Sur cent personnes de 65 ans et plus, environ quarante-six ne se sont pas fait vacciner contre la grippe lors de la saison 2024-2025, alors que la dose leur était intégralement prise en charge. Le « gratuit » a pourtant une limite précise : l’Assurance maladie règle à 100 % la dose de vaccin, sur présentation du bon qu’elle envoie aux publics concernés, mais l’injection est un acte distinct, facturé à part. Selon le professionnel qui vaccine et la situation, une petite somme peut donc rester à régler au comptoir.
Le chiffre de 53,7 % vient du Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) de Santé publique France paru le 15 septembre 2026. Il place les 65 ans et plus à 21 points de l’objectif de 75 % fixé par la loi. Si vous faites partie des publics à qui il est recommandé, le vaccin reste recommandé et pris en charge pour vous. Avant la campagne 2026-2027, voici ce que coûte chaque élément, ce qui peut rester à votre charge, et où en est la vaccination des publics fragiles et des soignants.
Une dose en pharmacie coûte 12,77 € ou 23,97 € selon le vaccin, au prix 2025
Le prix affiché d’une dose additionne deux choses : le prix du médicament lui-même et un honoraire de dispensation, la rémunération du pharmacien pour la délivrance. Pour Vaxigrip, vaccin trivalent en seringue de 0,5 ml, la base de données publique des médicaments indique un prix public de 12,77 €, soit 11,75 € pour le produit et 1,02 € d’honoraire. Ce prix a été déclaré le 5 septembre 2025, et le vaccin y figure comme remboursable à 65 %.
Les 65 ans et plus ne reçoivent pas toujours ce vaccin standard. Efluelda, vaccin dit haute dose, et Fluad, vaccin adjuvanté (qui contient une substance destinée à renforcer la réponse immunitaire), affichent un prix public de 23,97 € TTC, selon VIDAL. C’est 11,20 € de plus, près du double de la dose standard. La Haute Autorité de santé (HAS) les recommande de façon préférentielle dans cette tranche d’âge, en particulier en établissement et après 75 ans. Les sources de cet article ne chiffrent pas l’écart de protection entre ces vaccins et la version standard : seule cette recommandation est établie.
Pour les 65 ans et plus, ces deux vaccins sont remboursés à 65 % hors campagne, et à 100 % pendant la campagne. La différence de prix est alors absorbée par l’Assurance maladie. Avec le bon, l’écart reste invisible au comptoir.
Une réserve de date s’impose. Les prix de 12,77 € et de 23,97 € sont ceux de 2025 : les tarifs de la saison 2026-2027 n’étaient pas publiés dans les sources consultées et peuvent évoluer. Ils servent ici d’ordre de grandeur, pas de prix garanti.
Qui a droit à la dose prise en charge à 100 %
La fiche F714 de Service-Public.fr, vérifiée le 6 mai 2026, dresse la liste des personnes à qui le vaccin est recommandé et pris en charge à 100 % :
- les personnes de 65 ans et plus ;
- les femmes enceintes ;
- les personnes atteintes de certaines maladies chroniques, dès l’âge de 6 mois ;
- les personnes obèses ;
- les résidents d’établissements de soins ;
- l’entourage des nourrissons vulnérables ;
- les professionnels concernés.
Pour la dose, 100 % signifie que vous n’avancez aucun euro. La part qu’une prise en charge partielle laisse normalement au patient, appelée ticket modérateur, disparaît. Chez les moins de 65 ans, Santé publique France repère ce public dans les données de remboursement par une prise en charge en affection de longue durée (ALD) exonérante, un asthme ou une bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO). Les 65 ans et plus sont aussi la cible d’autres vaccins pris en charge, comme le vaccin contre le pneumocoque après 65 ans. Les femmes enceintes, elles, peuvent se voir proposer d’autres vaccinations de saison, dont le vaccin VRS pendant la grossesse.
Hors de cette liste, les règles changent. Pour un enfant de 2 à 17 ans sans maladie chronique, la vaccination peut être proposée, et la dose est prise en charge à 65 %. Pour un adulte qui n’appartient à aucun des publics éligibles, le vaccin n’est pas remboursé du tout. Ce que la fiche administrative prévoit exactement est net : le taux de 65 % vaut pour les enfants et adolescents de 2 à 17 ans, pas pour ces adultes.
Le taux de 100 % ne s’applique pas tout seul. C’est le bon de prise en charge qui le déclenche. Si vous l’oubliez, la même dose se facture au taux de 65 % dans les indications remboursables. La question de savoir si une personne précise entre dans l’un de ces publics relève du médecin, du pharmacien ou de la sage-femme, pas d’une liste lue en ligne.
