Environ trois personnes sur cent avec des appareils auditifs, environ cinq sur cent sans : en deux ans, l’écart de passage au stade de la démence entre les deux groupes de l’essai CHOICE est trop mince pour conclure. Cet essai randomisé, mis en ligne le 28 septembre 2026 par la revue JAMA Neurology, a suivi à Shanghai 703 personnes de 60 ans et plus qui entendaient mal et présentaient déjà un trouble cognitif léger. Ses auteurs concluent que l’appareillage n’a pas réduit de façon significative le passage à un déficit de niveau démence en 24 mois.
Si vous hésitez à faire équiper un parent dont l’audition baisse et dont la mémoire flanche, ce résultat ne vous ferme aucune porte. L’essai a enregistré trop peu de cas de démence pour trancher. Il signale aussi, sur un critère secondaire que les chercheurs qualifient eux-mêmes d’exploratoire, des retours à un score cognitif normal plus fréquents sous appareil. La raison d’appareiller un proche qui entend mal reste l’audition elle-même. En France, une paire de classe 1, l’offre dite 100 % Santé, n’entraîne aucun reste à charge lorsque la complémentaire santé couvre ce que l’Assurance maladie ne rembourse pas.
703 seniors de Shanghai, appareillés ou seulement informés
CHOICE est un essai randomisé : un tirage au sort a réparti les participants entre deux groupes, ce qui rend ces groupes comparables au départ et autorise à attribuer à l’intervention les écarts constatés ensuite. Il est multicentrique et conduit en groupes parallèles, dans six sites de Shanghai : trois consultations hospitalières d’otologie, la spécialité de l’oreille, et trois stations de santé communautaires. Il est aussi mené en ouvert. Participants, audioprothésistes et coordinateurs savaient qui portait des appareils.
Les inclusions se sont étalées de septembre 2021 à février 2024, et le suivi de 24 mois s’est achevé en février 2026. Sur 21 908 personnes examinées, 703 ont été retenues, soit à peu près une sur trente. Parmi elles, 353 ont été appareillées et 350 ont rejoint un groupe dit « éducation ».
Pour entrer dans l’essai, il fallait avoir 60 ans ou plus, au moins six ans de scolarité, et une surdité de perception, celle qui touche l’oreille interne ou le nerf auditif, apparue après l’apprentissage du langage. La perte moyenne devait aller de 35 à moins de 80 décibels (dB HL, l’unité des audiogrammes) sur la meilleure oreille. C’est une surdité moyenne à sévère.
Il fallait enfin un trouble cognitif léger, mesuré par le Clinical Dementia Rating (CDR). Cette échelle clinique note six domaines : mémoire, orientation, jugement, vie sociale, maison et loisirs, soins personnels. Son score global vaut 0 pour un état normal, 0,5 pour un trouble léger, 1 ou plus pour un niveau de démence. Seules les personnes à 0,5 ont été incluses. « Passer au stade démence », dans CHOICE, signifie donc franchir le seuil de 1 sur cette échelle. Ce n’est pas un diagnostic de maladie d’Alzheimer.
Le groupe appareillé a reçu gratuitement deux appareils contour d’oreille, réglés par des audioprothésistes avec un objectif d’au moins 15 dB de gain. Le groupe témoin a suivi une éducation structurée à la santé auditive, environ 45 minutes par visite, calée pour que chacun passe autant de temps avec l’équipe que dans l’autre groupe. Ses membres pouvaient demander des appareils gratuits en fin d’étude.
Les participants avaient en moyenne 74,5 ans, près des deux tiers étaient des hommes, et leur perte auditive moyenne atteignait 50,1 dB HL au départ. Ce profil n’est pas forcément celui de votre proche : la question est reprise plus bas.
Démence à deux ans : 3,1 % contre 4,7 %, un écart que l’essai ne peut pas trancher
Au bout de 24 mois, 3,09 % des participants appareillés étaient passés au stade démence, contre 4,74 % dans le groupe éducation. Sur cent personnes suivies deux ans, cela fait environ trois cas d’un côté, environ cinq de l’autre. L’écart publié est de l’ordre de deux personnes sur cent.
