Devant un accident vasculaire cérébral (AVC), l’hôpital cherche vite à savoir si une grosse artère du cerveau est bouchée. De cette réponse dépendent le traitement proposé et, parfois, le transfert vers un autre établissement. Tout commence pourtant plus tôt, par l’appel au 15 dès le premier signe : les délais de traitement se comptent à partir de ce moment-là, pas à partir de l’arrivée aux urgences.
Un logiciel développé en Corée du Sud intervient à une seule étape de ce parcours : la lecture du premier scanner, réalisé sans produit de contraste. D’après une étude mise en ligne le 2 juin 2026 par le Journal of NeuroInterventional Surgery, il aide des médecins à repérer davantage d’artères bouchées sur ces images. Il ne pose pas le diagnostic. Son effet sur les délais et sur l’état des patients n’a pas été mesuré.
Un proche perd soudain la parole ou la force d’un bras
La scène concerne surtout des personnes âgées. En 2022, 122 422 adultes ont été hospitalisés au moins une fois pour un AVC en France, soit environ 335 par jour, et leur âge moyen était de 73,2 ans, selon le numéro hors-série du Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) de Santé publique France paru le 4 mars 2025. Près de huit AVC sur dix étaient ischémiques, c’est-à-dire dus à un caillot qui bloque l’arrivée du sang dans une zone du cerveau.
L’enjeu n’est pas mince. Après un AVC ischémique, 20,8 % des patients sont morts dans l’année, d’après le même bulletin : un peu plus d’un sur cinq.
Les signes qui doivent alerter tiennent en trois images : un bras ou une jambe qui ne répond plus, une bouche déformée, une parole qui se brouille. Si vous en êtes témoin, c’est la suite qui compte. Chaque minute écoulée entre le premier signe et l’appel au 15 est retirée des fenêtres de traitement, et aucun examen ni aucun logiciel ne la rend ensuite. L’imagerie la plus performante n’agit qu’une fois le patient arrivé devant le scanner.
Une grosse artère bouchée, le signe qui oriente vers la thrombectomie
Un AVC ischémique n’appelle pas un traitement unique. Deux gestes existent, et ils ne se pratiquent ni au même endroit ni dans les mêmes délais. La thrombolyse intraveineuse consiste à injecter dans une veine un traitement destiné à dissoudre le caillot. La thrombectomie mécanique consiste à aller retirer le caillot par l’intérieur de l’artère.
Le mot qui fait basculer la décision est « occlusion ». Quand le caillot obstrue une artère de gros calibre, comme la carotide interne ou l’artère cérébrale moyenne, le patient peut relever d’une thrombectomie. Le CHU de Rouen, dans sa page consacrée à la prise en charge de l’AVC, situe ce geste dans les 6 heures suivant le premier signe pour une occlusion d’une grosse artère, et plus tardivement dans quelques cas très sélectionnés. La page ne précise pas lesquels.
Le même document rappelle que le choix entre thrombolyse, thrombectomie ou les deux dépend des examens réalisés à l’arrivée. Autrement dit, tant que l’imagerie n’a pas répondu à la question de l’artère bouchée, l’équipe ne sait pas quel traitement envisager. Ces délais restent des repères de fenêtre thérapeutique. L’indication se décide au cas par cas, par les médecins qui ont le patient et ses images sous les yeux.
Le lieu compte autant que le délai. Tous les hôpitaux ne pratiquent pas la thrombectomie : les auteurs coréens d’une étude publiée en 2025 dans la revue Stroke : Vascular and Interventional Neurology présentent précisément leur outil comme un moyen d’accélérer le transfert vers un centre qui la réalise. Savoir tôt qu’une grosse artère est bouchée, c’est pouvoir organiser ce transfert plus tôt.
En France, le geste reste rare à l’échelle des hospitalisations. Selon le BEH de Santé publique France, 7,2 % des AVC ischémiques hospitalisés en 2022 ont eu une thrombectomie mécanique : sur cent patients, environ sept. Ce chiffre se lit dans un seul sens. Il compte les patients qui ont reçu le geste, et ne dit pas combien auraient pu en bénéficier.