L’injection, un acte facturé en plus de la dose
Quatre professions peuvent vacciner contre la grippe : les médecins, les sages-femmes, les infirmiers, qui vaccinent les adultes et les enfants dès 11 ans, et les pharmaciens, qui vaccinent dès 11 ans. Chacune facture son geste selon ses propres règles. La prise en charge à 100 % décrite plus haut porte sur la dose, pas sur ce geste.
En pharmacie, le calcul est lisible. Le pharmacien facture l’injection du vaccin grippe avec un honoraire propre, identifié par le code VGP, distinct du prix de la dose. Selon les guides de facturation destinés aux officines, cet honoraire s’élève à 7,50 € en métropole et à 7,88 € outre-mer. De son côté, la dose est facturée à 100 % quand le patient présente son bon, sous le code d’exonération EXO 7, et à 65 % sans bon.
Pour les autres vaccins réalisés en officine, les honoraires suivent une grille différente : 7,50 € quand le vaccin a été prescrit par un médecin, 9,60 € quand le pharmacien rédige lui-même la prescription. Cette grille ne se transpose pas telle quelle à la grippe, qui a son code dédié.
Reste un point que les sources consultées ne tranchent pas. Pour une personne éligible munie du bon, le taux auquel l’Assurance maladie rembourse l’honoraire d’injection n’y est pas précisé, et le cas des personnes en ALD n’y est pas détaillé. Le reste à charge réel sur l’injection se situe donc entre zéro et 7,50 € en métropole, avant intervention d’une complémentaire. Pour connaître votre reste à charge exact, il faudrait la règle de remboursement de l’acte VGP publiée par l’Assurance maladie pour la campagne.
Les tarifs de l’acte chez l’infirmier, la sage-femme ou le médecin ne sont pas chiffrés dans cet article : ils n’ont pas pu être vérifiés à une source primaire à jour.
La part que peut rembourser une complémentaire santé
Une complémentaire santé, souvent appelée mutuelle, intervient sur ce que l’Assurance maladie laisse au patient. D’après le guide de remboursement publié en juillet 2026 par la complémentaire Smatis, une mutuelle peut rembourser la part non prise en charge par l’Assurance maladie, selon les garanties prévues au contrat. Il n’existe en revanche pas de règle générale pour un vaccin que l’Assurance maladie ne rembourse pas.
Concrètement, trois cas se distinguent. Pour une personne éligible munie du bon, la dose ne laisse rien à couvrir ; seule la part éventuelle de l’injection peut concerner la mutuelle. Pour un enfant de 2 à 17 ans sans maladie chronique, les 35 % de la dose que l’Assurance maladie ne prend pas en charge relèvent du ticket modérateur, qu’un contrat peut couvrir selon ses garanties. Pour un adulte non éligible, aucune règle générale ne s’applique : tout dépend de votre contrat.
La réponse est dans vos garanties, pas dans une règle nationale. Les principes de taux et de ticket modérateur sont détaillés dans l’article sur le remboursement des médicaments en septembre 2026.
Reste à charge en euros dans trois situations
Les montants ci-dessous partent des prix publics déclarés en 2025 pour la dose standard et de l’honoraire d’injection du pharmacien en métropole. Ce sont des ordres de grandeur : les prix 2026-2027 peuvent différer, et la part remboursée de l’injection pour les personnes éligibles n’est pas établie.
| Situation | Prise en charge de la dose | Reste sur la dose (12,77 €) | Injection par le pharmacien (7,50 €) |
|---|---|---|---|
| Personne éligible avec le bon | 100 % | 0 € | Entre 0 € et 7,50 €, règle de remboursement non précisée |
| Enfant de 2 à 17 ans sans maladie chronique | 65 % | Environ 4,47 € | Pharmacien dès 11 ans ; part remboursée non précisée |
| Adulte non éligible | Non remboursée | 12,77 € | 7,50 €, remboursement non précisé |
Si vous faites partie des publics éligibles, la dose ne vous coûte rien. Que ce soit Vaxigrip à 12,77 € ou un vaccin haute dose ou adjuvanté à 23,97 €, le bon ramène la dose à zéro euro au comptoir. Seule l’injection peut laisser une somme, au plus 7,50 € chez un pharmacien de métropole.
Pour un enfant de 2 à 17 ans sans maladie chronique, le calcul part du prix de la dose : 35 % de 12,77 € représentent environ 4,47 €. C’est ce qui reste après l’Assurance maladie, avant une éventuelle prise en charge par la complémentaire.
