Les messages ont cessé, et rien n’est revenu à sa place. Six mois plus tard, l’anxiété est encore là, parfois accompagnée de comportements que personne n’attendait de cet adolescent-là. La question utile n’est plus de savoir ce qui s’est passé, mais par quoi cela continue de passer.

Un suivi de 501 adolescents de 15 à 18 ans, publié dans le Journal of Affective Disorders, désigne deux relais : le sentiment de solitude et la difficulté à réguler ses émotions. Il n’en retrouve pas un troisième, pourtant le plus attendu des adultes — la baisse d’estime de soi. En France, 18 jeunes de 6 à 18 ans sur cent déclaraient avoir subi du cyberharcèlement dans une enquête de mai 2025, soit cinq à six élèves dans une classe de trente. Reste à savoir jusqu’où porte un résultat obtenu dans deux lycées chinois, et ce que vous pouvez en retenir si vous êtes parent ou adulte de l’établissement.

Après les messages, la question n’est plus « qui » mais « par où »

Un médiateur, en statistique, n’est pas une cause. C’est l’état intermédiaire par lequel un événement continue de produire ses effets une fois qu’il est passé. Le cyberharcèlement, lui, appartient au passé de l’adolescent ; l’état qu’il a laissé, non. C’est sur cet état qu’un entourage peut encore quelque chose, et c’est ce qui rend son repérage plus utile que la répétition du constat.

Le travail paru dans le Journal of Affective Disorders a suivi 501 adolescents scolarisés dans deux établissements secondaires chinois, âgés de 15 à 18 ans, dont 53,3 % de filles — cinquante-trois filles sur cent participants. Deux séries de questionnaires ont été remplies à six mois d’intervalle, puis analysées par modélisation en équations structurelles — une méthode qui teste si un ensemble de liens supposés entre plusieurs variables reproduit correctement les données observées —, avec ajustement sur le sexe et l’âge. L’article porte le numéro 122151 du volume 412 : mis en ligne le 29 juin 2026, il paraît dans le numéro daté de novembre 2026. L’écho qu’il a connu en août 2026 correspond au communiqué de l’University of Edinburgh, pas à la publication.

Le résultat de base tient en une ligne. Les adolescents qui déclaraient à la première vague avoir été victimes de cyberharcèlement présentaient six mois plus tard davantage de problèmes émotionnels et davantage de problèmes de conduite. Les deux, pas l’un ou l’autre.

La formulation retenue par les auteurs déplace explicitement la cible. Dans le communiqué de l’université diffusé le 20 août 2026, Yixuan Li, doctorante à la School of Health in Social Science, résume ainsi le propos : « La victimation par cyberharcèlement peut avoir des conséquences sérieuses sur la santé mentale des jeunes, mais nos résultats suggèrent que ce qui se passe ensuite compte aussi. » Traduit : l’épisode n’explique pas seul la suite, et ce n’est pas sur lui qu’il reste possible d’agir. L’événement est terminé ; l’état, non.

Estime de soi : le levier attendu que l’étude ne retrouve pas

Le réflexe le plus répandu, chez les parents comme dans les établissements, vise la confiance en soi. On le comprend : c’est la première chose que les victimes disent avoir perdue. Dans le modèle testé ici, pourtant, l’estime de soi mesurée à la seconde vague ne porte le lien vers aucune des deux issues, ni les problèmes émotionnels, ni les problèmes de conduite.

Cette phrase mérite d’être lue pour ce qu’elle dit exactement. Elle n’affirme pas que l’estime de soi des victimes serait intacte : elle a très bien pu baisser, et l’étude ne prétend pas le contraire. Elle ne place pas non plus l’estime de soi en troisième position derrière les deux autres relais, comme si le modèle avait établi un classement. Ce que le modèle rapporte est une absence : le chemin statistique passant par l’estime de soi n’a pas été détecté. Une absence de médiation n’est pas un classement.