Le 15, puis l’unité neurovasculaire : qui appeler et en combien de temps
Le premier maillon est un numéro. Le CHU de Rouen présente l’appel au Centre 15, le service d’aide médicale urgente (SAMU), comme indispensable dès l’apparition des signes. Dans un parcours où le délai et le lieu décident des traitements possibles, ce premier geste conditionne tous les suivants.
Les deux fenêtres se comptent à partir du premier signe observé. La thrombolyse intraveineuse se réalise dans les 4 heures 30 qui suivent, la thrombectomie mécanique dans les 6 heures pour une occlusion d’une grosse artère. Converties en heures d’horloge, si vous voyez les signes apparaître à 8 heures du matin, cela donne 12 h 30 pour la première et 14 heures pour la seconde.
Ces bornes ne signifient pas qu’il reste plusieurs heures devant soi. Le trajet et les examens réalisés à l’arrivée consomment une partie de ce temps avant toute décision. Aucun de ces délais ne constitue une conduite individuelle : l’indication appartient à l’équipe médicale.
Le deuxième maillon est l’unité neurovasculaire (UNV), un service hospitalier dédié à la prise en charge des AVC. En 2022, 46,8 % des patients hospitalisés pour un AVC y sont passés, d’après le BEH de Santé publique France, et 53,1 % des patients atteints d’un AVC ischémique. Un peu plus d’un patient sur deux, tous AVC confondus, n’est donc pas passé par ce type d’unité.
L’ordre de grandeur replace le sujet. Sur 122 422 adultes hospitalisés, environ 95 000 avaient un AVC ischémique. Pour ces patients, l’accès rapide au bon service puis au bon geste forme un goulet d’étranglement à plusieurs étapes : l’appel, l’orientation, l’imagerie, le transfert éventuel. Le logiciel évalué en 2026 ne vise qu’une seule de ces étapes. Le reste de la chaîne ne dépend pas de lui.
À l’arrivée, un premier scanner où l’artère ne se voit pas
Le scanner cérébral réalisé sans injection de produit de contraste montre le cerveau, pas ses vaisseaux. Sans produit de contraste, les artères ne sont pas dessinées sur l’image. Une artère bouchée ne s’y voit donc pas directement. Le médecin qui lit l’examen doit s’appuyer sur des signes indirects.
Deux de ces signes sont décrits dans l’étude de 2025 sur le logiciel coréen. Le premier est un caillot qui apparaît plus dense dans le trajet de l’artère cérébrale moyenne. Le second est une différence de densité entre les deux hémisphères du cerveau, mesurée en unités Hounsfield, l’échelle qui chiffre la densité des tissus sur un scanner. La confirmation classique d’une occlusion passe par une imagerie des vaisseaux, l’angioscanner, réalisé cette fois avec injection de produit de contraste.
La difficulté se chiffre. Dans l’étude de lecture publiée en 2026, les médecins qui lisaient ces scanners sans aide repéraient environ 47 occlusions sur 100. Un peu moins d’une sur deux. C’est ce déficit de lecture que l’outil cherche à combler, sur ce type d’image précis.
Des logiciels d’aide étaient déjà proposés en France pour les urgences neurovasculaires. Le magazine professionnel Thema Radiologie décrivait en février 2023 des outils marqués CE, dont l’un, CINA-LVO, repère l’occlusion d’une grosse artère sur angioscanner, et un autre, CINA-ICH, les hémorragies sur scanner sans injection. L’outil coréen se place à une autre étape : il cherche l’occlusion sur l’image sans injection, en complément quand l’angioscanner tarde, manque ou ne peut pas être réalisé. Aucune des sources disponibles ne documente son usage dans un hôpital français.
