Votre père a 84 ans. Depuis quelques mois, il ne se relève plus seul de son fauteuil, la toilette prend une heure, et vous passez désormais tous les soirs. Vous cherchez le montant de l’APA en 2026 et vous tombez sur des pages qui affichent encore des chiffres de 2023 — y compris sur des sites en .gouv.fr. L’écart atteint 166 € par mois pour un GIR 1, près de 2 000 € sur une année. Cet article vous donne quatre choses, chacune datée : le barème du 1er janvier 2026 et son mode de calcul, la façon dont votre parent sera classé, ce qui restera à sa charge, et la démarche auprès du conseil départemental. La perte de force musculaire qui gêne la marche et l’équilibre est souvent le premier signal ; l’allocation, elle, ne s’obtient que sur demande.

L’APA en une page : ce qu’elle est, qui y a droit, ce qu’elle paie

L’allocation personnalisée d’autonomie (APA) est une prestation départementale qui finance l’aide nécessaire aux gestes du quotidien. Le code de l’action sociale et des familles la définit sans détour : « Toute personne âgée résidant en France qui se trouve dans l’incapacité d’assumer les conséquences du manque ou de la perte d’autonomie liés à son état physique ou mental a droit à une allocation personnalisée d’autonomie permettant une prise en charge adaptée à ses besoins » (article L. 232-1 du CASF). Créée par la loi du 20 juillet 2001, elle est financée par les départements avec le concours de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA).

Trois conditions se cumulent : avoir 60 ans ou plus, résider en France de façon stable et régulière, être classé dans un groupe iso-ressources (GIR) de 1 à 4. Et voici le contresens le plus répandu sur les conditions de l’allocation personnalisée d’autonomie : l’attribution n’est pas soumise à condition de ressources ; les revenus n’interviennent qu’au stade de la participation financière (article L. 232-4 du CASF).

Le dispositif n’a rien de marginal : « Fin 2023, 1,4 million de personnes de 60 ans ou plus perçoivent l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) […]. 40 % vivent en établissement et 60 % à domicile », relève la DREES — soit 1 364 700 bénéficiaires payés au titre de décembre 2023, dont 815 800 à domicile, et 7,1 milliards d’euros de dépenses brutes.

Ce que le plan d’aide peut couvrir

  • l’aide humaine : service d’aide et d’accompagnement à domicile (prestataire ou mandataire), ou emploi direct d’un salarié ;
  • le portage de repas, souvent décisif quand l’alimentation équilibrée d’une personne âgée se dégrade ;
  • les aides techniques et l’aménagement du logement, jusqu’aux chaussures inadaptées qui font chuter ;
  • le transport, l’accueil de jour, l’hébergement temporaire ;
  • depuis 2024, un temps consacré au lien social.

Un point structurant : le montant du tableau plus bas est un plafond de plan d’aide, pas une somme versée.

APA, ASPA, ASH : trois sigles, trois logiques

C’est la question qui revient le plus souvent : les héritiers devront-ils rembourser ? Pour l’APA, la réponse est non, et elle est écrite dans la loi : « Les sommes servies au titre de l’allocation personnalisée d’autonomie ne font pas l’objet d’un recouvrement sur la succession du bénéficiaire, sur le légataire, sur le donataire ou sur le bénéficiaire d’un contrat d’assurance-vie » (article L. 232-19 du CASF). La fiche service-public le confirme : « Le montant de l’Apa qu’elle a reçu n’est pas à rembourser. »

L’ASPA obéit à la logique inverse. Cette allocation de solidarité aux personnes âgées — l’ancien minimum vieillesse — verse 1 043,59 € par mois à une personne seule au 1er janvier 2026, sous condition de ressources, et elle est récupérable sur la succession lorsque l’actif net dépasse 108 586,14 € en métropole, pour un décès survenu en 2026. C’est le sujet de notre guide sur la récupération de l’ASPA sur la succession en 2026.

