Six fumeurs sur cent ne fument plus six mois après avoir commencé un traitement par substituts nicotiniques ; huit à dix sur cent y parviennent avec une cigarette électronique nicotinée. L’écart tient en trois ou quatre personnes sur cent. La différence de traitement, elle, est beaucoup plus nette : au 2 septembre 2026, les substituts inscrits sur la liste des produits remboursables sont pris en charge à 65 % par l’Assurance maladie, le vapotage reste intégralement à votre charge.

Ces taux d’arrêt viennent de la revue systématique vivante de Cochrane consacrée à la cigarette électronique, dans sa version du 26 août 2026. Deux autres documents cadrent la question : une Special Communication publiée par le JAMA le 30 juillet 2026, qui invite les cliniciens américains à intégrer la cigarette électronique à la discussion du sevrage, et un consensus d’experts francophones commandé par la Société francophone de tabacologie, publié le 23 octobre 2025. Aucun des trois ne désigne un vainqueur. Tous décrivent deux aides qui échouent le plus souvent, dont l’une est un médicament remboursé et l’autre un produit de consommation.

Trois critères départagent réellement les deux aides

Le premier critère est ce que les essais mesurent : la proportion de fumeurs qui ne fument toujours pas six mois plus tard. Sur cent fumeurs, six y arrivent avec des substituts nicotiniques, huit à dix avec une cigarette électronique nicotinée, cinq sans aucune aide. L’échec reste le résultat le plus fréquent dans les trois situations, mais c’est sans aucune aide qu’il l’est le plus. Le débat porte sur quelques points de pourcentage, pas sur une méthode qui marcherait face à une autre qui ne marcherait pas.

Le deuxième critère n’a rien de scientifique, et il décide pourtant davantage. Un substitut nicotinique inscrit sur la liste des produits remboursables est un médicament : il s’obtient sur ordonnance, sa composition est contrôlée, son prix est encadré, une partie en est remboursée. Une cigarette électronique s’achète sans passer par le système de soins et n’offre aucune de ces garanties. Ce n’est pas la même nature de produit.

Le troisième critère est ce qui reste incertain : la sécurité au-delà de la durée des essais, et l’effet des appareils vendus aujourd’hui, qui ne sont pas ceux testés dans la plupart des études disponibles.

Un ordre de grandeur français, pour situer la question. En 2023, 23,1 % des 18-75 ans fumaient quotidiennement, contre 25,3 % en 2021 : environ un adulte sur quatre. La même enquête de l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives, publiée le 25 mai 2025, compte 8,3 % de vapoteurs actuels et 6,1 % de vapoteurs quotidiens, soit à peu près un adulte sur seize. Le vapotage n’est pas un phénomène marginal, mais il concerne quatre fois moins de personnes que la cigarette.

Les substituts nicotiniques, prescrits par six professions et pris en charge à 65 %

Au 2 septembre 2026, les substituts nicotiniques inscrits sur la liste des produits remboursables sont pris en charge à 65 % par l’Assurance maladie, sans plafond annuel et sans avance de frais en pharmacie. Ces trois éléments figurent sur l’espace professionnels de Tabac info service, édité par Santé publique France. L’état à jour de la prise en charge se vérifie sur ameli.fr.

65 % n’est pas 100 %. Les 35 % qui restent portent un nom : le ticket modérateur, c’est-à-dire la part de la dépense qui reste due après l’intervention de l’Assurance maladie. Un peu plus d’un tiers du prix reste donc à payer à chaque achat. Votre contrat de complémentaire santé peut le couvrir, selon ses garanties : c’est le contrat qui le dit, pas le taux de remboursement. C’est l’une des dépenses où ce que couvre une complémentaire santé change le montant réellement supporté.

Aucun montant en euros n’est avancé ici, ni pour les substituts ni pour le matériel et les liquides de vapotage, faute d’avoir pu relever ces prix à leur source officielle. Les deux options sont donc mises en regard sur leur taux de prise en charge, pas sur des euros.

