Plus seuls au départ, puis une solitude qui progresse davantage que chez les non-fumeurs : c’est la trajectoire des fumeurs de 50 ans et plus dans deux grandes cohortes européennes. Les résultats les plus récents, tirés de l’enquête SHARE, ont été présentés début septembre 2026 au congrès de l’European Respiratory Society (ERS), à Barcelone, sous la forme d’un résumé de congrès. Sur deux ans, fumer y va de pair avec une hausse plus marquée du sentiment de solitude.
La cigarette partagée crée un contact sur l’instant. Les années racontent autre chose. Pour expliquer cet écart, les chercheurs avancent deux pistes encore non testées : des maladies liées au tabac qui limitent les sorties, et des lieux sans tabac qui rendent la sortie moins attrayante pour un fumeur. Le lien reste une association observée, pas un effet démontré. Et pour qui craint de perdre du lien en arrêtant, les données disponibles ne montrent pas que l’arrêt abîme les relations sociales.
Avant 2026 : douze ans de suivi de fumeurs anglais
Environ un participant sur sept fumait au départ de la cohorte anglaise ELSA, qui réunit 8 780 adultes de 50 ans et plus, âgés de 67 ans en moyenne. Keir Philip, déjà premier auteur, a publié avec son équipe l’analyse de leur parcours en janvier 2022 dans The Lancet Regional Health – Europe. Une cohorte suit un même groupe de personnes dans le temps sans rien leur imposer : elle observe, elle ne teste pas. Les participants ont été interrogés en 2004-2005, puis quatre, huit et douze ans plus tard.
Au premier entretien, les fumeurs se distinguaient sur presque tous les plans. Ils se disaient plus seuls, voyaient moins souvent leur famille et leurs amis, participaient moins aux activités associatives et culturelles. Ils vivaient aussi plus souvent seuls : leurs chances de vivre seul étaient 1,4 fois celles des non-fumeurs (odds ratio, ou rapport de cotes, de 1,40, avec un intervalle de confiance à 95 % allant de 1,21 à 1,62). Cet intervalle donne la fourchette dans laquelle se situe vraisemblablement la vraie valeur.
La solitude y est mesurée par l’échelle UCLA à trois questions : à quelle fréquence la personne sent qu’elle manque de compagnie, qu’elle est laissée de côté, qu’elle est isolée des autres. Les réponses s’additionnent en un score qui va de 3, jamais seul, à 9, souvent seul. Au départ, les fumeurs affichaient 0,111 point de plus que les non-fumeurs (intervalle de 0,025 à 0,196). Cela fait environ un dixième de point, sur une échelle qui en compte six entre ses deux extrémités. L’écart est faible pour une personne, mais mesurable sur des milliers de participants.
Dans le temps, fumer prédisait moins de contacts sociaux et un désengagement plus marqué, à quatre, huit et douze ans. Pour la solitude, le signal est plus fragile. À huit ans, l’écart atteint 0,105 point, tout juste significatif, c’est-à-dire peu compatible avec le seul hasard (intervalle de 0,003 à 0,207, p = 0,045). À quatre ans, il est de 0,059 point et n’est pas significatif. À douze ans, il est de 0,075 point, non significatif lui non plus (intervalle de −0,024 à 0,174, p = 0,136). À huit ans, la borne basse frôle zéro : l’existence de l’écart y est probable, sa taille exacte ne l’est pas.
Le calcul part du niveau de solitude mesuré au premier entretien et regarde ce qu’il devient ensuite. Les auteurs ont ajusté par étapes : âge, sexe, origine, études, emploi et patrimoine, puis diagnostics médicaux, dépression et mobilité réduite, enfin niveau de départ. Les associations ont résisté à chaque étape. Ce sens de lecture rend moins probable l’explication la plus simple, celle de personnes seules qui fumeraient davantage, sans l’exclure tout à fait : une maladie ou un deuil survenus entre deux entretiens peuvent agir sur les deux à la fois.