L’ASH, aide sociale à l’hébergement, est le dispositif le plus exigeant. Elle paie une partie du prix d’un hébergement en EHPAD, se récupère sur l’actif net de la succession comme sur les donations consenties dans les dix années précédant la demande, et mobilise l’obligation alimentaire des enfants, gendres et belles-filles. Précision utile : « Le petit-enfant est dispensé de l’obligation alimentaire en cas de demande d’ASH pour le compte de l’un de ses grands-parents. Cette dispense s’étend aux descendants de ce petit-enfant », indique la fiche service-public vérifiée le 1er janvier 2026. Le résident conserve au minimum 10 % de ses revenus, et jamais moins de 125 € par mois ; le conjoint resté à domicile, au moins 1 043,59 € par mois.

APA, ASPA et ASH : trois dispositifs à ne pas confondre (situation au 1er janvier 2026)
DispositifÀ quoi il sertCondition de ressourcesRécupérable sur la succession ?
APAFinancer un plan d’aide (domicile) ou le tarif dépendance (établissement)Non pour l’attribution ; seulement pour la participationNon, jamais (art. L. 232-19 CASF)
ASPAAssurer un revenu minimal aux retraités modestesOui, plafond de ressourcesOui, au-delà de 108 586,14 € d’actif net (décès en 2026, métropole)
ASHPayer une partie de l’hébergement en EHPADOui, après obligation alimentaireOui, succession et donations des 10 dernières années

La grille AGGIR sans jargon : 17 variables, 6 groupes

Le classement en GIR repose sur la grille AGGIR, annexée au code de l’action sociale et des familles (annexe 2-1). Elle observe 17 variables. Dix, dites discriminantes, sont les seules à entrer dans le calcul du GIR : cohérence, orientation, toilette, habillage, alimentation, élimination, transferts, déplacement à l’intérieur, déplacement à l’extérieur, capacité à alerter. Les sept autres, dites illustratives (gestion, cuisine, ménage, transports, achats, suivi du traitement, temps libre), éclairent le plan d’aide sans peser sur le groupe. Chaque variable est cotée A (fait seul, spontanément, totalement, correctement et habituellement), B (partiellement) ou C (ne fait pas).

Deux de ces variables, la cohérence et l’orientation, expliquent pourquoi les premiers signes de la maladie d’Alzheimer pèsent autant : une personne qui marche encore peut être classée en GIR 2 si elle ne se repère plus dans le temps ni dans l’espace. Les six groupes vont du plus dépendant (GIR 1) au plus autonome (GIR 6), et seuls les GIR 1 à 4 ouvrent droit à l’APA : la frontière entre GIR 4 et GIR 5 est celle du droit. Fin 2023, 58 % des bénéficiaires à domicile relevaient du GIR 4, 22 % du GIR 3, 18 % du GIR 2 et 2 % du GIR 1 (DREES) : la grille AGGIR conduit au GIR 4 dans la majorité des dossiers à domicile.

Ce classement n’est ni un diagnostic ni un questionnaire à remplir soi-même : il est établi par un professionnel de l’équipe médico-sociale qui se déplace au domicile, ou par le médecin coordonnateur en établissement. Aucun article, celui-ci compris, ne permet de s’auto-classer.

Pourquoi les GIR 5 et 6 n’ouvrent pas droit à l’APA

Ces deux groupes réunissent des personnes qui accomplissent seules les actes essentiels, avec au plus une aide ponctuelle pour le ménage ou les courses. Elles relèvent de l’action sociale de leur caisse de retraite — aide-ménagère, actions de prévention — et non de l’APA. Agir en amont compte : les sports adaptés aux personnes âgées entretiennent la force musculaire et l’équilibre, deux leviers du maintien à domicile.

La nutrition joue dans le même sens, et la carence en vitamine D chez le senior fait partie des sujets à aborder avec le médecin traitant.

