Un cas de diphtérie, maladie devenue rare en France, a été détecté le vendredi 11 septembre 2026 chez un patient passé par le centre hospitalier de Dunkerque. Transféré au CHU de Lille, il y reçoit un traitement adapté, et l’Agence régionale de santé (ARS) Hauts-de-France, qui a rendu l’affaire publique dans un communiqué daté du 15 septembre, recherche toutes les personnes ayant eu un contact à risque avec lui.
Habiter le Dunkerquois ne fait pas de vous un contact. Le risque tient à la proximité : vivre sous le même toit que le malade, le soigner, partager un long trajet à ses côtés dans les sept jours précédant le diagnostic. Pour tous les autres, la question utile se pose ailleurs, dans le carnet de vaccination : à quel âge tombe le prochain rappel contre la diphtérie ?
L’essentiel
- Un seul cas connu à la date du communiqué de l’ARS du 15 septembre 2026, qui ne fait état d’aucun autre malade.
- La bactérie porte le gène de la toxine diphtérique : c’est ce détail de laboratoire qui déclenche le protocole complet autour du patient.
- Les soignants et les sapeurs-pompiers exposés ont reçu un antibiotique préventif ; l’ARS identifie les autres contacts et les contacte elle-même.
- Un contact qui présente un mal de gorge, de la fièvre ou un gonflement du cou dans la semaine consulte un médecin en signalant cette exposition.
- Chez l’adulte, les rappels tombent à 25, 45 et 65 ans, puis tous les dix ans.
Un patient transféré au CHU de Lille, une souche porteuse du gène de la toxine
Le patient avait d’abord été hospitalisé au centre hospitalier de Dunkerque, où la diphtérie a été détectée le 11 septembre. À la date du communiqué, il était toujours hospitalisé au CHU de Lille. Quatre jours séparent donc la détection de l’annonce publique, publiée le mardi 15 septembre sur le site de l’ARS. À ce moment-là, les premiers contacts, à l’hôpital et chez les pompiers, avaient déjà été repérés et traités.
Le cœur du communiqué tient dans un détail de laboratoire. La bactérie identifiée, Corynebacterium diphtheriae, porte le gène qui lui permet de fabriquer la toxine diphtérique. L’ARS précise que cette identification permet d’adapter le traitement du patient et les mesures prises autour de ses contacts.
Ce gène compte parce que la diphtérie est une maladie de toxine. La bactérie, elle, reste en général localisée, dans la gorge ou sur une plaie de la peau. C’est la toxine qu’elle produit qui diffuse dans l’organisme et atteint à distance le cœur et les nerfs. Une souche dépourvue du gène tox ne produit pas cette toxine ; une souche qui le porte fait basculer le cas dans la catégorie qui déclenche l’ensemble des mesures. C’est le même critère qui rend la maladie à déclaration obligatoire, selon Santé publique France : dès qu’une corynébactérie du complexe diphtheriae porteuse du gène tox est isolée, le cas doit être signalé aux autorités sanitaires. Tout part de ce gène.
Le communiqué ne précise pas la forme de la maladie, gorge ou peau, ni l’état du patient au-delà de son hospitalisation, ni le nombre de personnes recherchées. Il ne permet donc pas de savoir si le cas est sévère. Les chiffres de mortalité attachés à la diphtérie, jusqu’à 30 % selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), soit trois malades sur dix, décrivent des personnes non vaccinées et non traitées. Ils ne disent rien d’un patient pris en charge dans un CHU.
Contacts rapprochés des sept derniers jours : les seules personnes exposées
Qui est exposé se définit par la proximité, pas par l’adresse. Le Haut Conseil de la santé publique (HCSP), dans son guide de conduite à tenir publié en mars 2011, dresse la liste des contacts proches : les personnes vivant sous le même toit que le malade, ses relations intimes, celles qui travaillent dans la même pièce ou fréquentent la même classe, les amis proches et les visiteurs fréquents, les soignants exposés aux sécrétions de la gorge, et les voisins de siège lors d’un trajet de plusieurs heures en transport en commun. La fiche destinée aux soignants de la Mission COREB, publiée en janvier 2023, retient la même fenêtre : seuls comptent les contacts survenus dans les sept jours précédant le diagnostic.