Pour un adulte hors des publics éligibles, la dose se paie entière, soit 12,77 € au prix 2025. En y ajoutant l’honoraire d’injection du pharmacien, la facture monte à 20,27 € si cet acte n’est pas remboursé non plus, ce que les sources consultées ne précisent pas. C’est le haut de la fourchette pour une dose standard.
Obtenir le vaccin avec le bon de l’Assurance maladie
La démarche commence dans la boîte aux lettres ou l’espace personnel. Avant la campagne, l’Assurance maladie envoie un bon de prise en charge aux personnes éligibles qu’elle identifie. Ce document ouvre la prise en charge à 100 % de la dose. Si vous êtes éligible et ne l’avez pas reçu, votre médecin, votre pharmacien, votre infirmier ou votre sage-femme peut vous en remettre un, selon Service-Public.fr.
Un changement de règle est signalé pour cet été. D’après des sources professionnelles de la pharmacie, les vaccins contre la grippe relèvent depuis juillet 2026 de la liste I, la catégorie de médicaments dont la délivrance exige une prescription. Ces mêmes sources précisent que le pharmacien peut rédiger lui-même cette prescription pour les personnes dès 11 ans. Ce point n’a été lu que dans ces publications spécialisées, pas dans un texte officiel.
En pratique, la prescription et le bon ne jouent pas le même rôle. La prescription autorise la délivrance du vaccin ; le bon de l’Assurance maladie ouvre la prise en charge. Chez un pharmacien qui prescrit et vaccine, la démarche peut donc en principe se faire en un seul passage, sous réserve de confirmation par l’Assurance maladie pour cette campagne.
Pour la campagne 2026-2027, les bons restent inchangés dans leur principe. Sa date de lancement, en revanche, n’était annoncée officiellement dans aucune des sources consultées ; elle démarre habituellement à la mi-octobre en métropole. Le bon vous parvient avant l’ouverture de la campagne, et le site ameli.fr de l’Assurance maladie publie le calendrier officiel. À la mi-septembre 2026, ce calendrier restait à confirmer.

53,7 % des 65 ans et plus vaccinés, 21 points sous l’objectif
La gratuité de la dose n’a pas suffi à atteindre l’objectif. Le BEH n° 18 de Santé publique France, daté du 15 septembre 2026, retrace l’évolution des couvertures vaccinales contre la grippe des personnes à risque et des professionnels de santé de 2007 à 2025. En 2024-2025, 53,7 % des 65 ans et plus se sont fait vacciner : sur cent personnes de cet âge, un peu plus de cinquante-trois. L’objectif de 75 %, fixé par la loi de santé publique de 2004, en demanderait trois sur quatre. L’écart est de 21 points.
Il est plus large avant 75 ans. Entre 65 et 74 ans, la couverture tombe à 46,7 %, moins d’une personne sur deux et plus de 28 points sous l’objectif. À partir de 75 ans, elle atteint 60,7 %.
La tendance n’est pas une chute continue. Chez les 65 ans et plus, la couverture est passée de 50,0 % en 2016-2017 à 59,9 % en 2020-2021, puis est redescendue à 53,7 %. Sur l’ensemble de la période, cela reste un gain de 3,7 points : c’est la seule population suivie en progression. Pour les moins de 65 ans à risque, le mouvement est inverse : 28,7 % en 2016-2017, un pic à 38,7 % en 2020-2021, puis 25,3 % en 2024-2025. Cela fait une personne sur quatre, 13,4 points sous le pic et en dessous du niveau de départ.
Les résidents d’Ehpad (établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) restent la seule population au-dessus de l’objectif, à 82,7 %, contre 93,4 % en 2020-2021 et 91,4 % en 2007-2008. Chez les femmes enceintes, la couverture était de 7,4 % en 2016 et de 12,4 % en 2019-2020, soit environ une sur huit. Toutes populations confondues, Santé publique France décrit une baisse depuis la crise du Covid-19, après un pic transitoire en 2020-2021.
Le verdict de l’agence tient en une phrase, placée en conclusion de l’article des auteurs (Vaux et al.) : « Les couvertures vaccinales contre la grippe sont faibles et en diminution en France. » Traduit en chiffres : hors résidents d’Ehpad, aucune population suivie n’atteint les trois sur quatre visés en 2024-2025.
Ces taux ont une limite de construction. Les couvertures des 65 ans et plus et des moins de 65 ans à risque sont calculées à partir du Système national des données de santé (SNDS), qui ne compte que les vaccins remboursés. Un vaccin fourni gratuitement hors remboursement, par la pharmacie d’un établissement ou la médecine du travail, n’y apparaît pas. La couverture réelle est donc probablement supérieure aux chiffres publiés, sans que l’écart soit mesuré.