Le logiciel coréen, une aide à la lecture du scanner sans injection
Le travail a été mis en ligne le 2 juin 2026 par le Journal of NeuroInterventional Surgery, puis présenté par la presse médicale coréenne fin juillet et relayé en septembre. Il s’agit d’une validation rétrospective : l’algorithme a été testé sur des scanners déjà réalisés chez des patients déjà pris en charge, sans intervenir dans leurs soins. Une étude de lecture par des médecins complète ce test.
Les images proviennent de deux cohortes, 963 patients au total. En Corée du Sud, 723 patients, dont 127 avaient une occlusion d’une grosse artère, soit un peu moins d’un sur cinq. Aux États-Unis, 240 patients, dont 120 avec occlusion, soit exactement la moitié. Les deux jeux d’images n’ont donc pas du tout la même composition.
Le logiciel est développé par la société coréenne JLK. Son directeur médical figure parmi les coauteurs, et un centre de recherche en intelligence artificielle de JLK apparaît dans les affiliations de l’article. Le résumé de 2026 ne nomme pas le produit évalué. L’étude de 2025, publiée le 30 juillet dans Stroke : Vascular and Interventional Neurology, portait sur une version appelée JLK CTL.
Dans cette version, le fonctionnement est décrit précisément. Le logiciel compare la densité des deux hémisphères, mesure le volume cérébral par région et recherche le signe d’un caillot dans l’artère cérébrale moyenne. Il en tire un score de probabilité d’occlusion, de 0 à 100, affiché au médecin qui lit l’image. Rien n’indique, dans les sources disponibles, que la version de 2026 fonctionne autrement, mais rien ne l’établit non plus.
Seul, l’algorithme obtient une aire sous la courbe (AUC) de 0,963 sur la cohorte coréenne et de 0,899 sur la cohorte américaine. Cet indicateur mesure la capacité à séparer les images avec et sans occlusion. Concrètement, une AUC de 0,9 signifie que, face à une image avec occlusion et une image sans, le logiciel donne le score le plus élevé à la bonne image environ neuf fois sur dix.
En 2025, sur 534 patients de six centres coréens, une validation multicentrique antérieure du logiciel obtenait une AUC de 0,859. Ces résultats ne se comparent pas pour conclure à un progrès du logiciel. Ce ne sont ni les mêmes patients ni les mêmes hôpitaux.
Dans les deux études, l’outil sert d’aide à la lecture. Il intervient après le scanner, en affichant son résultat au médecin. Il ne pose pas le diagnostic d’AVC, ne choisit pas le traitement et ne remplace pas la lecture médicale. Les médecins interprètent l’image et décident.

Un cas repéré en plus pour 18 scanners, dans quelles conditions
L’étude de lecture a réuni huit médecins, spécialistes et internes. Chacun a lu les scanners avec et sans l’aide du logiciel. Les écarts entre les deux lectures sont tous statistiquement significatifs (P<0,001), c’est-à-dire très peu compatibles avec le seul hasard.
| Indicateur | Sans aide | Avec aide | Traduit en patients |
|---|---|---|---|
| Sensibilité (occlusions repérées) | 46,6 % | 63,7 % | Sur 100 scanners avec occlusion : environ 47 repérées, puis 64 |
| Spécificité (absences d’occlusion reconnues) | 91,9 % | 94,9 % | Sur 100 scanners sans occlusion : environ 8 fausses alertes, puis 5 |
| Aire sous la courbe (AUC) | 0,718 | 0,852 | Capacité globale à séparer les deux situations |
La sensibilité mesure la part des occlusions réellement présentes que les lecteurs ont repérées. Elle passe de 46,6 % à 63,7 %, soit 17,1 points de plus. Sur 100 scanners montrant une occlusion, environ 47 étaient repérés sans aide et 64 avec. Il en restait environ 36 manqués. Une sensibilité de 63,7 % n’est donc ni une fiabilité ni une précision de 63,7 % : elle ne décrit que les cas d’occlusion. La spécificité, elle, porte sur les scanners sans occlusion. Les fausses alertes passaient d’environ 8 à environ 5 sur 100.
