne une forme d’assemblage des protéines, pas une maladie : ces fibres ont été décrites dès 2007 dans du sperme sain, sous le nom de SEVI.

Peut-on attraper le mpox autrement que par un rapport sexuel ?

Oui. L’aide-mémoire de l’Organisation mondiale de la santé liste le contact peau à peau, le contact bouche à bouche, les gouttelettes respiratoires lors d’un contact rapproché prolongé, les vêtements et le linge contaminés, les blessures accidentelles en milieu de soins, le contact avec un animal et la transmission de la mère à l’enfant. Comprendre pourquoi la voie sexuelle est efficace ne supprime aucune des autres.

Existe-t-il un traitement contre le mpox ?

Aucun antiviral n’a démontré de bénéfice clinique à ce jour. L’essai randomisé PALM007, mené en République démocratique du Congo chez 597 patients atteints de mpox de clade I, n’a pas raccourci le délai de résolution des lésions sous tecovirimat. L’essai STOMP, chez 412 adultes atteints de clade II, n’a montré ni résolution plus rapide, ni douleur moindre, ni clairance virale accélérée. La prise en charge repose sur le traitement des symptômes et la surveillance des formes graves.

Combien de cas de mpox recense-t-on en France ?

Santé publique France a signalé 201 cas entre le 1ᵉʳ janvier et le 31 mai 2026, dont 194 confirmés biologiquement. Sur les 99 cas dont le clade a été identifié, 67 relevaient du clade Ib. Vingt et une hospitalisations ont été recensées sur 191 cas documentés, soit environ une sur neuf, et aucun décès sur la période.

Qui peut se faire vacciner contre le mpox, et est-ce payant ?

L’agence régionale de santé d’Île-de-France indiquait, sur sa page mise à jour le 7 avril 2026, que la vaccination préventive y est gratuite dans les lieux dédiés, sur rendez-vous. Les publics visés comprennent les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes et les personnes trans rapportant des partenaires multiples, les travailleurs du sexe, les professionnels des lieux de rencontre sexuelle, ainsi que leurs partenaires ou proches. Votre éligibilité, elle, relève de votre médecin ou du centre de vaccination.