Le revenu et l’isolement pèsent même quand la dose est prise en charge
Le prix n’explique pas tout. Pour mesurer les inégalités, Santé publique France s’appuie sur une autre source, le Baromètre santé de 2021, une enquête déclarative menée auprès des 65-85 ans. Chez eux, pour qui la dose est prise en charge, 71,0 % des personnes aux revenus élevés se déclaraient vaccinées, contre 60,8 % aux revenus faibles : sur cent personnes de chaque groupe, environ dix de différence. L’écart atteint 8,6 points entre les personnes en couple (68,3 %) et celles vivant seules (59,7 %).
Le diplôme joue dans le même sens : 71,5 % chez les titulaires d’un bac+5 ou plus, 64,3 % chez les personnes ayant le bac ou moins. Les agglomérations de 200 000 habitants et plus atteignent 69,1 %, contre 62,0 % en zone rurale. Santé publique France relève aussi des couvertures plus basses outre-mer et un gradient Nord-Ouest/Sud-Est en métropole. Chez les femmes enceintes, un médecin ou une sage-femme proposait moins souvent la vaccination aux femmes à faible revenu.
Ces écarts suggèrent que le frein tient d’abord à l’accès, à l’information et à la proposition faite par un soignant. C’est une lecture des associations observées, pas une cause démontrée. Ces pourcentages déclaratifs de 2021 ne se comparent pas non plus au 53,7 % tiré du SNDS pour 2024-2025 : la source, la période et la tranche d’âge diffèrent.
En Ehpad, 19,3 % des aides-soignants vaccinés
Dans les Ehpad, la vaccination des salariés suit la hiérarchie des métiers. Selon les enquêtes déclaratives exploitées par Santé publique France, 24,2 % des professionnels tous métiers étaient vaccinés en 2024-2025, soit un sur quatre. Les médecins atteignent 56,3 %, un peu plus d’un sur deux ; les infirmiers 34,2 %, environ un sur trois ; les aides-soignants 19,3 %, moins d’un sur cinq. Les soignants au contact le plus rapproché des résidents sont donc les moins vaccinés.
Les médecins d’Ehpad eux-mêmes ont reculé : 60,4 % en 2007-2008, 75,0 % en 2018-2019, 56,3 % en 2024-2025. L’écart entre médecins et aides-soignants, de 27 points en 2007-2008, atteignait 49 points en 2018-2019. Dans le même temps, la couverture des résidents a perdu plus de 10 points depuis 2020-2021. Pour les professionnels des établissements de santé, le dernier chiffre date de 2018-2019 : 34,8 %, contre 25,6 % en 2008-2009. Aucune enquête dédiée plus récente ne permet de dire où ils en sont aujourd’hui.
Les mesures d’accompagnement ont reculé. Le soutien de la direction à la vaccination était présent dans 89 % des Ehpad en 2018-2019, soit presque neuf sur dix, et dans 52 % en 2024-2025, à peine plus d’un sur deux. Dans l’enquête de 2018-2019, la vaccination gratuite sur place était associée à une couverture plus élevée de 43 % chez les professionnels, un référent vaccination à +69 %, une formation individuelle à +55 %. Ce sont des hausses relatives, pas des points. Un Ehpad à 20 % qui gagnerait 43 % passerait à environ 29 %, pas à 63 %.
Ces pourcentages sont des associations. Ils viennent d’une enquête transversale, qui photographie les établissements à un moment donné : elle montre que les Ehpad équipés de ces mesures vaccinent davantage, pas que ces mesures en sont la cause. Le recul des mesures coïncide avec la baisse, sans le démontrer. Corrélation n’est pas preuve.
Obligation vaccinale des soignants : un avis favorable, pas encore de loi
L’obligation a déjà existé. Instaurée en décembre 2005 pour les professionnels exerçant en établissement de prévention ou de soins, ou hébergeant des personnes âgées, elle a été suspendue en octobre 2006 par le décret n° 2006-1260, et la HAS ne l’avait pas recommandée en 2023. Le 5 décembre 2025, l’Assemblée nationale a voté une obligation pour les personnels d’établissements de santé et médico-sociaux, certains libéraux et les résidents d’Ehpad, sous réserve d’un avis de la HAS.
