Sur 100 presbytes candidats à un laser en monovision, environ 2 ont été écartés par un test de tolérance au flou dans une série de Dublin, et parmi ceux opérés ensuite, environ 97 sur 100 se sont adaptés à leurs deux yeux réglés différemment. Le principe de ce laser, dit « blended vision », consiste à régler un œil pour voir net de loin et l’autre pour voir net de près. C’est le cerveau qui doit accepter ce partage. Pour le vérifier avant d’opérer, un œil est flouté au réfracteur, l’appareil à verres de l’examen de la vue, et vous dites si votre vision reste au moins « 80 % aussi bonne » que votre meilleure vision de loin.
Ces chiffres viennent d’une série de 1 341 patients présentée le 13 septembre 2026 par l’ophtalmologiste Brendan Cummings, de la Wellington Eye Clinic de Dublin, au congrès de la Société européenne des chirurgiens de la cataracte et de la réfraction (ESCRS), à Londres. Ils décrivent un seul centre, sans groupe de comparaison, et n’ont pas été publiés dans une revue. Ils ne disent donc pas vos propres chances. L’opération, elle, reste non remboursée par la Sécurité sociale : un centre privé affiche, à titre d’exemple, de 1 000 à 1 500 € par œil.
| Étape | Ce qui se passe | Durée ou ordre de grandeur | Source |
|---|---|---|---|
| Bilan préopératoire | Mesure de la correction optique, examen de la cornée, choix de la technique avec le chirurgien | Non chiffrée | Fiche patient SFO-SNOF n° 9A, janvier 2026 |
| Test du flou au réfracteur | Un œil flouté, puis l’autre ; vision notée par rapport à la meilleure vision de loin ; apte à partir de 80 % | Quelques minutes ; de l’ordre de 2 % des candidats écartés | Communication au congrès de l’ESCRS, 13 septembre 2026, série d’un seul centre |
| Intervention | Milieu stérile, anesthésie locale par collyres, coopération du patient | Sans hospitalisation | Fiche SFO-SNOF |
| Récupération | Yeux douloureux après une PKR ; peu ou pas de douleur après un LASIK ou un SMILE | 2 à 3 jours de douleur après une PKR ; vision revenue en quelques heures à quelques jours après un LASIK ou un SMILE | Fiche SFO-SNOF |
| Adaptation | Environ 97 opérés sur 100 adaptés dans la série de Dublin ; définition et suivi non publiés | Durée non documentée | Communication au congrès de l’ESCRS |
| Coût | Non remboursé par la Sécurité sociale, pas d’arrêt de travail | 1 000 à 1 500 € par œil affichés par un centre, à titre d’exemple | Fiche SFO-SNOF ; page tarifaire d’un centre privé |
Un œil pour le loin, un œil pour le près : le principe du laser blended vision
Passé 40 ans, l’œil perd peu à peu sa capacité à faire la mise au point de près : c’est la presbytie, une perte naturelle de la vision de près. Des lunettes de lecture compensent cette perte le temps de lire. Le laser ne rend pas cette mise au point. Il contourne le problème.
Le principe tient en une répartition des tâches. Un œil est corrigé pour être net de loin, l’autre est laissé légèrement myope, donc net de près. Face à un panneau au bout de la rue, le cerveau retient l’image de l’œil de loin ; face à un livre, celle de l’œil de près. La plupart des personnes y parviennent, mais pas toutes. L’enjeu est donc cérébral autant que chirurgical : un laser parfaitement exécuté peut donner un résultat mal toléré.
Sur la cornée, la chirurgie réfractive retire du tissu pour en modifier la courbure. Elle le fait soit par photoablation au laser excimer, soit par découpe puis extraction d’un fragment de tissu en forme de lentille, le lenticule, au laser femtoseconde. Selon la fiche d’information patient n° 9A de la Société française d’ophtalmologie (SFO) et du Syndicat national des ophtalmologistes de France (SNOF), datée de janvier 2026, trois techniques coexistent. La PKR (photokératectomie réfractive) se pratique en surface, après retrait de l’épithélium, la fine couche superficielle de la cornée, depuis les années 1990. Le LASIK se fait sous un volet de cornée le plus souvent découpé au laser femtoseconde, depuis le milieu des années 1990. L’extraction lenticulaire, dite SMILE, ReLEx ou KLEx, se passe de volet et existe depuis la fin des années 2000. La chirurgie réfractive cornéenne corrige la myopie, l’hypermétropie, l’astigmatisme et la presbytie. Les indications générales sont détaillées dans l’article chirurgie réfractive : définition et indications.