Les auteurs l’expriment aussi en risque relatif, le rapport entre le risque d’un groupe et celui de l’autre : 0,59. Ce chiffre ne sort pas d’une simple division des deux pourcentages. Il est estimé par le modèle d’analyse, qui porte sur toutes les personnes tirées au sort et complète par imputation multiple, une méthode statistique, les données des participants sortis de l’essai avant la fin.
L’information décisive tient dans son intervalle de confiance à 95 %, la fourchette des valeurs compatibles avec les données : de 0,25 à 1,38. À une extrémité, l’appareil diviserait le risque par quatre. À l’autre, il l’augmenterait de 38 %. Une fourchette qui enjambe la valeur 1, celle de l’absence d’effet, ne permet pas de choisir entre ces scénarios, et le résultat n’est pas statistiquement significatif (P = 0,23). Les données ne tranchent pas.
Les auteurs en tirent la conclusion qui s’impose : chez ces personnes, l’appareillage n’a pas réduit de façon significative l’incidence du déficit de niveau démence à 24 mois.
Une analyse dite per protocole, limitée aux participants qui ont suivi l’essai comme prévu, aboutit au même constat. Elle compte 6 passages au stade démence sur 317 personnes sous appareil, et 9 sur 285 dans l’autre groupe, soit un risque relatif de 0,51 (intervalle de 0,18 à 1,44), toujours non significatif. Les autres analyses de sensibilité, en cas complets et pondérées, vont dans le même sens selon les auteurs ; leurs chiffres détaillés figurent en annexe de la publication et ne sont pas repris ici.
| Critère | Appareillés | Éducation | Statut de preuve |
|---|---|---|---|
| Passage au stade démence (CDR 1 ou plus), analyse principale | 3,09 % | 4,74 % | Critère principal, non significatif (risque relatif 0,59 ; intervalle 0,25 à 1,38) |
| Passage au stade démence, analyse per protocole | 6 sur 317 | 9 sur 285 | Analyse de sensibilité, non significative (risque relatif 0,51) |
| Retour à un score normal (CDR de 0,5 à 0) | 15,34 % (49 sur 317 per protocole) | 2,36 % (4 sur 285 per protocole) | Critère secondaire exploratoire, essai ouvert |
| Score du domaine mémoire du CDR | 0,44 | 0,51 | Critère secondaire, seul domaine avec un écart net |
Dix-huit pour cent attendus, moins de cinq observés
Pour fixer le nombre de participants, les chercheurs avaient posé une hypothèse : 10 % de passages au stade démence sous appareil, 18 % sans. Sur cette base, 688 participants suffisaient pour avoir 80 % de chances de détecter l’écart s’il existait. C’est ce qu’on appelle la puissance d’un essai. Dans les faits, moins de 5 % des participants du groupe témoin ont basculé, près de quatre fois moins que prévu.
La conséquence est mécanique. L’analyse per protocole repose sur 15 cas de démence en tout, 6 d’un côté et 9 de l’autre. Avec si peu d’événements, un effet réel mais modéré ne se distingue pas du hasard. Les auteurs jugent eux-mêmes l’analyse du critère principal sous-puissante.
Ce point écarte deux contresens symétriques. L’appareil n’a pas montré qu’il protège de la démence. L’essai n’a pas davantage établi une absence d’effet, car absence de preuve n’est pas preuve d’absence. Pour savoir, il faudrait un essai capable de réunir beaucoup plus de cas que les quinze de l’analyse per protocole. L’essai n’avait pas les moyens de voir.
Un appareil qui fait bien son travail d’audition
Ce résultat ne vient pas d’appareils mal réglés. Dans le groupe appareillé, la perte auditive moyenne est passée de 52,65 dB HL au départ à 32,18 dB HL à 24 mois, appareils en place : un gain d’environ 20 dB. En moyenne, avec leurs appareils, ces participants se retrouvaient sous les 35 dB de perte qui servaient de seuil d’entrée dans l’essai.