Avoir croisé le patient dans un couloir ou habiter la même ville ne figure pas dans cette liste. L’adresse ne compte pas.
Deux groupes ont déjà été traités. Selon l’ARS, les soignants de l’hôpital et les sapeurs-pompiers ayant eu un contact à risque ont été identifiés et ont reçu un antibiotique préventif ; leurs services de santé au travail vérifient leur statut vaccinal et le mettent à jour si nécessaire. Pour les autres contacts, l’identification est en cours, et c’est l’ARS qui recherche ces personnes pour les joindre.
L’enquête a une difficulté propre. D’après l’ARS, le patient a pu séjourner dans des campements du littoral où vivent des personnes récemment arrivées en France, et l’agence travaille avec les associations présentes sur place pour y organiser la prévention. Ces campements ne sont pas l’origine de la maladie : ce sont des lieux d’exposition, où la promiscuité et des vaccinations souvent incomplètes facilitent la transmission. Retrouver chaque contact y est aussi plus difficile qu’à l’hôpital, où chaque soignant a un nom, un service et un médecin du travail.
Une circulation connue en Europe depuis 2022
Un cas isolé reste rare en France métropolitaine. En 2025, Santé publique France y a recensé un seul cas dû à Corynebacterium diphtheriae, contre sept à Mayotte et un en Guyane. Sur la décennie 2011-2020, la fiche maladie de l’Institut Pasteur, mise à jour en septembre 2024, en compte 69 en France dus à une souche porteuse du gène de la toxine, soit environ sept par an.
Ces chiffres ne se confondent pas avec ceux d’une bactérie voisine, Corynebacterium ulcerans, transmise par les animaux : 17 cas en métropole en 2025, 84 sur 2011-2020. C’est elle qui fournit la majorité des cas métropolitains récents, et elle n’est pas en cause dans le Dunkerquois.
À l’échelle de l’Union européenne et de l’Espace économique européen, le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) comptait en moyenne 27 cas par an entre 2016 et 2020, puis 320 en 2022, soit près de douze fois plus en une seule année ; il relève 10 décès entre 2022 et 2025, surtout dans des formes respiratoires. Une étude présentée par l’Institut Pasteur le 4 juin 2025 recense 536 cas en Europe de l’Ouest depuis 2022, et au moins trois décès. Son analyse génomique porte sur 2022 : 363 souches prélevées chez 362 patients de dix pays, dont la Suisse et le Royaume-Uni. Plus de trois cas sur quatre (77 %) étaient cutanés, 15 % des formes respiratoires sévères ; 96 % concernaient des personnes récemment migrantes, d’âge médian 18 ans. L’analyse génétique des souches situe les contaminations pendant le trajet migratoire ou dans les pays européens d’arrivée, pas dans les pays d’origine. La France figure parmi les pays concernés. Rare, donc, mais pas inédit.
Antibiotiques même vaccinés : pourquoi un seul cas mobilise tout l’entourage
Le vaccin contre la diphtérie ne vise pas la bactérie. Il vise la toxine : le HCSP le qualifie de vaccination antitoxinique, fondée sur une anatoxine qui apprend à l’organisme à neutraliser le poison, pas à empêcher le microbe de s’installer. L’ARS le dit dans son communiqué du 15 septembre, en une phrase dont chaque mot compte : « Les personnes vaccinées et à jour de leur vaccination sont protégées contre les effets de la maladie. » Autrement dit, contre les effets, pas contre l’infection.