Solitude et tabac, un lien qui pourrait jouer dans les deux sens
Les gènes reçus à la conception sont répartis au hasard, comme lors d’une loterie naturelle. La randomisation mendélienne exploite ce tirage : certains variants génétiques s’associent à la solitude, d’autres à l’entrée dans le tabagisme, et comparer leurs porteurs revient à comparer des groupes que le mode de vie n’a pas constitués. La méthode contourne ainsi une partie des biais propres aux cohortes. Une partie seulement.
Une équipe de l’université de Bristol, autour de Wootton, Munafò et Treur, l’a appliquée à la solitude, au tabac et à l’alcool dans un travail publié en 2020 dans la revue Addiction. Les données génétiques portaient sur plus d’un demi-million de personnes pour la solitude (511 280) et sur près de 144 000 personnes pour l’arrêt du tabac (143 852).
Le résultat suggère des effets dans les deux sens, mais les auteurs qualifient eux-mêmes ces preuves de provisoires. Le signal le plus net va de l’entrée dans le tabagisme vers une solitude accrue. Dans l’autre sens, il est faible : la solitude pousserait à commencer à fumer, à fumer davantage, et freinerait l’arrêt.
Cette double direction ne contredit pas les cohortes. Elle éclaire une difficulté possible : une personne isolée peut vivre l’arrêt comme plus difficile, sans que la solitude soit une faute ni le tabac une solution.
Arrêter de fumer et relations sociales : le bilan de 2021
Chez les personnes qui arrêtent de fumer, les études disponibles ne montrent pas de dégradation des relations sociales. C’est le constat de la revue Cochrane consacrée à l’arrêt du tabac et à la santé mentale, parue en mars 2021 sous la direction de Gemma Taylor, de l’université de Bath. Une revue systématique de ce type rassemble les études disponibles sur une question et en tire un bilan commun, selon une méthode fixée à l’avance.
Celle-ci agrège 102 études observationnelles, soit plus de 169 500 participants, suivis pendant six semaines pour les plus courtes et six ans pour les plus longues. Sur la qualité des relations sociales, elle ne trouve pas d’effet négatif de l’arrêt. Elle évoque même une petite amélioration possible du bien-être social. Les mêmes travaux rapportent une baisse de l’anxiété, de la dépression et du stress après l’arrêt.
La solidité de ce bilan a une limite nette. Les personnes qui arrêtent ne sont pas tirées au sort : elles peuvent différer de celles qui continuent par d’autres traits que le tabac. Le niveau de certitude global de la revue va de très faible à modéré, et le détail propre au bien-être social n’est pas repris ici. Ces données rassurent sur l’absence de dommage. Elles ne promettent pas un gain.
Pas de dommage visible, pas de bénéfice garanti. Si vous fumez et redoutez de vous isoler en arrêtant, c’est la réponse la plus directe que fournissent les études disponibles : la crainte ne trouve pas d’appui dans ces données.
L’apport de SHARE : 51 532 participants de 50 ans et plus
Un peu plus de vingt participants sur cent fumaient au début du suivi : 22 % des 51 532 personnes retenues dans l’analyse. Elles sont issues de SHARE, une enquête répétée auprès d’adultes de 50 ans et plus, conduite dans 28 pays, dont Israël, qui revendique 175 000 répondants et 690 000 entretiens. L’analyse présentée en 2026 couvre 15 pays, européens et Israël.
Keir Philip, du National Heart and Lung Institute de l’Imperial College London, a présenté ces résultats au congrès de l’ERS, tenu à Barcelone du 5 au 9 septembre 2026. Il s’agit d’un résumé de congrès : un texte court, pas un article complet publié dans une revue après relecture par des pairs. Le communiqué de la société savante parle de plus de 50 000 participants ; le résumé en donne le décompte exact.