La conséquence est moins théorique qu’elle n’en a l’air. Mesurer le rétablissement d’un adolescent à la remontée de sa confiance en soi revient à suivre un indicateur qui accompagne le tableau sans commander la suite — d’après ce seul travail, et dans cet échantillon. Rien dans ces données n’autorise à dire qu’un accompagnement travaillant l’estime de soi serait inutile ou dépassé : aucune prise en charge n’a été évaluée, et une absence d’effet détecté dans un modèle statistique ne constitue pas un échec thérapeutique. La question posée n’était pas « qu’est-ce qui aide ? », mais « par où passe ce qui reste ».

Solitude et régulation émotionnelle : le chemin qui reste ouvert

Deux états mesurés à la seconde vague portent, eux, le lien vers les deux issues à la fois : le sentiment de solitude et la dysrégulation émotionnelle, c’est-à-dire la difficulté à faire redescendre une émotion et à en tenir le cours.

Le mécanisme de l’isolement se comprend sans statistiques. Les messages n’arrivent pas de l’extérieur : ils atteignent l’adolescent dans l’espace même où il entretient ses amitiés, la conversation du groupe de classe, le fil où il suit les autres. Se retirer de cet espace soulage tout de suite. Le même geste supprime les occasions d’entendre autre chose — un démenti, une plaisanterie qui remet l’épisode à sa taille, un ami qui prend parti. Soulagement et privation viennent ensemble, et c’est ce qui explique qu’un effet se prolonge alors que les messages, eux, ont cessé.

Ce que déclarent les victimes en France va dans le même sens. Dans l’enquête menée par Audirep pour la Caisse d’Épargne et l’association e-Enfance-3018, auprès de 1 602 binômes parent-enfant interrogés en mai 2025 et diffusée le 30 octobre 2025, les conséquences le plus souvent citées sont la perte de confiance en soi (50 %), les insomnies et les angoisses (42 %) et la perte de confiance dans les adultes (39 %). Sur cent victimes, cinquante déclarent donc avoir perdu confiance en elles, quarante-deux mal dormir ou vivre dans l’angoisse, et trente-neuf ne plus se fier aux adultes qui les entourent — ces mêmes adultes qui constituent le recours attendu. Le sommeil perturbé, lui, n’a rien de spécifique : il se dégrade pour bien d’autres raisons à cet âge, à commencer par le sommeil des adolescents à l’approche de la rentrée.

La conclusion des auteurs vise des interventions dites multi-composantes : agir à la fois sur l’isolement social et sur les compétences de régulation émotionnelle, en y ajoutant des approches propres à chaque type de trouble. Matériellement, la partie « isolement » se traduit par deux choses observables — au moins un lien maintenu hors ligne, au moins un adulte joignable. Ni l’un ni l’autre ne demande de compétence clinique, et surtout, l’un comme l’autre se constatent : voit-il encore quelqu’un ailleurs que derrière un écran, sait-il à qui s’adresser. Ce sont deux questions auxquelles vous pouvez répondre par oui ou par non. La confiance en soi, elle, ne s’observe qu’indirectement. Il s’agit là d’une lecture de la conclusion publiée, pas d’un protocole validé : l’étude n’a testé aucune prise en charge. Le lien se constate ; la confiance se devine.

Les deux leviers mis en regard

Les trois états ont été mesurés au même moment, avec les mêmes questionnaires, dans le même modèle. Ce qui les sépare n’est donc pas la qualité de la mesure, mais ce que le modèle a détecté pour chacun.