Une personne vaccinée peut donc héberger la bactérie dans sa gorge, et la transmettre, sans tomber malade. Le HCSP note d’ailleurs que des cas de diphtérie restent possibles chez des personnes ayant un taux élevé d’anticorps, mais sans les signes de gravité liés à la toxine. La vaccination protège de la forme grave. Elle ne ferme pas la porte à la bactérie.
D’où une conduite qui paraît paradoxale. Pour chaque contact proche, le guide du HCSP prévoit quatre mesures : une surveillance clinique, un prélèvement dans le nez et la gorge, un antibiotique par voie orale quel que soit le statut vaccinal, et une dose de vaccin. L’antibiotique coupe la chaîne de transmission ; le vaccin met à l’abri de la toxine. Les deux ne font pas le même travail.
Le résultat du prélèvement ne change rien à l’antibiotique, donné même si la culture revient négative. Il sert à repérer les porteurs sans symptôme, qui sont alors écartés de leur travail ou de leur école et suivis comme le malade. Le traitement préventif dure de sept à dix jours selon la molécule prescrite, trois jours pour l’une d’elles. La dose de vaccin, elle, n’est épargnée qu’à deux conditions réunies : une primovaccination documentée d’au moins trois doses, et un dernier rappel datant de moins de cinq ans. Un contact de 52 ans dont le dernier rappel remonte à ses 45 ans ne remplit pas la seconde. Un avis complémentaire du HCSP, rendu en septembre 2021, insiste sur la vérification systématique du statut vaccinal des personnes concernées.
Un traitement prescrit, pas une automédication
L’antibiotique préventif est prescrit aux contacts identifiés par l’ARS ou par la médecine du travail, qui fixent la molécule et la durée. Il ne se prend pas de sa propre initiative. Si vous pensez avoir eu un contact rapproché avec le malade sans avoir été joint, c’est à un médecin, informé de cette exposition, d’en juger. Un contact qui voit apparaître un mal de gorge, de la fièvre ou un gonflement du cou consulte un médecin en signalant qu’il a été exposé à un cas de diphtérie.
Reste la question du tempo : pourquoi tant de moyens pour un seul malade ? Parce que le temps joue contre les contacts. L’incubation dure de deux à cinq jours, selon l’ARS et Santé publique France. Une fois la maladie déclarée, sa complication majeure, la myocardite, une inflammation du muscle cardiaque, survient habituellement entre le sixième et le huitième jour. Le HCSP la décrit comme fréquente et précoce, responsable de la plupart des décès, avec une létalité de 2 à 20 % selon les séries, soit de deux à vingt malades sur cent parmi ceux qui développent cette forme. Mis bout à bout, ces délais laissent environ une semaine pour trouver, traiter et vacciner chaque contact, avant qu’un éventuel cas secondaire n’atteigne le stade où la toxine agit.
Les signes eux-mêmes expliquent l’urgence. Dans sa forme de la gorge, la diphtérie donne une angine avec des fausses membranes collées aux amygdales, qui peuvent s’étendre au larynx et obstruer la respiration. Dans sa forme cutanée, ces fausses membranes recouvrent une plaie ou une ulcération. Dans les deux cas, la toxine diffuse. Des paralysies du voile du palais, de la déglutition ou de l’accommodation de l’œil apparaissent tôt, et annoncent la myocardite. Chez le malade, le traitement associe des antibiotiques et, si nécessaire, une antitoxine, ou sérothérapie, dont le stock est détenu par Santé publique France.

25, 45, 65 ans puis tous les dix ans : le calendrier des rappels adultes
Si vous n’avez pas approché le patient, l’enjeu concret de ce cas n’est pas l’enquête dunkerquoise. C’est votre propre rappel. La protection contre la toxine s’érode quand les rappels ne sont pas faits, et le HCSP, dans son guide de 2011, relève qu’une grande partie des adultes européens est mal protégée, en particulier après 40 ans. Il relie ce constat au défaut de suivi des rappels à l’âge adulte.