Les participants ont 67 ans en moyenne, 54 % sont des femmes, et près de la moitié vivent avec au moins deux maladies chroniques. La solitude est mesurée avec la même échelle à trois questions que dans ELSA. Le score moyen au départ est de 3,8, à moins d’un point du minimum de 3 : la plupart des participants se situent près du bas de l’échelle, loin de l’isolement.
Deux constats ressortent. Au départ, les fumeurs se disent plus seuls que les non-fumeurs, après ajustement sur l’âge, le sexe et des facteurs démographiques. Sur les deux années suivantes, fumer va de pair avec une hausse plus forte de la solitude, en tenant compte du niveau de départ. Le résultat varie peu d’une région européenne à l’autre et tient dans les analyses de sensibilité par âge et par sexe, qui refont le calcul sur des sous-groupes pour vérifier qu’il ne dépend pas d’un seul profil.
L’apport principal est géographique. ELSA laissait ouverte la possibilité d’une particularité anglaise. Retrouver la même association dans 15 pays, avec des règles antitabac et des modes de vie différents, rend une explication purement locale moins probable. Le paysage européen du tabac est détaillé dans l’article sur la dépendance au tabac dans les pays européens.
La contrepartie est double. Le suivi est court, deux ans contre douze dans ELSA. Et seule la solitude est rapportée : ni le nombre de contacts ni la participation sociale, mesurés dans la cohorte anglaise, ne figurent dans les documents publics. L’ampleur de l’écart entre fumeurs et non-fumeurs n’y figure pas non plus, et elle ne se déduit pas des chiffres anglais.
Ce résultat parle-t-il de vous ? Il décrit des adultes de 67 ans en moyenne, souvent déjà malades. Si vous avez plus de 50 ans et fumez, il décrit une tendance de groupe, pas votre avenir personnel. Rien ne permet de le transposer à un fumeur de 30 ans en bonne santé. Dans ELSA, l’association avec la solitude était d’ailleurs moins nette chez les femmes et après 65 ans, alors que l’analyse SHARE annonce un résultat stable par âge et par sexe. Les deux constats coexistent sans que les documents publics permettent de les départager.

| Travail | Population et durée | Ce qui est mesuré | Apport |
|---|---|---|---|
| Cohorte ELSA (Angleterre, publiée en 2022) | 8 780 adultes de 50 ans et plus, suivis 12 ans | Solitude, contacts sociaux, participation, vie seule | Suivi long, plusieurs dimensions du lien social |
| Analyse SHARE (résumé de congrès, 2026) | 51 532 adultes de 50 ans et plus, 15 pays, suivis 2 ans | Solitude seule | Même association dans plusieurs pays |
| Randomisation mendélienne (Addiction, 2020) | Données génétiques de plus de 500 000 personnes | Sens de la relation entre solitude et tabac | Preuves provisoires d’effets dans les deux sens |
| Revue Cochrane (2021) | 102 études observationnelles, plus de 169 500 participants | Santé mentale et bien-être social après l’arrêt | Pas d’effet négatif de l’arrêt sur les relations sociales |
Mobilité, interdictions, stigmate : des pistes encore non testées
Essoufflement, marche plus difficile, sorties plus rares : la première piste avancée par les chercheurs part des maladies. Les affections respiratoires et cardiovasculaires liées au tabac réduisent la mobilité. Moins mobile, on accède moins aux activités sociales ; moins d’activités, c’est moins de contacts ; et moins de contacts nourrissent le sentiment de solitude. Les bénéfices de l’arrêt sur ces maladies sont détaillés dans l’article consacré aux effets bénéfiques de l’arrêt du tabac sur la santé.
La seconde piste tient aux lieux. Les interdictions de fumer dans les espaces publics et les foyers sans tabac rendent la sortie moins attrayante pour un fumeur : il quitte le groupe pour fumer, ou reste chez lui. S’y ajoute la stigmatisation dont le tabagisme fait l’objet.