L’écart créé entre les deux yeux reste modeste. Dans une série de 100 patients publiée le 27 juillet 2026 dans le Journal of Clinical Medicine, l’œil dominant visait l’emmétropie, c’est-à-dire une vision nette de loin sans correction. L’autre œil visait un écart de −0,75 à −1,50 dioptrie. La dioptrie est l’unité de puissance d’un verre correcteur : ces valeurs équivalent à une myopie légère, volontairement créée sur l’œil de près.
Avant l’opération : le bilan et le test du flou au réfracteur
Tout commence par un bilan. D’après la fiche SFO-SNOF, il mesure la correction optique et évalue la cornée pour valider que l’opération est possible ; la technique est choisie avec le chirurgien une fois ce bilan fait. Pour la monovision, une question reste entière après ces mesures. Votre cerveau acceptera-t-il deux yeux réglés différemment ?
Brendan Cummings, ophtalmologiste consultant à la Wellington Eye Clinic de Dublin, a présenté une réponse le dimanche 13 septembre 2026 au 44ᵉ congrès de l’ESCRS, réuni du 11 au 15 septembre à l’ExCeL de Londres. Son test utilise l’équipement standard d’un examen de la vue : le réfracteur, ou phoroptère, cet appareil à verres interchangeables placé devant les yeux quand on mesure la vue. Il se déroule en trois temps.
- La vision de loin est corrigée au mieux. Cette vision optimale sert de référence et vaut 100 %.
- Un œil est flouté pour simuler une myopie. Vous notez alors la qualité de votre vision par rapport à la référence.
- L’opération recommence en floutant l’autre œil.
Le test reproduit à l’avance la situation d’après l’opération, sans rien modifier à l’œil : un œil volontairement flou de loin. Vous ne lisez pas une ligne de lettres. Vous dites ce que vous ressentez. Le critère est cette perception subjective, et non l’acuité mesurée. Votre réponse fait donc le résultat du test, qui n’a rien d’un examen à réussir : il sert à repérer une intolérance avant toute modification de la cornée.
Les 1 341 patients de la série avaient des défauts de départ variés : myopes, hypermétropes, ou sans aucun défaut de loin. Selon Cummings, le test fonctionne quelle que soit la correction initiale. Le communiqué de l’ESCRS ne précise pas, en revanche, la technique laser employée ensuite, LASIK, PKR ou SMILE.
Le seuil de 80 % et le choix de l’œil de loin
Est jugé apte au laser blended vision le patient qui estime sa vision au moins « 80 % aussi bonne » que la référence avec un œil flouté. Concrètement, vous acceptez de perdre environ un cinquième de la qualité perçue de votre vision de loin quand l’œil réglé pour le près est sollicité. En dessous, le candidat n’est pas retenu pour la monovision.
Ce seuil n’est ni une norme internationale ni une recommandation officielle. C’est un repère de confort fixé par l’équipe de Dublin.
Le même examen repère l’œil dominant, celui dont le cerveau privilégie l’image. C’est lui qui recevra la correction de loin. En pratique, l’œil dont le floutage est le moins bien toléré est celui qu’on ne floutera pas : il garde le loin, et l’autre prend le près. La série du Journal of Clinical Medicine suit la même logique, avec un contrôle de tolérance avant l’opération par un test dit « cross-blur » (flou croisé) et un œil dominant visant la vision nette de loin. Cette étape décide de l’œil qui servira à lire.