Six catégories de professionnels peuvent prescrire ces produits. Aux médecins se sont ajoutés, depuis le 1ᵉʳ janvier 2016, cinq autres prescripteurs : les médecins du travail, les chirurgiens-dentistes, les sages-femmes, les infirmiers et les masseurs-kinésithérapeutes. La conséquence pour vous est concrète : depuis cette date, l’ordonnance qui ouvre la prise en charge n’impose plus un rendez-vous chez un médecin, puisqu’un infirmier ou une sage-femme peut la rédiger.

Le vapotage n’ouvre aucun de ces droits.

La cigarette électronique nicotinée, plus d’arrêts dans les essais mais hors du circuit du soin

Une revue systématique vivante rassemble tous les essais publiés sur une question donnée et remet ses conclusions à jour dès qu’un résultat nouveau paraît, au lieu d’attendre une réédition tous les quelques années. Celle de Cochrane consacrée à la cigarette électronique dans le sevrage tabagique a été actualisée le 26 août 2026. Sa conclusion est que les cigarettes électroniques nicotinées permettent à davantage de fumeurs d’arrêter que les substituts nicotiniques, avec un niveau de preuve qualifié d’élevé : de nouveaux essais auraient peu de chances de renverser ce résultat.

Chiffré, cet avantage vaut un risque relatif de 1,59 : le taux d’arrêt du groupe qui vapote, rapporté à celui du groupe sous substituts. Cette estimation s’accompagne d’un intervalle de confiance à 95 % allant de 1,30 à 1,93. Traduit en personnes : environ quatre arrêts de plus pour cent fumeurs, une fois rapporté aux six arrêts pour cent qu’obtiennent les substituts.

Ce résultat ne change rien au statut du produit en France. La prise en charge vise les substituts nicotiniques inscrits sur la liste des produits remboursables, et la cigarette électronique n’y figure pas, faute d’être enregistrée comme médicament. Le circuit de vente, lui, ne fait l’objet d’aucune position tranchée du côté francophone : l’idée de réserver la cigarette électronique aux pharmacies fait partie des énoncés soumis aux experts qui n’ont pas atteint l’accord. Matériel, liquides et nicotine sont donc payés en totalité par le fumeur, quel que soit son niveau de dépendance. C’est la principale différence pratique entre la cigarette électronique dans le sevrage tabagique et une aide médicamenteuse.

Le texte du JAMA, lui, ouvre une porte étroite. Sa recommandation générale est d’« intégrer les cigarettes électroniques aux conversations sur les risques et les bénéfices de tous les traitements pharmacologiques fondés sur les preuves pour l’arrêt du tabac ». Traduit : le texte demande qu’on en parle, pas qu’on en prescrive, et il place la cigarette électronique à côté des médicaments autorisés, pas au-dessus.

Du côté francophone, le consensus commandé par la Société francophone de tabacologie et publié le 23 octobre 2025 conclut lui aussi à l’efficacité de la cigarette électronique, sur le critère d’une abstinence d’au moins six mois, et lui reconnaît, sous conditions, une place dans la prise en charge des fumeurs. Le niveau de preuve n’est pas le même que celui de Cochrane : il s’agit d’un avis d’experts, pas d’une synthèse d’essais. Il a réuni 87 réponses sur 163 membres sollicités, soit 53 %, dont 92 % exerçant en France ; 26 des 33 énoncés soumis, soit 79 %, ont atteint le seuil de consensus.

Trois à quatre arrêts de plus pour cent fumeurs : lire l’écart sans le gonfler

Le calcul part des taux d’arrêt observés dans chaque groupe et rapporte l’un à l’autre. Un risque relatif de 1,59 signifie que le groupe qui vapote compte 59 % d’arrêts de plus que le groupe sous substituts. Il ne signifie à aucun moment que 59 % des fumeurs arrêtent. Ramené à des fumeurs réels, le résultat est plus parlant : on passe d’environ six arrêts pour cent personnes à neuf ou dix. Trois à quatre personnes sur cent, pas cinquante-neuf.