Aucun de ces maillons n’a été mesuré directement dans le résumé. Ce sont des hypothèses. Elles restent cohérentes avec l’échantillon, dont près de la moitié vit avec au moins deux maladies chroniques, et avec les constats d’ELSA sur des contacts moins fréquents et une participation moindre. Elles ne font pas de la solitude une faute du fumeur : elles décrivent des obstacles, pas des choix.
La cigarette partagée à la pause décrit un moment. Les cohortes décrivent des années. Sur douze ans dans ELSA, les fumeurs gardent moins de contacts et participent moins ; leur solitude progresse davantage, mais de façon significative à huit ans seulement.
Taille de l’effet, ex-fumeurs, sens de la relation : les zones d’ombre
Le communiqué de l’ERS va plus loin que le schéma de l’étude. Keir Philip y conclut : « Fumer n’est pas une activité sociale ; nos recherches montrent que cela accroît l’isolement social et la solitude. » Autrement dit, le chercheur tire une conclusion de cause. Or une étude observationnelle ne tire personne au sort : fumeurs et non-fumeurs y diffèrent aussi par la santé, les revenus, le veuvage ou le logement.
Les ajustements réduisent ces écarts sans les supprimer, car seul un facteur mesuré peut être neutralisé. Les auteurs d’ELSA l’écrivaient déjà : la causalité ne peut pas être présumée, et la transposition aux plus jeunes comme à d’autres pays reste incertaine. Ils jugeaient pourtant que l’idée d’un tabac favorable à la vie sociale paraît fausse. La formulation juste est donc celle-ci : le tabac va de pair avec une solitude croissante.
Trois inconnues demeurent. Un résumé de congrès est court, relu de façon sommaire, et ses chiffres peuvent changer à la publication complète. Le communiqué ne précise pas l’ampleur de l’écart dans SHARE ni sa marge d’incertitude, et aucun autre document public consulté ne la donne. Enfin, ni ELSA, qui range les ex-fumeurs avec les non-fumeurs sans mesurer la quantité fumée, ni les documents SHARE ne suivent à part les personnes qui ont arrêté.
Si vous avez déjà arrêté, ces travaux ne disent donc pas si la solitude recule ensuite. Personne ne l’a mesuré ici.
Les analyses qui trancheraient la question
Trois éléments permettraient d’aller plus loin. D’abord, la publication complète de l’analyse SHARE, avec la taille de l’écart et sa marge d’incertitude : c’est elle qui chiffrera, en points de l’échelle, la hausse de solitude observée sur deux ans.
Ensuite, la comparaison, dans ces mêmes cohortes, des trajectoires de solitude entre les personnes qui arrêtent et celles qui continuent. La revue Cochrane montre l’absence de dommage social après l’arrêt ; elle ne dit pas si la solitude diminue. Seul un suivi distinct des ex-fumeurs répondrait à cette question.
Enfin, des vagues supplémentaires de SHARE, enquête répétée par construction, allongeraient le suivi au-delà de deux ans. Aucun calendrier de publication n’est annoncé dans les documents consultés. D’ici là, le résultat reste provisoire.
Pour un fumeur qui hésite à arrêter : les relais disponibles
Près de vingt adultes sur cent fument chaque jour en France hexagonale : 18 % des 18-75 ans en 2024, contre 25 % en 2021, selon le Baromètre de Santé publique France publié en novembre 2025. En comptant les fumeurs occasionnels, un adulte sur quatre fume. Plus d’un fumeur quotidien sur deux (55,0 %) déclare avoir envie d’arrêter, mais moins d’un sur cinq (17,3 %) a tenu une tentative d’au moins une semaine dans les douze derniers mois. La peur de perdre des moments partagés est l’un des freins possibles. Les données sur l’arrêt n’indiquent pas qu’elle se réalise.