30 candidats écartés, 97 opérés sur 100 adaptés : la série de Dublin en proportions
Dans cette série de 1 341 patients, le test a écarté 30 candidats. C’est peu : de l’ordre de 2 personnes sur cent. Chez ceux qui ont passé le test puis ont été opérés, 96,9 % se sont adaptés avec succès à leur vision mélangée, soit environ 97 sur 100, et environ 3 sur 100 non.
La proportion d’écartés se lit avec une précaution. Le communiqué exprime ces 30 personnes en pourcentage sans dire clairement de quel total le calcul part : il est possible que les 1 341 patients désignent les opérés, et non l’ensemble des personnes testées. Dans les deux lectures, l’ordre de grandeur reste le même, autour de 2 sur 100. L’immense majorité des candidats passe donc le test. Son intérêt porte sur la petite minorité qu’il détourne d’une opération sur un tissu qui ne repousse pas.
L’auteur résume son résultat en ces termes : « Nous avons constaté qu’une évaluation simple et peu technique de la vision de loin perçue et de l’œil dominant a une très forte valeur prédictive ». La formulation mérite d’être prise au mot. Les 30 candidats écartés n’ont pas été opérés : personne ne sait combien d’entre eux se seraient adaptés malgré tout. Et faute d’un groupe opéré sans test, rien ne montre que le test améliore le taux d’adaptation. La série établit qu’un protocole simple, suivi d’un bon résultat, est faisable. Elle ne montre pas qu’il fait mieux qu’un autre.
Les 96,9 % ne valent donc pas probabilité de succès pour une personne donnée. Ils décrivent des patients sélectionnés, dans un seul centre. Le niveau de preuve est celui d’une communication de congrès : aucun résumé public, aucune publication dans une revue, donc des méthodes qui n’ont pas été soumises à la relecture critique d’autres spécialistes. Ni l’âge des patients, ni la durée de suivi, ni la définition de « s’adapter avec succès » ne sont connus. Aucune source indépendante du communiqué de l’ESCRS ne permet non plus, à ce jour, de recouper ces chiffres. Ce communiqué n’est d’ailleurs pas en ligne sur le site de l’ESCRS : il a été lu dans sa republication intégrale par le site Mirage News. Il faudrait une publication complète pour trancher.
Pour Joaquín Fernández, qui commentait ces résultats pour l’ESCRS, des outils d’évaluation plus innovants sont en développement ; en attendant qu’ils soient largement disponibles, ce type d’étude apporte selon lui une information utilisable en pratique clinique pour sélectionner les patients.
Le jour de l’intervention
Un laser de la presbytie est une intervention chirurgicale à part entière. La fiche SFO-SNOF la décrit réalisée en milieu stérile, sous anesthésie locale par simples collyres, sans hospitalisation. Elle demande la coopération du patient pendant le geste. La technique, PKR, LASIK ou extraction lenticulaire, a été arrêtée avec le chirurgien lors du bilan.
Le formulaire de consentement qui accompagne la fiche fait attester au patient deux choses. Il a reçu une information sur tous les coûts. Il a disposé d’un délai de réflexion suffisant.
Ce délai a une raison concrète. Le laser retire du tissu cornéen, et ce tissu ne repousse pas. La cornée opérée reste amincie. Une retouche est parfois possible pour ajuster la correction, mais elle ne rend pas la cornée d’avant. D’où l’intérêt de découvrir une intolérance au réfracteur, en quelques minutes, plutôt qu’après l’opération.
Les jours et semaines qui suivent
La récupération dépend d’abord de la technique, bien plus que du réglage en monovision. Après une PKR, pratiquée en surface, les yeux sont douloureux pendant environ 2 à 3 jours et la vision revient progressivement dès la première semaine. Après un LASIK ou une extraction lenticulaire, l’œil est peu ou pas douloureux, et la vision revient en quelques heures à quelques jours.
Pendant une période fixée avec le chirurgien, plusieurs activités peuvent être déconseillées : l’activité professionnelle, le sport, l’usage de certains instruments, la conduite. Les rendez-vous de contrôle après l’opération sont à honorer, rappelle la fiche SFO-SNOF.
Deux consignes durent au-delà. Les frottements répétés des yeux sont à bannir, parce que la cornée opérée est amincie. Et l’opération ne dispense pas du suivi régulier de la santé des yeux.