L’intervalle de confiance à 95 % encadre cette estimation : de 1,30 à 1,93. Les données restent compatibles avec un gain sensiblement plus petit comme avec un gain sensiblement plus grand. Elles ne le sont pas avec une absence totale d’effet.

Cet écart n’est pas une nouveauté et il bouge peu. La version précédente de la même revue, publiée le 10 novembre 2025, retenait un risque relatif de 1,55 (intervalle de confiance de 1,28 à 1,88) sur 9 essais et 2 703 participants, soit environ 3 arrêts de plus pour 100 personnes, dans une fourchette de 2 à 5, et 9 arrêts pour 100 contre 6. D’une mise à jour à l’autre, le gain absolu est passé d’environ trois à environ quatre personnes sur cent. Ce n’est pas une valeur figée.

Comparée cette fois à un simple soutien comportemental ou à l’absence d’aide, la cigarette électronique nicotinée obtenait dans cette version de novembre 2025 un risque relatif de 1,78 (1,42 à 2,25), sur 11 essais et 6 819 participants : environ 7 arrêts pour 100 personnes contre 4. Le niveau de preuve y est faible, et non élevé. Cette seconde comparaison est donc beaucoup moins solide que la première, ce qui est logique : comparer deux traitements actifs se fait dans des essais plus homogènes que comparer un traitement à rien.

Substituts nicotiniques et cigarette électronique nicotinée, mis en regard sur cinq critères
Critère Substituts nicotiniques Cigarette électronique nicotinée
Arrêt maintenu au moins six mois 6 personnes sur 100 8 à 10 personnes sur 100
Comparaison directe (Cochrane, 26 août 2026) Groupe de référence Risque relatif 1,59 (1,30 à 1,93), niveau de preuve élevé
Prise en charge au 2 septembre 2026 65 %, sans plafond annuel ni avance de frais en pharmacie Aucune
Statut du produit Médicament inscrit sur la liste des produits remboursables, prescriptible par six professions Produit de consommation, non enregistré comme médicament
Conditions d’usage retenues par le consensus francophone du 23 octobre 2025 Association avec la cigarette électronique admise Usage temporaire, sortie visée une fois l’arrêt consolidé ; double usage seulement transitoire

vape

Sécurité à long terme et sortie de la nicotine, les deux zones d’incertitude

« Niveau de preuve élevé » ne couvre pas tout. Chez Cochrane, cette mention qualifie la comparaison d’efficacité entre deux aides, pas l’innocuité du produit. La sécurité fait l’objet d’une évaluation distincte, appuyée sur des essais plus courts et moins nombreux, et n’y dépasse pas un niveau modéré. Transposer la solidité du premier résultat au second est une facilité de lecture, pas une conclusion des auteurs.

Sur les effets indésirables, la revue ne trouve pas de différence entre les deux aides : un risque relatif de 1,00, dans un intervalle de confiance de 0,73 à 1,37, avec un niveau de preuve modéré, dans la version de novembre 2025. Les manifestations les plus souvent rapportées sont l’irritation de la gorge et de la bouche, les maux de tête, la toux et les nausées, et elles s’atténuent à mesure que l’usage se poursuit. Les effets graves sont rares dans tous les groupes comparés.

Les auteurs indiquent n’avoir pas détecté de preuve d’effet grave lié aux cigarettes électroniques nicotinées, et ajoutent dans la même conclusion que des essais plus longs et plus larges restent nécessaires pour évaluer la sécurité. Les deux moitiés de la phrase comptent autant l’une que l’autre. Ne rien trouver sur des essais de quelques mois ne dit rien de vingt ans d’usage. C’est la limite de fond de l’argument qui présente la cigarette électronique comme un moindre mal, et un comparatif entre cigarette classique et cigarette électronique ne la lève pas.

La seconde zone d’ombre est d’une autre nature : elle porte sur ce que les essais comptent comme un succès. Ce succès, c’est l’arrêt de la cigarette, pas l’arrêt de la nicotine. Un fumeur devenu vapoteur quotidien entre dans les 8 à 10 arrêts pour 100 personnes. Le chiffre mesure une substitution, et c’est précisément pourquoi le consensus francophone pose un usage temporaire, avec pour objectif d’en sortir une fois l’arrêt du tabac consolidé.