Estime de soi, isolement et régulation émotionnelle : ce que le modèle établit pour chacun
CritèreEstime de soiSolitude et dysrégulation émotionnelle
Statut dans le modèleAucune médiation détectée, pour aucune des deux issuesMédiation significative, pour les deux issues
Moment de la mesureSeconde vague, six mois après la premièreSeconde vague, six mois après la première
Issues concernéesAucuneProblèmes émotionnels et problèmes de conduite, avec une répartition selon les sous-dimensions
Ce que le résultat autoriseConstater que ce chemin n’a pas porté le lien dans cet échantillonSituer là où l’effet se prolonge, et où une aide peut s’insérer
Ce qu’il n’autorise pasConclure qu’un travail sur la confiance en soi serait sans effetAffirmer un ordre causal, faute d’antériorité mesurée sur les troubles

Le tableau ne classe pas des solutions. Il indique où un suivi de six mois a trouvé quelque chose, et où il n’a rien trouvé.

Portrait d'une adolescente qui regarde son smartphone triste anxieuse seule Cyberbullying Une fille est harcelée menacée en ligne

Anxiété d’un côté, transgressions de l’autre : deux facettes, deux issues

La dysrégulation émotionnelle n’est pas un bloc. Le travail en distingue plusieurs facettes, et deux d’entre elles ne mènent pas au même endroit. Ne pas disposer de stratégie pour faire redescendre une émotion porte surtout le lien vers les problèmes émotionnels. Ne pas parvenir à freiner l’action pendant que l’émotion est là — le contrôle des impulsions — le porte vers les problèmes de conduite. Le nom exact de l’échelle employée et le libellé technique de ses sous-dimensions ne figurent pas dans les éléments accessibles publiquement ; les formulations reprises ici décrivent ce qu’elles mesurent.

Cette bifurcation éclaire une chose que les adultes constatent sans toujours la relier. Deux adolescents ayant subi la même chose ne présentent pas les mêmes signes : chez l’un l’anxiété domine, chez l’autre ce sont les transgressions et l’opposition. Le second est repéré immédiatement, et souvent traité comme un problème de discipline plutôt que comme la suite d’un harcèlement. Le premier ne dérange personne. L’un dérange, l’autre passe inaperçu.

Reste une précaution de vocabulaire, qui vaut pour tout ce qui précède. « Significatif » signifie ici que le lien a été détecté avec une probabilité faible qu’il soit dû au hasard. Cela ne dit rien de sa taille. Aucun coefficient n’étant publié, on sait par où l’effet passe, pas combien il pèse.

501 lycéens, deux vagues, six mois : jusqu’où porte le résultat

Le protocole établit une antériorité, et une seule. Le cyberharcèlement a été relevé à la première vague, les problèmes émotionnels et de conduite six mois plus tard : dans ce sens-là, l’ordre est fixé. Solitude, régulation émotionnelle et troubles ont en revanche été mesurés au même moment, à la seconde vague. Rien n’indique donc lequel a précédé l’autre. Dans l’autre sens, un adolescent déjà en difficulté qui se replie ensuite produirait exactement les mêmes données. L’ordre entre les deux reste inconnu.

Vient ensuite la question de la population, celle qui décide si tout cela parle de l’adolescent que vous avez en tête. 501 participants, c’est l’équivalent d’environ dix-sept classes de trente élèves, et elles tiennent dans deux établissements chinois ; 53,3 % de filles, un âge moyen de 16,33 ans pour un écart-type de 0,47 an : l’étendue annoncée de 15 à 18 ans se concentre en pratique autour de seize ans. Ce que cet échantillon autorise à transposer, c’est le sens du lien — l’idée que l’effet se prolonge par l’isolement et la régulation émotionnelle plutôt que par la confiance en soi. Ce qu’il n’autorise pas, ce sont des proportions applicables à un lycée français : ni le même environnement scolaire, ni les mêmes usages numériques, ni le même rapport à la déclaration d’un fait subi.

L’exposition a d’ailleurs été relevée par un questionnaire auto-déclaratif, l’European Cyberbullying Intervention Project Questionnaire (ECIPQ). Ce qui est mesuré, c’est ce que l’adolescent accepte de dire de ce qu’il a vécu, pas un relevé de faits établis. La remarque vaut pour les autres mesures du protocole, solitude comprise.