Les appareils ont été portés en moyenne 5,90 heures par jour, avec de forts écarts d’une personne à l’autre (écart type de 3,53 heures), d’après les relevés des appareils et les déclarations des participants. Cela représente un quart de la journée. Trois participants ont arrêté. Les auteurs jugent ce port inférieur aux 7,2 à 8,1 heures de l’essai ACHIEVE ; ils évoquent le déclin de mémoire et une adaptation variable aux appareils, malgré des rappels réguliers pendant l’essai.
La question posée n’était donc pas de savoir si les appareils marchent. Elle portait sur un autre point : mieux entendre change-t-il l’évolution cognitive en deux ans ? L’audition, elle, a bien été corrigée.
Plus de retours à un score normal sous appareil, un signal à confirmer
Le résultat le plus favorable de l’essai va dans la direction opposée à la démence. En deux ans, 15,34 % des participants appareillés sont revenus d’un CDR de 0,5 à un CDR de 0, le score d’un état normal, contre 2,36 % dans le groupe éducation (risque relatif de 5,94 ; P < 0,001). Cela fait un participant appareillé sur six à sept, contre un sur quarante environ dans l’autre groupe. En analyse per protocole, 49 personnes sur 317 contre 4 sur 285.
L’écart se concentre sur un seul des six domaines. À 24 mois, le score de mémoire du CDR est plus bas, donc meilleur, sous appareil : 0,44 contre 0,51 (P < 0,001). Orientation, jugement, vie sociale, maison et loisirs, soins personnels ne diffèrent pas significativement entre les groupes.
Le groupe témoin rappelle qu’un trouble cognitif léger n’est pas une route à sens unique : sans appareil, 2,36 % des participants sont aussi revenus à un score normal. Une partie des améliorations relève de la variabilité naturelle et de l’imprécision de la mesure. Seule la comparaison entre groupes isole ce qui pourrait revenir à l’appareil. Si votre proche appareillé va mieux, cette amélioration ne se lit donc pas, à elle seule, comme un effet de l’appareil.
Reste un biais plus subtil. Mieux entendre peut améliorer le score d’un test sans rien changer au cerveau : une personne qui comprend mieux les consignes répond mieux. Pour le neutraliser, les évaluateurs ignoraient le groupe de chaque participant, et les appareils étaient retirés avant chaque évaluation, avec des consignes écrites et l’aide de la famille. Les auteurs reconnaissent pourtant ne pas pouvoir exclure entièrement un effet résiduel de l’accès prolongé au son sur les résultats cognitifs.
Ils rangent ce critère parmi les critères secondaires, exploratoires, et en fixent eux-mêmes le statut dans leur article (traduit de l’anglais) : « Ce résultat exploratoire appelle une interprétation prudente et des recherches complémentaires. » Traduit en pratique, le chiffre est net mais la preuve est fragile, d’autant que participants et familles savaient qui portait des appareils. Il justifie un nouvel essai, pas une promesse.

Shanghai n’est pas la France : les limites qui pèsent sur la lecture
CHOICE reste un essai randomisé, l’un des premiers grands essais menés spécifiquement chez des personnes ayant déjà un trouble cognitif léger. Plusieurs limites, listées par les auteurs, entament pourtant son niveau de preuve. Le critère d’entrée, un CDR de 0,5, n’était prévu ni dans le protocole ni dans l’enregistrement initial de l’essai. La population se trouve définie par ce seul score, plus étroite que l’ensemble des troubles cognitifs légers, et le CDR a servi à la fois à sélectionner et à mesurer.
La randomisation protège la comparaison entre les deux groupes. Elle ne protège pas l’interprétation de critères secondaires que participants et familles, informés du groupe, peuvent influencer. D’où une hiérarchie nette : le résultat principal est solide dans son incertitude, le signal d’amélioration reste fragile.
Les auteurs ajoutent que l’effet propre du programme d’éducation est difficile à chiffrer, et que la gratuité des appareils a pu influencer les réponses. L’essai a été financé sur fonds publics chinois, dont la Fondation nationale des sciences naturelles de Chine et la commission municipale de santé de Shanghai, sans rôle des financeurs dans l’étude et sans lien industriel déclaré. La publication ne précise pas qui a fourni les appareils.