Reste une inconnue technique. Cochrane signale qu’il manque des données sur les appareils de génération récente, dont la délivrance de nicotine est meilleure que celle des modèles anciens, et relie cette délivrance à un possible gain d’efficacité. L’hypothèse se tient : un dispositif qui fait monter la nicotine plus vite et plus haut qu’un patch reproduit mieux ce que le fumeur cherche. Elle n’est présentée que comme telle, faute d’essais refaits sur ces générations d’appareils.

Une recommandation américaine ne fait pas une règle française

Le texte publié par le JAMA le 30 juillet 2026 émane du groupe de travail sur la réduction des risques de la Society for Research on Nicotine and Tobacco. Il recommande aux cliniciens américains d’intégrer la cigarette électronique nicotinée à la discussion des traitements du sevrage tabagique, aux côtés des médicaments autorisés par la Food and Drug Administration, l’agence américaine du médicament. C’est la première recommandation clinique américaine à le faire.

L’ouverture s’accompagne de conditions opérationnelles, énumérées dans le dossier de présentation de la publication : choisir des produits autorisés par la FDA, viser un passage complet et rapide de la cigarette au vapotage, associer un accompagnement comportemental, puis revoir le patient pour ajuster.

Ces conditions supposent un cadre qui n’existe pas de la même façon ici. Aux États-Unis, un produit de vapotage peut recevoir une autorisation de l’agence, et le clinicien sait donc vers quoi il oriente. En France, le même objet n’est pas enregistré comme médicament et ne figure pas parmi les produits pris en charge. La conclusion scientifique voyage sans difficulté d’un pays à l’autre ; le cadre réglementaire, non.

Côté français, le document le plus avancé reste un avis d’experts. La Société francophone de tabacologie participe, avec d’autres instances, à la rédaction de recommandations destinées à la Haute Autorité de santé, mais son consensus d’octobre 2025 n’a pas par lui-même valeur de recommandation officielle. L’énoncé qui a recueilli l’accord des experts est formulé ainsi : « La cigarette électronique a sa place et son utilité dans l’arrêt du tabac, à condition d’être utilisée dans de bonnes conditions. » Tout tient dans les quatre derniers mots : la position est conditionnelle, et ces conditions sont celles rappelées plus haut.

Qui tranche, et sur quels éléments

Aucun de ces documents ne désigne l’aide qu’il vous faut. Le choix se joue sur des éléments individuels que les moyennes d’essais ignorent : le niveau de dépendance, les tentatives précédentes et ce qui les a fait échouer, les maladies associées, les traitements en cours, la préférence pour un geste ou pour un patch qu’on oublie sur l’épaule.

Les interlocuteurs ne manquent pas. Six professions peuvent prescrire des substituts nicotiniques : médecins, médecins du travail, chirurgiens-dentistes, sages-femmes, infirmiers et masseurs-kinésithérapeutes. Un pharmacien et un tabacologue sont deux autres portes d’entrée pour poser la question du vapotage, qui ne relève d’aucune ordonnance.

Les deux aides ne s’excluent pas : le consensus francophone admet l’usage conjoint de la cigarette électronique et des substituts nicotiniques. Il pose en revanche deux limites nettes. L’usage de la cigarette électronique doit rester temporaire, avec pour objectif d’en sortir une fois l’arrêt consolidé. Et l’usage simultané de cigarettes et de vapotage ne doit être qu’une phase de transition.

Cette dernière limite est la plus souvent perdue de vue, et la plus coûteuse. Continuer à fumer, même peu, en vapotant à côté n’apporte pas le bénéfice attendu : celui-ci suppose l’arrêt complet de la cigarette, ce que le texte américain traduit par un passage rapide et entier. La cible reste l’arrêt complet du tabac.