Deux horloges tournent en parallèle. La cicatrisation de la cornée se compte en jours, et la fiche la décrit précisément. Le temps que met le cerveau à s’habituer à deux yeux réglés différemment n’est, lui, décrit en jours dans aucun des documents sur lesquels repose cet article.
Complications et retouches : à quelle fréquence
Le résultat d’un laser ne peut jamais être totalement garanti. Une correction complémentaire est parfois nécessaire : lunettes, lentilles ou retouche.
La fiche SFO-SNOF qualifie de « très rares » les complications sévères, sans leur attribuer de fréquence chiffrée. Elle cite l’infection ou l’inflammation, l’opacification de la cornée (appelée haze), l’ectasie (c’est-à-dire une déformation de la cornée), l’anomalie ou le déplacement du volet, et des douleurs persistantes. Dans les cas extrêmes, elles peuvent aller jusqu’à une baisse de l’acuité même avec correction, voire une perte importante de vision. Rare ne veut pas dire nul.
Les effets moins sévères sont plus familiers : halos, sécheresse oculaire qui régresse le plus souvent en quelques mois, éblouissement, gêne en vision de nuit, vision dédoublée, images déformées, paupière supérieure abaissée.
Une série espagnole publiée en octobre 2023 dans le Journal of Clinical Medicine donne un ordre de grandeur pour l’un de ces effets, la photophobie, c’est-à-dire la gêne à la lumière. Chez 318 patients hypermétropes presbytes, elle touchait 3,14 % des opérés le lendemain, soit environ 3 personnes sur cent. Elle persistait jusqu’à un an chez 0,63 % d’entre eux, soit environ 6 sur mille. Cette équipe simulait déjà la tolérance avant d’opérer, avec des lunettes d’essai et différentes combinaisons de verres : tester avant n’est pas une idée de 2026.
La série de 2026 du même journal éclaire l’écart entre « adapté » et « satisfait ». Elle a analysé après coup les dossiers de 100 patients, d’un âge moyen de 49,6 ans, suivis 31 mois en moyenne (de 15 à 59 mois). Les retouches y concernent 21 % des opérés, soit un sur cinq : 17 % chez les myopes, 28,6 % chez les hypermétropes. Les patients satisfaits sont 72 %, soit environ 7 sur 10. Une gêne visuelle après l’opération est rapportée par 50,9 % des myopes et 60,9 % des hypermétropes, autrement dit par une personne sur deux à six sur dix.
S’adapter à la monovision, être satisfait du résultat et échapper à une retouche sont trois mesures différentes. Les 96,9 % de Dublin ne portent que sur la première. Les deux séries ne se comparent pas terme à terme, faute de mêmes patients et de mêmes définitions. Aucune ne promet un résultat sans gêne.
Zéro euro de la Sécurité sociale : le coût réel d’un laser de la presbytie
Pour des yeux non pathologiques, aucune de ces opérations n’est prise en charge par la Sécurité sociale, rappelle la fiche SFO-SNOF, et aucune n’ouvre droit à un arrêt de travail. L’acte n’a pas de base de remboursement, ce tarif sur lequel l’Assurance maladie calcule ce qu’elle rembourse. Il n’y a donc pas non plus de ticket modérateur, la part laissée au patient sur cette base. Tout se paie. Faute d’arrêt de travail, la convalescence se prend sur les congés.
Ce statut ne date pas d’hier. Dans la question écrite n° 5808 du 27 février 2018, un député décrivait la chirurgie réfractive comme considérée par la Sécurité sociale comme un acte de confort, donc « hors nomenclature », c’est-à-dire absente de la liste des actes remboursables. Il demandait des pistes pour réduire le reste à charge. La question a été retirée le 5 mars 2019, sans réponse du gouvernement.
Le tarif, lui, est libre. À titre d’exemple, la page tarifaire d’un centre ophtalmologique privé, non datée et consultée le 14 septembre 2026, affiche une fourchette de 1 000 à 1 500 € par œil. Ce prix inclut la consultation préopératoire avec un spécialiste, le matériel et le suivi après l’opération. Ce n’est ni un prix de référence ni une moyenne nationale.