Les montants de l’APA en 2026, GIR par GIR

Montants maximaux mensuels du plan d’aide APA à domicile, applicables au 1er janvier 2026 (DGCS, diffusion CNSA ; art. R. 232-10 CASF)
GIRMode de calculPlafond mensuel du plan d’aide
GIR 11,615 × MTP2 080,33 €
GIR 21,306 × MTP1 682,30 €
GIR 30,944 × MTP1 215,99 €
GIR 40,630 × MTP811,52 €

La colonne du milieu n’est pas un ornement : elle rend ces chiffres vérifiables. MTP désigne la majoration pour aide constante d’une tierce personne (article L. 355-1 du code de la sécurité sociale), retenue à 1 288,13 € par mois pour le barème 2026 d’après la circulaire CNAV 2025-12 du 3 avril 2025. Multipliez 1 288,13 par 1,615 : vous retrouvez le plafond du GIR 1. Ce mécanisme explique pourquoi le montant change chaque année, l’article L. 232-3-1 du CASF prévoyant une revalorisation au 1er janvier, indexée sur la MTP.

Le repère est simple. Si un site annonce de l’ordre de 2 045 € en GIR 1 ou 798 € en GIR 4, il affiche le barème de 2025 (la revalorisation du 1er janvier 2026 a été d’environ 1,7 %) ; s’il annonce 1 914,04 € en GIR 1, il recopie des valeurs de 2023, comme une page ministérielle mise à jour le 19 avril 2023 et toujours en ligne. Le GIR 1, auquel conduit souvent la maladie d’Alzheimer à un stade très avancé, est décrit par l’annexe 2-1 comme celui des « personnes confinées au lit ou au fauteuil, ayant perdu leur activité mentale, corporelle, locomotrice et sociale, qui nécessitent une présence indispensable et continue d’intervenants ».

Ces plafonds ne sont pas des versements. La dépense mensuelle moyenne par bénéficiaire s’établissait à 439 € à domicile en 2023 (DREES), près de cinq fois moins que le plafond du GIR 1 : un plan d’aide est calibré sur des besoins évalués, rarement saturé, et la participation vient en déduction. Les troubles de l’équilibre, comme la presbyvestibulie, pèsent sur les variables « transferts » et « déplacements » et justifient souvent un renfort d’aide humaine.

Combien d’heures, concrètement ?

Depuis le 1er janvier 2026, l’heure d’aide à domicile financée par l’APA ne peut être valorisée en dessous d’un tarif horaire minimal national de 25,00 € (0,01941 × MTP, article L. 314-2-1 du CASF). À ce tarif plancher et à titre indicatif, le plafond du GIR 4 représente un peu plus de 32 heures par mois. Ce n’est pas une promesse : beaucoup de départements valorisent l’heure au-dessus, et seul votre plan d’aide fixe le volume.

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Ce qui restera à votre charge : la participation financière

Le principe est posé à l’article L. 232-4 du CASF : « L’allocation personnalisée d’autonomie est égale au montant de la fraction du plan d’aide que le bénéficiaire utilise, diminué d’une participation à la charge de celui-ci. » Deux idées : vous ne percevez que ce qui est réellement consommé, et une part reste à votre charge, calculée sur vos ressources.

Cette participation obéit à deux seuils nationaux, datés du 1er janvier 2026 et calculés eux aussi à partir de la MTP. Jusqu’à 933,89 € de ressources mensuelles (0,725 × MTP), la participation est nulle : le plan d’aide utilisé est intégralement pris en charge. Au-dessus de 3 439,31 € (2,67 × MTP), elle atteint 90 % du plan d’aide. Entre les deux, elle croît progressivement, sans palier brutal, selon un barème national fixé à l’article R. 232-11 du CASF. Aucun simulateur en ligne ne remplace l’examen du dossier : seul le conseil départemental, au vu de l’avis d’imposition et du plan retenu, peut annoncer un reste à charge.