L’essentiel à retenir

  • Six fumeurs sur cent ne fument plus six mois après avoir commencé des substituts nicotiniques, huit à dix sur cent avec une cigarette électronique nicotinée, cinq sur cent sans aucune aide : l’écart se compte en trois ou quatre personnes sur cent, et c’est sans aucune aide que l’arrêt réussit le moins souvent. Six professions peuvent prescrire un substitut, un tabacologue arbitre.
  • Les substituts inscrits sur la liste des produits remboursables sont pris en charge à 65 % au 2 septembre 2026, sans plafond ni avance de frais ; les 35 % restants forment le ticket modérateur, que votre complémentaire peut couvrir selon son contrat. Le vapotage n’est pas pris en charge.
  • Rien n’autorise à présenter la cigarette électronique comme sans danger : l’absence de signal d’effet grave sur des essais courts n’est pas une preuve d’innocuité à long terme.
  • Le bénéfice décrit suppose l’arrêt complet de la cigarette ; le double usage n’est admis que comme une transition.

FAQ — vapotage et substituts nicotiniques

Le vapotage est-il remboursé par l’Assurance maladie ?

Non. La prise en charge porte sur les substituts nicotiniques inscrits sur la liste des produits remboursables, et la cigarette électronique n’y figure pas, faute d’être enregistrée comme médicament. Le consensus d’experts francophones publié le 23 octobre 2025 n’a d’ailleurs pas trouvé d’accord sur l’idée de la réserver aux pharmacies. Matériel, liquides et nicotine restent donc payés en totalité.

Que reste-t-il à ma charge avec des substituts remboursés à 65 % ?

Les 35 % restants, appelés ticket modérateur : un peu plus d’un tiers de la dépense. Il n’y a ni plafond annuel ni avance de frais en pharmacie, selon l’espace professionnels de Tabac info service consulté le 2 septembre 2026. Votre complémentaire santé peut prendre en charge tout ou partie de ce reste, selon les garanties de votre contrat. Le montant précis dépend du produit choisi et se vérifie sur ameli.fr.

La cigarette électronique est-elle plus efficace que les patchs ?

Sur la moyenne des essais rassemblés par Cochrane au 26 août 2026, oui, avec un niveau de preuve élevé : environ 8 à 10 arrêts pour 100 personnes à six mois, contre 6 pour 100 avec des substituts nicotiniques. L’écart est de trois à quatre personnes sur cent. Une moyenne d’essais ne dit pas ce qui fonctionnera dans votre cas : c’est un médecin, un pharmacien ou un tabacologue qui apprécie votre situation.

« 59 % de plus », cela veut-il dire que 59 % des fumeurs arrêtent ?

Non, et c’est l’erreur de lecture la plus fréquente sur ce sujet. Un risque relatif de 1,59 compare deux groupes entre eux : il fait passer d’environ 6 arrêts pour 100 personnes à environ 9 ou 10. Le gain se compte en trois ou quatre personnes sur cent, pas en cinquante-neuf. Dans les deux groupes, la majorité des fumeurs continue de fumer.

Peut-on fumer et vapoter en même temps ?

Le consensus francophone n’admet cette situation que comme une phase de transition. Le bénéfice attendu suppose l’arrêt complet de la cigarette : continuer à fumer, même peu, en vapotant à côté ne l’apporte pas. Le texte du JAMA du 30 juillet 2026 va dans le même sens en recommandant aux cliniciens de viser un passage complet et rapide. Si un double usage s’installe, le sujet se discute avec le professionnel qui vous suit.

La cigarette électronique est-elle sans danger ?

Rien ne permet de l’écrire. Cochrane ne relève pas plus d’effets indésirables qu’avec des substituts nicotiniques, et n’a pas détecté de preuve d’effet grave, mais les auteurs indiquent que des essais plus longs et plus larges restent nécessaires pour évaluer la sécurité. Une absence de signal sur quelques mois n’établit pas l’innocuité sur des années. Ces données concernent des fumeurs qui cherchent à arrêter : elles ne disent rien d’un usage par une personne qui n’a jamais fumé, et la nicotine reste une substance qui entretient la dépendance.