Si vous envisagez d’arrêter, des relais existent pour ne pas le faire seul. Tabac info service, porté par Santé publique France et le ministère chargé de la santé, propose le 39 89 pour joindre un professionnel de l’arrêt, un annuaire de tabacologues et une application. Les substituts nicotiniques prescrits sont remboursés. Des Cox, de l’University College Dublin, membre du conseil de plaidoyer de l’ERS et non impliqué dans l’étude, rappelle que le tabac est un facteur de risque de solitude pour lequel des traitements efficaces existent. Si la solitude peut freiner l’arrêt, un accompagnement humain répond aussi à ce frein.
À savoir. Votre méthode d’arrêt, avec ou sans substituts, se choisit avec votre médecin traitant ou un tabacologue, en particulier si vous avez une maladie chronique ou un traitement en cours. Un traitement ne se modifie pas seul.
L’essentiel à retenir
- Chez les adultes de 50 ans et plus, le tabac va de pair avec plus de solitude au départ. La solitude progresse davantage sur deux ans dans SHARE ; dans ELSA, suivie douze ans, cette hausse n’est significative qu’à huit ans, alors que moins de contacts et une participation moindre ressortent à quatre, huit et douze ans.
- Il s’agit d’associations observées : la causalité n’est pas démontrée, même si la génétique suggère un lien dans les deux sens.
- SHARE retrouve le résultat dans 15 pays, mais sous forme de résumé de congrès, sans taille d’effet publique.
- La revue Cochrane de 2021 ne montre pas de dégradation des relations sociales après l’arrêt, avec un niveau de certitude très faible à modéré.
- Personne n’a encore mesuré si la solitude recule chez les ex-fumeurs.
Questions fréquentes sur le tabac et la solitude
La cigarette aide-t-elle à garder une vie sociale ?
Elle peut créer un contact ponctuel, à la pause par exemple. Mais dans la durée, les cohortes ELSA et SHARE décrivent chez les fumeurs de 50 ans et plus une solitude plus marquée, qui progresse davantage sur deux ans dans SHARE et à huit ans dans ELSA. Les auteurs d’ELSA jugent que l’idée d’un tabac favorable à la vie sociale paraît fausse.
Arrêter de fumer risque-t-il d’isoler ?
Les données disponibles ne le montrent pas. La revue Cochrane de mars 2021, qui agrège 102 études observationnelles, ne trouve pas d’effet négatif de l’arrêt sur la qualité des relations sociales et évoque une petite amélioration possible du bien-être social. Son niveau de certitude va de très faible à modéré : elle rassure sur l’absence de dommage sans promettre de gain.
Le lien entre tabac et solitude est-il prouvé ?
Il est observé, pas démontré. ELSA et SHARE sont des études observationnelles : fumeurs et non-fumeurs y diffèrent aussi par la santé, les revenus ou le logement, et les ajustements ne neutralisent que les facteurs mesurés. La formulation juste est que le tabac va de pair avec une solitude croissante.
Qui a été étudié dans ces travaux ?
Des adultes de 50 ans et plus : 67 ans en moyenne dans SHARE comme dans ELSA, et près de la moitié avec au moins deux maladies chroniques dans SHARE. Ces résultats ne se transposent pas aux fumeurs plus jeunes. Dans ELSA, l’association avec la solitude était moins nette chez les femmes et après 65 ans.
La solitude recule-t-elle après l’arrêt du tabac ?
On ne le sait pas. Aucune des deux cohortes ne suit à part les ex-fumeurs, et ELSA les range avec les non-fumeurs. La revue Cochrane montre l’absence de dégradation des relations sociales après l’arrêt, ce qui ne revient pas à mesurer une baisse de la solitude.
Où trouver de l’aide pour arrêter de fumer ?
Tabac info service, porté par Santé publique France et le ministère chargé de la santé, propose le 39 89 pour joindre un professionnel de l’arrêt, un annuaire de tabacologues et une application. Le médecin traitant ou un tabacologue peut aussi accompagner la démarche.