Un garde-fou existe à l’autre extrémité : lorsque le montant d’APA restant après déduction de la participation devient dérisoire, il n’est pas versé. Ce seuil de non-versement vaut trois fois le Smic horaire brut (article D. 232-31 du CASF) : il était de 36,06 € par mois au 1er janvier 2026, porté à 36,93 € depuis le relèvement du Smic de mai 2026. C’est la seule ligne du barème de janvier à avoir bougé en cours d’année ; les plafonds par GIR, eux, sont figés jusqu’au 1er janvier suivant.

Enfin, l’APA finance de l’aide, pas des soins : en 2023, 88 % des montants versés d’APA à domicile ont financé un intervenant à domicile. Les actes de soins relèvent de l’Assurance maladie, à l’image d’un suivi podologique régulier, qui ne passe pas par le plan d’aide.

Les trois majorations que presque personne ne demande

Elles ne créent pas de prime : elles relèvent le plafond du plan d’aide pour financer des interventions ciblées, et deux d’entre elles visent le proche aidant plutôt que la personne aidée. Le droit au répit, issu de la loi du 28 décembre 2015, permet de dépasser le plafond de 583,52 € par an au maximum (0,453 × MTP) pour financer un accueil de jour, un hébergement temporaire ou un relais à domicile quand l’aidant a besoin de souffler. La majoration relais en cas d’hospitalisation du proche aidant autorise jusqu’à 1 159,32 € par hospitalisation (0,9 × MTP), pour assurer la continuité de la présence.

La troisième est récente : depuis le 1er janvier 2024, le plan d’aide peut intégrer des heures de lien social, à raison de 2 heures par semaine dans la limite de 9 heures par mois (article D. 232-8-1 du CASF, créé par le décret n° 2023-1431 du 30 décembre 2023). Promenades, conversation, sorties, activités partagées : ni ménage ni toilette. Cette réponse à l’isolement compte particulièrement après une perte, comme l’évoque notre article sur le veuvage chez la personne âgée.

La démarche, étape par étape, et les délais qui vous protègent

Comment demander l’APA sans perdre de temps ni d’argent ? Le parcours est le même partout, seule la porte d’entrée varie d’un département à l’autre.

  1. Déposer la demande auprès du conseil départemental, en ligne via le téléservice de votre département ou au moyen du formulaire Cerfa n° 16301. Selon les départements, le téléservice est encouragé, voire imposé : vérifiez la voie retenue chez vous.
  2. Recevoir l’accusé de réception, adressé sous 10 jours, qui indique si le dossier est complet.
  3. Accueillir l’équipe médico-sociale : un professionnel du département se déplace au domicile, apprécie la perte d’autonomie, détermine le GIR et propose un plan d’aide. Préparez cette visite en notant les difficultés réelles d’une journée ordinaire, y compris celles que votre parent minimise.
  4. Répondre à la proposition de plan d’aide : vous disposez de 10 jours pour l’accepter ou en demander la modification.
  5. Recevoir la notification de décision. « Le président du conseil départemental dispose d’un délai de deux mois à compter de la date du dépôt du dossier de demande complet pour notifier au bénéficiaire sa décision » (article L. 232-14 du CASF). Au-delà de ce délai sans réponse, l’APA est réputée accordée pour un montant forfaitaire fixé par décret. Ne confondez pas cette présomption d’accord avec l’APA d’urgence, procédure distincte (articles L. 232-12 et R. 232-29 du CASF) qui permet d’attribuer à titre provisoire 1 040,17 € (la fiche service-public arrondit à 1 040,16 €), soit la moitié du plafond du GIR 1.
  6. Déclarer votre intervenant dans le mois suivant la notification : le ou les salariés employés, ou le service d’aide à domicile retenu. Vous pouvez employer un membre de votre famille, sauf votre conjoint, votre concubin ou votre partenaire de Pacs.