Reste la question qui vous concerne : votre proche ressemble-t-il aux participants ? Ceux-ci vivaient à Shanghai, avaient 74,5 ans en moyenne, étaient en majorité des hommes, scolarisés au moins six ans, avec une surdité moyenne à sévère et des appareils gratuits suivis par les audioprothésistes de l’essai. Les auteurs doutent eux-mêmes que leurs résultats se transposent aux langues non tonales, comme le français, et aux personnes peu entourées. Un parent de 85 ans vivant seul en France sort de ce cadre. Les chiffres ne voyagent pas tels quels.
Ce que montrait déjà ACHIEVE, et ce que vaut le « facteur de risque »
L’idée avait déjà été testée par l’essai randomisé ACHIEVE, publié dans The Lancet le 18 juillet 2023. Il portait sur 977 personnes de 70 à 84 ans, avec une surdité non traitée mais sans trouble cognitif requis, réparties entre une intervention auditive et une éducation à la santé. À trois ans, l’évolution cognitive ne différait pas sur l’ensemble des participants : un écart de 0,002, pratiquement nul (intervalle de −0,077 à 0,081 ; P = 0,96). L’effet variait selon la sous-population. Dans la cohorte ARIC, des participants plus à risque, le déclin était inférieur de 48 %, une baisse relative mesurée sur ce sous-groupe et non sur les 977 participants.
Les deux essais dessinent le même tableau, sur des populations différentes : pas d’effet démontré sur l’ensemble, des signaux favorables dans un sous-groupe ou sur un critère secondaire. Cette cohérence nourrit l’hypothèse. Elle ne remplace pas une démonstration.
Le discours de prévention repose sur un autre type de travail. Le rapport 2024 de la Commission Lancet sur la démence, publié le 31 juillet 2024, range la perte auditive parmi 14 facteurs de risque modifiables, et estime qu’environ 45 % des cas de démence, un peu moins d’un sur deux, seraient potentiellement évitables si tous ces facteurs étaient supprimés. L’introduction de CHOICE place la perte auditive en tête de ces facteurs.
Cette estimation se lit à l’échelle d’une population. Elle s’appuie sur des études d’observation et chiffre la part des démences associée à chaque facteur ; elle ne dit pas qu’appareiller une personne fait baisser son propre risque. Seuls des essais randomisés comme ACHIEVE et CHOICE testent cette causalité, et aucun des deux ne l’a démontrée sur sa population entière. D’autres pistes circulent, comme la lecture et le cerveau après 55 ans, avec leur propre niveau de preuve.
Appareiller quand même : l’argument de l’audition suffit
Entre appareil auditif et troubles de la mémoire, la décision ne se joue pas sur la démence. L’appareil corrige l’audition, environ 20 dB de gain dans CHOICE, et sert la communication : les auteurs le rappellent eux-mêmes dans leur discussion, tout en jugant incertain son effet sur la prévention de la démence. Renoncer à appareiller votre proche qui entend mal parce que l’essai est « négatif » serait une lecture à contresens. Le bénéfice auditif, lui, est acquis.
Le port quotidien est l’enjeu concret. Dans CHOICE, il atteint près de six heures par jour en moyenne, contre sept à huit dans ACHIEVE, chez des personnes sans trouble cognitif requis. Si la mémoire de votre proche flanche, penser à mettre ses appareils et s’y habituer devient plus difficile. C’est un enjeu d’accompagnement autant que de matériel.
Le contexte de la surdité liée à l’âge est détaillé dans la presbyacousie, quand l’audition décline avec l’âge, et les gains attendus hors cognition dans les bénéfices des appareils auditifs chez les personnes âgées. Pour un aidant tenté par la recherche, participer à un essai clinique sur Alzheimer obéit à d’autres règles.
Combien coûte une paire d’aides auditives en France
Le coût n’est pas un obstacle obligé. La fiche de Service-public.gouv.fr consacrée au remboursement des prothèses auditives, vérifiée le 24 août 2026, distingue deux classes d’aides auditives pour un adulte de 20 ans ou plus.