La mesure la plus précise est ancienne. Une étude française de séroprévalence, menée en 1998 sur près de 2 500 prélèvements et citée par le HCSP, trouvait 30 % des personnes de 50 ans et plus sous le seuil protecteur d’anticorps antitoxine : près de trois personnes sur dix. Le guide distingue trois niveaux : sous 0,01 unité internationale par millilitre (UI/ml), on n’est pas protégé ; entre 0,01 et 0,1 UI/ml, la protection est insuffisante ; à partir de 0,1 UI/ml, on est bien protégé. Ce chiffre a plus d’un quart de siècle. Il ne permet pas de savoir combien d’adultes sont mal protégés aujourd’hui ; il faudrait pour cela une étude de séroprévalence récente, que les documents disponibles ne fournissent pas.
Le calendrier, lui, a été simplifié pour se lire d’un coup d’œil. La vaccination du nourrisson est obligatoire, à 2 et 4 mois avec un rappel à 11 mois ; suivent des rappels à 6 ans puis entre 11 et 13 ans. À l’âge adulte, les rappels tombent à des âges fixes, 25, 45 et 65 ans, puis tous les dix ans : 75 ans, 85 ans, et ainsi de suite. Si vous avez 58 ans, votre dernier rendez-vous prévu était donc celui de 45 ans, et le suivant tombe à 65 ans.
| Âge | Étape | Ce qui est prévu |
|---|---|---|
| 2 et 4 mois, puis 11 mois | Vaccination du nourrisson | Obligatoire : deux injections et un rappel |
| 6 ans, puis 11 à 13 ans | Rappels de l’enfance | Deux rappels |
| 25 ans | Premier rappel adulte | Vaccin à dose réduite d’anatoxine, associé au tétanos et à la polio (dTP), ou aussi à la coqueluche (dTcaP) |
| 45 et 65 ans | Rappels adultes aux âges fixes | Vaccin à dose réduite d’anatoxine (dTP ou dTcaP) |
| 75, 85 ans… | Rappels tous les dix ans | Même principe, à dose réduite |
Chez l’adulte, le rappel utilise en effet un vaccin à dose réduite d’anatoxine diphtérique, combiné à ceux du tétanos et de la poliomyélite (dTP), ou aussi à celui de la coqueluche (dTcaP), en particulier à 25 ans, selon le HCSP et la fiche diphtérie de MesVaccins.net. Le rendez-vous de 65 ans concerne le même public que d’autres vaccinations de l’adulte âgé, comme la vaccination contre la grippe après 65 ans ou le vaccin contre le pneumocoque après 65 ans.
Avoir eu la maladie ne dispense pas du vaccin. Le guide du HCSP pose que « La diphtérie est une maladie peu immunisante » : guérir ne suffit pas à être protégé, et le malade doit être vacciné pendant sa convalescence. Pour un rappel oublié, le principe généralement décrit consiste en une dose de rattrapage, puis la reprise du calendrier aux âges fixes ; les modalités exactes se vérifient auprès d’un médecin, d’un pharmacien, d’un infirmier ou d’une sage-femme, à partir du carnet ou du dossier de vaccination. Le carnet tranche.
Une fenêtre de surveillance d’une semaine après le dernier contact
Pour un contact identifié, la surveillance clinique dure sept jours à partir du dernier contact avec le malade. Les signes à guetter sont ceux que décrivent l’ARS et Santé publique France : le plus souvent un mal de gorge, de la fièvre et un gonflement du cou. La transmission passe surtout par les gouttelettes respiratoires lors de contacts rapprochés, aussi par contact avec des plaies de la peau, plus rarement par des objets.
Un contact qui voit apparaître ces signes pendant la semaine consulte un médecin en signalant qu’il a été exposé à un cas de diphtérie. Hors de ce cadre, un mal de gorge ordinaire relève du circuit habituel de la prise en charge d’une angine.