Pour les deux yeux, les tarifs affichés par ce centre donnent de 2 000 à 3 000 € de reste à charge réel avant toute intervention de la mutuelle. Seule une éventuelle garantie de votre complémentaire santé peut réduire cette facture, et sa prise en charge dépend du contrat. La Sécurité sociale, elle, ne verse rien.
L’essentiel à retenir
- Le laser blended vision règle un œil pour le loin et l’autre pour le près ; c’est le cerveau qui doit accepter ce partage.
- Le test au réfracteur floute un œil puis l’autre : un candidat qui juge sa vision au moins 80 % aussi bonne est retenu, et l’œil dominant garde le loin. Ce seuil est celui de l’équipe de Dublin, pas une norme.
- Dans cette série d’un seul centre, présentée au congrès de l’ESCRS et non publiée dans une revue, le test a écarté de l’ordre de 2 % des candidats, et environ 97 opérés sur 100 se sont adaptés. Ce n’est pas une probabilité de succès individuelle.
- S’adapter n’est ni être satisfait ni éviter une retouche : une autre série compte une retouche chez un opéré sur cinq.
- L’opération est non remboursée par la Sécurité sociale et n’ouvre pas droit à un arrêt de travail ; un centre affiche 1 000 à 1 500 € par œil, à titre d’exemple.
- La décision se prend avec un ophtalmologiste, après le bilan et le délai de réflexion prévu par le consentement.
Questions fréquentes sur le laser de la presbytie en monovision
Le test de tolérance à la monovision touche-t-il l’œil ?
Non, il ne modifie rien. Il se fait au réfracteur, l’appareil à verres de l’examen de la vue : un œil puis l’autre est flouté pour simuler une myopie, et vous notez votre vision par rapport à votre meilleure vision de loin. C’est votre perception qui sert de critère, pas la lecture de lettres.
Que se passe-t-il si le test de flou n’est pas concluant ?
Dans le protocole présenté au congrès de l’ESCRS, un candidat qui juge sa vision moins de 80 % aussi bonne avec un œil flouté n’est pas retenu pour le laser blended vision. Cela concerne de l’ordre de 2 % des candidats de cette série d’un seul centre. Personne ne sait combien d’entre eux se seraient adaptés, puisqu’ils n’ont pas été opérés. La suite se discute avec l’ophtalmologiste.
Les 96,9 % d’adaptation valent-ils pour moi ?
Non. Ce taux a été observé chez des patients sélectionnés par le test, dans une série d’un seul centre présentée au congrès de l’ESCRS, non publiée dans une revue et sans groupe de comparaison. La définition de l’adaptation et la durée de suivi ne sont pas connues. S’adapter ne veut pas dire non plus être satisfait ni éviter une retouche.
Peut-on revenir en arrière après un laser de la presbytie ?
Le laser retire du tissu cornéen qui ne repousse pas, et la cornée reste amincie. Une retouche est parfois possible pour ajuster la correction, mais elle ne rend pas la cornée d’avant l’opération. C’est pourquoi la tolérance au flou se teste avant.
Combien de temps d’arrêt prévoir après l’opération ?
Après une PKR, les yeux sont douloureux environ 2 à 3 jours et la vision revient progressivement dès la première semaine. Après un LASIK ou un SMILE, la vision revient en quelques heures à quelques jours. Travail, sport et conduite peuvent être déconseillés pendant une période fixée avec le chirurgien. Aucun arrêt de travail n’est ouvert pour cette opération : ce temps se prend sur les congés.
La Sécurité sociale ou la mutuelle remboursent-elles un laser de la presbytie ?
L’opération est non remboursée par la Sécurité sociale pour des yeux non pathologiques : l’acte est hors nomenclature, sans base de remboursement. Seule une éventuelle garantie de la complémentaire santé peut réduire la facture, selon le contrat. À titre d’exemple, un centre privé affiche 1 000 à 1 500 € par œil, un tarif libre qui n’a rien d’un prix de référence.