Le résumé de l’article traduit ce gain en un indicateur : le nombre de scanners à lire pour un cas de plus, 18,2. Autrement dit, environ un patient avec occlusion supplémentaire repéré pour 18 scanners sans injection lus. Le même résumé rattache ce chiffre à une amélioration nette du reclassement (NRI) de 5,5 %, et non au seul gain de sensibilité. Le calcul part de là, puisque 1 divisé par 0,055 donne environ 18,2. La définition exacte de ce NRI n’est pas lisible dans le résumé. Un cas supplémentaire ne peut toutefois être repéré que sur un scanner qui montre une occlusion. Ce ratio dépend donc de la proportion d’occlusions dans les images lues.
Or cette proportion variait fortement : un peu moins d’un scanner sur cinq en Corée, un sur deux aux États-Unis. Dans un service d’urgences où les occlusions sont plus rares parmi tous les patients passés au scanner, le même gain de lecture donnerait un cas supplémentaire pour davantage de scanners lus. Le « 1 pour 18 » ne vaut pas pour tous les scanners des urgences.
Huit lecteurs et des données rétrospectives, les freins avant les urgences françaises
Le résultat est net, mais sa portée reste étroite. Les données sont rétrospectives : aucun patient n’a été soigné en fonction du score. Huit lecteurs, c’est peu pour représenter la variété des médecins qui lisent des scanners, dans des hôpitaux de taille très différente.
La méthode de lecture pèse aussi. Il s’agit d’une étude croisée, où les mêmes médecins ont lu les images avec et sans aide. Le délai entre les deux séances, qui sert à oublier les images déjà vues, n’est précisé ni dans le résumé de l’article ni dans la présentation qu’en a faite la presse médicale coréenne. Un effet de mémoire ne peut donc pas être écarté. Selon la présentation de l’étude, aucun biais d’automatisation marqué n’a été relevé : les lecteurs n’auraient pas suivi le score du logiciel sans esprit critique.
Les liens des auteurs avec JLK sont établis par les affiliations. Le texte intégral de l’article, payant, n’a pas pu être consulté : sa déclaration de liens d’intérêts n’est pas connue au-delà de cette affiliation à JLK. Il faudrait la lire pour connaître l’ensemble des liens déclarés par les auteurs.
L’étude de 2025 posait déjà des limites, déclarées par ses auteurs. Elle ne portait que sur une population asiatique. Le logiciel ne cherchait que les occlusions de la carotide interne et de l’artère cérébrale moyenne, pas celles de la circulation postérieure, à l’arrière du cerveau. Il n’avait pas été testé en pratique clinique réelle. Son AUC variait de 0,781 à 0,916 selon les centres, un écart lié en partie au réglage des appareils. La cohorte américaine de 2026 élargit la population. Le résumé n’indique pas que les autres réserves soient levées.
Le gain reste partiel. Même avec l’aide, environ 36 occlusions sur 100 échappaient aux lecteurs, soit plus d’une sur trois. Le scanner sans injection assisté ne remplace donc pas une imagerie des vaisseaux quand elle est accessible. Les auteurs de 2025 revendiquent un usage de complément, là où l’angioscanner est indisponible, retardé ou contre-indiqué, pour accélérer le tri et le transfert.
Si vous vivez en France, la distance est double. Les cohortes sont coréenne et américaine, sans aucune donnée française, alors que les parcs de scanners et l’organisation des urgences diffèrent d’un pays à l’autre. Et rien ne permet d’affirmer que l’aide fait gagner du temps, réduit le handicap ou sauve des vies : l’étude ne l’a pas mesuré. Il faudrait pour le savoir un essai mené en conditions réelles, comparant les délais et l’état des patients avec et sans le logiciel.
Les signaux qui imposent d’appeler sans attendre
La première fuite du parcours ne se situe pas à l’hôpital. En 2019, 82,6 % des 18-85 ans identifiaient les trois symptômes principaux de l’AVC, selon le Baromètre de Santé publique France analysé dans le BEH du 27 octobre 2020, mené auprès de 5 074 personnes en France métropolitaine. Plus de huit adultes sur dix, donc.