En classe 1, l’offre 100 % Santé, le prix est plafonné à 950 € par oreille. L’Assurance maladie rembourse 60 % d’une base de remboursement de 400 €, le montant de référence sur lequel elle applique son taux, soit 240 € par oreille. La complémentaire santé doit prendre en charge le reste. Pour une paire, le prix atteint au plus 1 900 €, dont 480 € versés par l’Assurance maladie et 1 420 € par la complémentaire. Si votre complémentaire joue ce rôle, ce qui reste à payer au comptoir est nul.
En classe 2, le prix est libre. L’Assurance maladie verse les mêmes 240 € par oreille, mais la complémentaire peut couvrir le reste sans y être tenue. Le reste à charge réel dépend alors du prix de l’appareil et du contrat que vous avez souscrit. L’absence de reste à charge ne vaut que pour la classe 1, dans la limite de 950 € par oreille.
Dans les deux cas, le remboursement suppose une prescription médicale. Dans CHOICE, les appareils étaient fournis gratuitement, une gratuité que les auteurs comptent parmi les facteurs susceptibles d’avoir influencé les réponses.
L’essentiel à retenir
- Sur deux ans, environ 3 participants appareillés sur 100 sont passés au stade démence, contre environ 5 sur 100 sans appareil : un écart non significatif.
- L’essai attendait beaucoup plus de cas qu’il n’en a observé ; il ne prouve ni un effet ni son absence.
- Les retours à un score cognitif normal, plus fréquents sous appareil, restent un résultat exploratoire à confirmer.
- L’appareillage corrige l’audition et sert la communication, indépendamment de la question de la démence.
- En classe 1, une paire coûte au plus 1 900 € et n’entraîne aucun reste à charge avec une complémentaire santé ; le remboursement suppose une prescription médicale.
Questions fréquentes
L’appareil auditif prévient-il la démence chez une personne qui a des troubles de mémoire ?
Ce n’est pas démontré. Dans l’essai CHOICE, mené à Shanghai chez 703 personnes ayant un trouble cognitif léger, 3,09 % des participants appareillés sont passés au stade démence en deux ans, contre 4,74 % sans appareil. L’écart n’est pas significatif. L’essai manquait de cas pour trancher : un effet n’est ni prouvé ni exclu.
Un appareil auditif peut-il améliorer la mémoire ?
L’essai a observé plus de retours à un score cognitif normal sous appareil : environ un participant sur six à sept, contre un sur quarante dans l’autre groupe. Mais ce critère est secondaire et exploratoire, l’essai était ouvert, et parmi les six domaines évalués, seul celui de la mémoire montre un écart net. Les auteurs appellent à une interprétation prudente : c’est un signal à confirmer, pas un effet établi.
Votre proche ressemble-t-il aux participants de l’essai CHOICE ?
Pas forcément. Les participants vivaient à Shanghai, avaient 74,5 ans en moyenne, étaient pour près des deux tiers des hommes, avaient au moins six ans de scolarité, une surdité moyenne à sévère et des appareils fournis gratuitement. Les auteurs doutent eux-mêmes que le résultat se transpose aux langues non tonales, comme le français, et aux personnes peu entourées.
Pourquoi l’essai CHOICE est-il jugé sous-puissant ?
Les chercheurs attendaient 18 % de passages au stade démence sans appareil ; ils en ont observé moins de 5 %. Avec 15 cas au total dans l’analyse per protocole, un effet modéré ne se distingue pas du hasard. Un résultat non significatif ne prouve donc pas l’absence d’effet.
Les aides auditives sont-elles prises en charge à 100 % ?
Seulement en classe 1, l’offre 100 % Santé : prix plafonné à 950 € par oreille, 240 € remboursés par oreille par l’Assurance maladie, le reste couvert par la complémentaire santé, qui y est tenue. En classe 2, le prix est libre et la complémentaire n’est pas obligée de couvrir le reste. Dans les deux cas, le remboursement suppose une prescription médicale.
Qui consulter pour un proche qui entend mal et perd la mémoire ?
Le médecin traitant est le premier interlocuteur : il peut orienter vers un ORL ou vers une consultation mémoire. La baisse d’audition se discute pour elle-même, quel que soit le résultat de CHOICE sur la démence. L’appareillage suppose une prescription médicale.