Cet avis est venu en juillet 2026. La HAS recommande une obligation pour tous les professionnels de santé et pour les autres professionnels des établissements de santé et des établissements médico-sociaux hébergeant des personnes âgées, en priorité en Ehpad et en unités de soins de longue durée (USLD), avec un déploiement progressif. Pour les résidents, la vaccination reste recommandée, pas obligatoire. La date du 20 juillet 2026 provient d’une publication professionnelle de la pharmacie ; la page de la HAS n’a pas pu être consultée directement.
Le dernier maillon manque. L’obligation doit encore être inscrite dans la loi par le gouvernement, et une concertation ministérielle est en cours. Il n’existe donc aucune date à laquelle l’obligation s’appliquerait : si vous êtes soignant, rien ne change pour vous cet automne. En 2019, seuls 43 % des professionnels d’établissements de santé acceptaient le principe d’une obligation, et 32 % des aides-soignants, soit environ un sur trois.
Suivre la vaccination des soignants reste difficile. Les professionnels libéraux ne sont pas mesurables dans les données actuelles. Quant au dossier médical partagé, son taux d’activation d’environ 30 % en 2025, soit trois sur dix, ne suffit pas à suivre les couvertures. Santé publique France appelle à la création d’un registre national des vaccinations.
L’essentiel à retenir
- Pour les publics éligibles, dont les 65 ans et plus, la dose est prise en charge à 100 % avec le bon de l’Assurance maladie. L’injection est un acte distinct, à 7,50 € chez le pharmacien en métropole, dont la part remboursée n’est pas précisée dans les sources consultées.
- Sans bon, la dose se facture à 65 % dans les indications remboursables. Une personne éligible peut demander un bon à un professionnel de santé.
- Avant complémentaire, un enfant de 2 à 17 ans sans maladie chronique paie environ 4,47 € sur une dose à 12,77 € ; un adulte non éligible paie la dose entière, au prix 2025.
- En 2024-2025, 53,7 % des 65 ans et plus étaient vaccinés, 21 points sous l’objectif de 75 %.
- L’obligation vaccinale des soignants a reçu un avis favorable de la HAS, mais elle n’est pas en vigueur.
Questions fréquentes sur le vaccin contre la grippe
Le vaccin contre la grippe est-il gratuit après 65 ans ?
La dose est prise en charge à 100 % par l’Assurance maladie pour les 65 ans et plus, sur présentation du bon de prise en charge. L’injection est un acte distinct, facturé à part : chez le pharmacien, son honoraire est de 7,50 € en métropole. Les sources consultées ne précisent pas la part de cet acte qui reste éventuellement à payer avec le bon.
Que faire si vous n’avez pas reçu le bon de prise en charge ?
Une personne éligible qui n’a pas reçu son bon peut en demander un à un professionnel de santé : médecin, sage-femme, infirmier ou pharmacien. Sans bon, la dose se facture à 65 % dans les indications remboursables au lieu de 100 %.
Combien coûte le vaccin pour un adulte qui n’est pas dans les publics éligibles ?
Pour un adulte hors des publics éligibles, le vaccin n’est pas remboursé. Au prix public déclaré en 2025, une dose de Vaxigrip coûte 12,77 €, à quoi s’ajoute l’injection, facturée 7,50 € par le pharmacien en métropole. Les prix de la saison 2026-2027 peuvent être différents.
Qui peut vacciner contre la grippe ?
Les médecins, les sages-femmes, les infirmiers et les pharmaciens. Les infirmiers vaccinent les adultes et les enfants dès 11 ans, les pharmaciens les personnes dès 11 ans. Depuis juillet 2026, selon des sources professionnelles de la pharmacie, la délivrance du vaccin exige une prescription, que le pharmacien peut rédiger lui-même dès 11 ans.
Pourquoi un vaccin différent est-il proposé après 65 ans ?
La Haute Autorité de santé recommande de façon préférentielle, chez les 65 ans et plus, les vaccins Efluelda (haute dose) et Fluad (adjuvanté), en particulier en établissement et après 75 ans. Leur prix public, 23,97 € en 2025, est près du double de celui de la dose standard, mais ils sont pris en charge à 100 % pendant la campagne pour cette tranche d’âge. Le choix du vaccin pour une personne donnée relève du professionnel qui vaccine.
Les soignants sont-ils obligés de se vacciner contre la grippe ?
Pas à ce jour. La Haute Autorité de santé s’est prononcée en juillet 2026 en faveur d’une obligation pour tous les professionnels de santé et pour les autres professionnels des établissements de santé ou des établissements médico-sociaux hébergeant des personnes âgées. Cette obligation doit encore être inscrite dans la loi, et une concertation ministérielle est en cours : rien n’est applicable cet automne.