Mais 58 % seulement déclaraient qu’ils appelleraient le 15 en priorité en cas d’apparition de ces symptômes. Environ quatre personnes sur dix ne pensaient donc pas d’abord à ce numéro. Reconnaître ne suffit pas.
Les trois signaux sont une paralysie d’un bras ou d’une jambe, une déformation de la bouche et une difficulté à parler. Leur description détaillée figure dans l’article sur les signes d’alerte d’un AVC. Si vous observez l’un d’eux chez un proche, la conduite attendue est l’appel immédiat au 15, sans attendre que les signes disparaissent et sans se rendre seul à l’hôpital.
Devant des signes d’AVC, le 15 d’abord. Les fenêtres de 4 h 30 et de 6 heures se comptent à partir du premier signe, et le temps perdu avant l’appel ne se rattrape pas. Aucun logiciel d’imagerie n’agit sur ce temps-là : il n’intervient qu’une fois le scanner réalisé. Le choix du traitement reste une décision médicale, prise au cas par cas après les examens.
L’essentiel à retenir
- Devant des signes d’AVC, l’appel au 15 est immédiat : les fenêtres de traitement se comptent dès le premier signe.
- Une occlusion d’une grosse artère oriente vers la thrombectomie, un geste pratiqué seulement dans certains centres, d’où l’intérêt de la repérer tôt.
- Le logiciel coréen aide les médecins à lire le scanner sans injection. Il ne pose pas le diagnostic et ne choisit pas le traitement.
- Avec son aide, huit médecins repéraient environ 64 occlusions sur 100 au lieu de 47, sur des données rétrospectives.
- Aucun effet sur les délais ou l’état des patients n’a été mesuré, et l’étude ne comporte aucune donnée française.
Questions fréquentes sur l’AVC aux urgences
Pourquoi appeler le 15 plutôt que se rendre soi-même aux urgences ?
Le CHU de Rouen présente l’appel au Centre 15 comme indispensable devant des signes d’AVC. Les fenêtres de traitement se comptent à partir du premier signe, et tous les hôpitaux ne pratiquent pas la thrombectomie. Attendre que les signes passent fait perdre un temps qui ne se rattrape pas.
Qu’est-ce qu’une occlusion d’une grosse artère ?
C’est un caillot qui bouche une artère cérébrale de gros calibre, comme la carotide interne ou l’artère cérébrale moyenne. Cette situation peut relever d’une thrombectomie mécanique, qui retire le caillot par l’intérieur de l’artère. La décision dépend des examens réalisés à l’arrivée.
Le logiciel pose-t-il le diagnostic d’AVC ?
Non. Dans sa version évaluée en 2025, il affiche au médecin un score de probabilité d’occlusion calculé sur le scanner sans injection. Les médecins interprètent l’image et décident du traitement. L’étude a mesuré la lecture de médecins assistés, pas une décision automatisée.
Que signifie une sensibilité de 63,7 % ?
Sur 100 scanners montrant une occlusion, les médecins aidés par le logiciel en repéraient environ 64, contre 47 sans aide. Environ 36 restaient donc manqués. Ce chiffre ne décrit que les cas d’occlusion : ce n’est ni une fiabilité ni une précision globale.
Ce logiciel est-il utilisé dans les hôpitaux français ?
Aucune des sources disponibles ne documente son usage en France. Les cohortes étudiées sont coréenne et américaine. Les outils d’intelligence artificielle décrits en France pour repérer une occlusion travaillent plutôt sur l’angioscanner, une imagerie des vaisseaux avec produit de contraste.
Dans quels délais un AVC ischémique peut-il être traité ?
Selon le CHU de Rouen, la thrombolyse intraveineuse se réalise dans les 4 h 30 suivant le premier signe, et la thrombectomie dans les 6 heures pour une occlusion d’une grosse artère, plus tard dans quelques cas très sélectionnés. Ce sont des repères : l’indication reste une décision médicale. Devant des signes d’AVC, l’appel au 15 se fait immédiatement.