Enfin, ce que l’on ne peut pas savoir aujourd’hui. Ni le résumé de l’article ni le communiqué ne publient de coefficient ni d’intervalle de confiance pour les effets indirects, et le texte intégral n’est pas en accès libre. L’ampleur des relais reste donc inconnue : impossible de dire si l’isolement porte l’essentiel de l’effet ou une fraction modeste. Il faudrait pour cela la table des effets indirects du texte complet. Sans elle, ce résultat oriente un regard ; il ne hiérarchise pas des priorités.

Le poids du phénomène en France, et à qui s’adresser

Aucune enquête française n’a la forme de ce suivi, et les enquêtes disponibles ne mesurent pas la même chose entre elles. L’enquête Audirep interroge des binômes parent-enfant de 6 à 18 ans sur le harcèlement subi ; l’enquête EnCLASS interroge des élèves en classe sur leur bien-être et leur sentiment de solitude. Les écarts de chiffres qui en résultent ne sont pas des contradictions : la période sur laquelle on demande de se souvenir, la définition retenue du cyberharcèlement et l’identité du répondant — le parent ou l’élève — suffisent à les produire.

Dans l’enquête de mai 2025, 37 % des 6-18 ans déclarent avoir subi du harcèlement ou du cyberharcèlement — trente-sept sur cent —, une part qui monte à 40 % au lycée, soit quatre lycéens sur dix. Pour le seul cyberharcèlement, elle est de 18 %, et de 25 % chez les lycéennes : une lycéenne sur quatre. Rapportés à une classe de trente élèves, ces 18 % représentent cinq à six adolescents. Ni un cas isolé, ni une majorité.

Le lieu compte autant que le canal. 71 % des situations rapportées dans cette même enquête se produisent dans l’établissement scolaire, soit sept sur dix, et WhatsApp concentre 41 % des cas signalés — quatre sur dix —, dont un quart dans les groupes de classe. Établissement et écran ne forment pas deux problèmes distincts : c’est le même, qui commence dans un couloir et se poursuit sur un téléphone le soir. Entrer par une seule des deux portes laisse l’autre ouverte.

Le levier désigné par ce travail vise en outre un état déjà très répandu. Selon les résultats de l’enquête EnCLASS 2022 publiés par Santé publique France le 9 avril 2024, 21 % des collégiens et 27 % des lycéens déclarent un sentiment de solitude : vingt-sept lycéens sur cent, soit huit élèves dans une classe de trente, et six chez les collégiens, harcèlement ou pas. La même enquête relève un bon niveau de bien-être mental chez 59 % des collégiens et 51 % des lycéens, tandis que 51 % des collégiens et 58 % des lycéens rapportent des plaintes somatiques ou psychologiques récurrentes — près de six lycéens sur dix. Un adolescent qui se sent seul n’a donc pas nécessairement été harcelé : le signal est fréquent, et peu spécifique.

La gravité potentielle, elle, se lit chez les victimes elles-mêmes. Parmi les jeunes déclarant avoir subi du harcèlement dans l’enquête de mai 2025, un quart rapportent avoir pensé à se faire du mal ou à se suicider — vingt-cinq sur cent —, et cette part atteint 39 % chez les filles. Ces proportions sont déclaratives et portent sur les seules victimes, pas sur l’ensemble des 6-18 ans : elles disent ce que peut produire une situation installée, pas une fréquence en population générale.

Le 3018, et ce qu’il permet concrètement

Le 3018 est le numéro national dédié aux victimes de harcèlement et de violences numériques. Il est gratuit et anonyme, ouvert sept jours sur sept de 9 h à 23 h, joignable par téléphone, par son site et par son application. Vous pouvez le contacter comme parent ou comme témoin, sans être vous-même la personne visée : le service ne s’adresse pas qu’aux jeunes concernés. Ces modalités figurent sur la fiche F31985 de service-public.gouv.fr, mise à jour le 4 novembre 2025. Au-delà de l’écoute et de l’orientation, le service permet le signalement des contenus auprès des plateformes — une démarche qu’un particulier obtient rarement seul.