La fenêtre donne aussi la date à laquelle l’alerte s’éteint. Pour un contact dont la dernière exposition remonterait au 11 septembre, jour de la détection, la surveillance courrait jusqu’au 18 septembre. Le dispositif autour du cas prend fin quand cette semaine est passée, pour le dernier contact identifié, sans cas secondaire. À la date du communiqué du 15 septembre, l’ARS ne fait état d’aucun autre cas et annonce que toute évolution fera l’objet d’une communication dédiée. Au 18 septembre, son site n’affichait aucune communication plus récente sur la diphtérie. Un cas connu, pas davantage.
Suivre l’information officielle : ARS, Santé publique France
Les mises à jour viendront de l’ARS Hauts-de-France, qui s’est engagée à communiquer sur toute évolution, qu’il s’agisse d’un nouveau cas ou de la fin de l’enquête. La maladie étant à déclaration obligatoire, tout cas confirmé par le laboratoire remonte aux autorités sanitaires. Santé publique France tient de son côté une page de référence sur la diphtérie, avec les formes de la maladie et le calendrier vaccinal en vigueur.
L’essentiel à retenir
- Un patient passé par l’hôpital de Dunkerque, détecté le 11 septembre, soigné au CHU de Lille : un seul cas connu au 15 septembre.
- Seuls les contacts rapprochés des sept jours précédents sont exposés ; l’ARS les recherche et les joint.
- Ces contacts reçoivent un antibiotique même vaccinés, parce que le vaccin protège de la toxine, pas de la bactérie.
- Pour tous les adultes, le repère est le calendrier : 25, 45, 65 ans, puis tous les dix ans.
Questions fréquentes sur la diphtérie
Habiter à Dunkerque expose-t-il à la diphtérie ?
Non, pas en soi. Le risque concerne les contacts rapprochés du patient dans les sept jours précédant le diagnostic : personnes vivant sous le même toit, relations intimes, soignants exposés à ses sécrétions, voisins lors d’un long trajet en transport en commun. Ces personnes sont recherchées et contactées par l’ARS Hauts-de-France.
Une personne vaccinée peut-elle transmettre la diphtérie ?
Oui, c’est possible. Le vaccin est dirigé contre la toxine : il protège des effets graves de la maladie, pas de la présence de la bactérie dans la gorge. C’est pourquoi les contacts proches reçoivent un antibiotique préventif quel que soit leur statut vaccinal.
Quels symptômes surveiller après un contact avec un cas de diphtérie ?
Le plus souvent un mal de gorge, de la fièvre et un gonflement du cou, après une incubation de deux à cinq jours. La surveillance dure sept jours après le dernier contact. Un contact qui présente ces signes consulte un médecin en précisant qu’il a été exposé à un cas de diphtérie.
À quel âge faire son rappel diphtérie à l’âge adulte ?
Le calendrier vaccinal prévoit des rappels à des âges fixes : 25, 45 et 65 ans, puis tous les dix ans (75, 85 ans). Le vaccin utilisé contient une dose réduite d’anatoxine, associée au tétanos et à la polio, parfois à la coqueluche. Un médecin, un pharmacien, un infirmier ou une sage-femme peut vérifier votre statut à partir du carnet de vaccination.
La diphtérie est-elle mortelle ?
Elle peut l’être sans traitement. Chez les personnes non vaccinées et non traitées, l’OMS situe la létalité autour de 30 %, et l’Institut Pasteur donne une fourchette de 5 à 30 % : entre cinq et trente malades sur cent. Ces chiffres ne décrivent pas un patient traité à l’hôpital, dont l’état n’a pas été rendu public dans le cas du Dunkerquois.
Une personne guérie de la diphtérie est-elle immunisée ?
Pas de façon fiable. Le HCSP qualifie la diphtérie de maladie peu immunisante : avoir été malade ne suffit pas à être protégé. Le patient doit donc être vacciné pendant sa convalescence.