Reste sa notoriété. Dans l’enquête de mai 2025, sept jeunes sur dix et six parents sur dix déclarent ne pas le connaître. Le recours existe, et il est ignoré de ceux qui en auraient l’usage. Un numéro inconnu ne sert personne.

L’essentiel à retenir

  • Six mois après, le lien entre cyberharcèlement subi et troubles émotionnels ou de conduite passe par le sentiment de solitude et la dysrégulation émotionnelle, pas par l’estime de soi.
  • L’estime de soi n’est pas classée dernière : aucun effet de médiation n’a été détecté par ce modèle, ce qui ne juge en rien l’utilité d’un accompagnement.
  • Deux facettes de la dysrégulation mènent ailleurs : le manque de stratégies de régulation vers l’anxiété, le défaut de contrôle des impulsions vers les transgressions.
  • Relais et troubles ont été mesurés en même temps : aucune chaîne causale ne peut être affirmée, et l’ampleur des effets n’est pas publiée.
  • Aucune prise en charge n’a été testée : les deux repères observables — un lien maintenu hors ligne, un adulte joignable — traduisent la conclusion publiée des auteurs, pas un protocole validé. Le 3018 est gratuit, anonyme, ouvert de 9 h à 23 h, sept jours sur sept.

Questions fréquentes

Faut-il en conclure que travailler l’estime de soi ne sert à rien ?

Non. L’étude n’a évalué aucune prise en charge : elle a testé un modèle statistique, dans lequel l’estime de soi mesurée six mois après ne portait le lien vers aucune des deux issues. Une absence d’effet détecté dans un échantillon de 501 adolescents n’est pas un échec thérapeutique. Le résultat déplace la cible du repérage, il ne disqualifie aucun accompagnement.

Pourquoi deux adolescents harcelés ne présentent-ils pas les mêmes signes ?

Parce que la difficulté à réguler ses émotions prend plusieurs formes. Ne pas disposer de stratégie pour faire redescendre une émotion conduit plutôt vers l’anxiété ; ne pas parvenir à freiner l’action pendant l’émotion conduit plutôt vers les transgressions. Le second profil est repéré tout de suite, souvent comme un problème de discipline. Le premier peut rester invisible longtemps.

Une étude menée en Chine vaut-elle pour la France ?

Pour le sens du lien, elle apporte un élément utile ; pour les proportions, non. L’échantillon réunit 501 élèves de deux établissements chinois — l’équivalent d’environ dix-sept classes de trente —, âgés en moyenne de 16,33 ans, interrogés par questionnaires auto-déclaratifs à six mois d’intervalle. Ni l’environnement scolaire, ni les usages numériques, ni la façon de déclarer un fait subi ne sont transposables tels quels.

Combien d’adolescents sont concernés en France ?

Selon l’enquête réalisée par Audirep pour la Caisse d’Épargne et l’association e-Enfance-3018 auprès de 1 602 binômes parent-enfant en mai 2025, 18 % des 6-18 ans déclarent du cyberharcèlement, et 25 % chez les lycéennes. Rapporté à une classe de trente élèves, cela représente cinq à six adolescents, soit dix-huit jeunes sur cent. Les taux varient d’une enquête à l’autre selon la définition retenue, la période de rappel et la personne interrogée.

Le 3018, c’est quoi, et pour qui ?

C’est le numéro national destiné aux victimes de harcèlement et de violences numériques : gratuit, anonyme, ouvert sept jours sur sept de 9 h à 23 h, par téléphone, site et application, d’après la fiche F31985 de service-public.gouv.fr mise à jour le 4 novembre 2025. Il s’adresse aussi aux parents et aux témoins. Outre l’écoute et l’orientation, il permet de faire signaler des contenus auprès des plateformes. Sept jeunes sur dix et six parents sur dix déclaraient ne pas le connaître en mai 2025.