Le versement est mensuel pour la part servant aux aides régulières ; le département peut le verser directement au service d’aide à domicile ou vous remettre des CESU préfinancés. Le plan d’aide n’est pas figé : une révision peut être demandée si l’état de santé se dégrade, et les périodes à risque comme les épisodes de canicule chez les personnes âgées justifient parfois un renfort temporaire.

En cas de refus, de désaccord sur le GIR ou sur le plan d’aide, un recours administratif préalable obligatoire (Rapo) doit être formé dans les deux mois auprès du département, avant toute saisine du tribunal. Cette étape conditionne la recevabilité du recours contentieux.

Bon à savoir — Préparez d’emblée les pièces demandées : justificatif d’identité, dernier avis d’imposition ou de non-imposition, RIB, et le cas échéant l’avis de taxe foncière. C’est ce qui rend le dossier « complet », et la date compte : l’APA est due à partir du dépôt du dossier complet, pas de la décision. Un dossier déposé en septembre et notifié en novembre ouvre des droits rétroactifs. Enfin, la démarche est gratuite et se fait directement auprès de votre conseil départemental : aucun intermédiaire ni frais de dossier ne sont nécessaires.

En EHPAD, l’APA ne paie qu’une chose : le tarif dépendance

Le tarif d’un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) se décompose en trois : hébergement, soins et dépendance. En établissement, l’APA ne couvre qu’une partie du tarif dépendance, jamais le tarif hébergement ni le tarif soins, et le ticket modérateur correspondant au tarif dépendance GIR 5/6 reste dû par le résident. Au-dessous d’un premier seuil de ressources, la participation se limite à ce ticket modérateur ; elle croît ensuite progressivement, jusqu’à 80 % du tarif dépendance pour les résidents les plus aisés. Au 1er janvier 2026, le résident doit conserver au minimum 125 € par mois, et le conjoint resté à domicile au moins 1 043,59 € par mois.

Pour l’hébergement lui-même, c’est vers l’ASH qu’il faut se tourner, avec les conséquences successorales décrites plus haut. Rappelons enfin l’ordre de grandeur : après 60 ans, la période passée comme bénéficiaire de l’APA est en moyenne de 2,4 années sur 25,8 années d’espérance de vie (DREES, données fin 2022). Le recours, lui, n’a rien d’exceptionnel : « environ 7 femmes sur 10 et 4 hommes sur 10 ont recours à l’APA durant leur retraite », estimait la DREES en février 2025, sur des données 2016-2017. Pour les frais qui restent, un contrat de mutuelle santé adapté aux seniors se raisonne indépendamment de l’APA, qui n’en couvre aucun poste.

L’essentiel à retenir

  • Trois conditions cumulatives : 60 ans ou plus, résidence stable en France, classement en GIR 1 à 4 — sans condition de ressources pour l’attribution.
  • Plafonds mensuels du plan d’aide à domicile au 1er janvier 2026 : 2 080,33 € (GIR 1), 1 682,30 € (GIR 2), 1 215,99 € (GIR 3), 811,52 € (GIR 4), soit la MTP de 1 288,13 € multipliée par le coefficient de chaque groupe.
  • Un plafond n’est pas un versement : l’APA correspond à la fraction du plan d’aide réellement utilisée, moins votre participation — 439 € par mois en moyenne à domicile en 2023.
  • L’APA n’est jamais récupérée sur la succession, contrairement à l’ASPA et à l’ASH.
  • Les droits s’ouvrent au jour du dépôt du dossier complet, et la décision doit être notifiée dans les deux mois.

FAQ — APA 2026 : vos questions

Quel est le montant de l’APA en 2026 selon le GIR ?

Au 1er janvier 2026, le plafond mensuel du plan d’aide à domicile s’élève à 2 080,33 € en GIR 1, 1 682,30 € en GIR 2, 1 215,99 € en GIR 3 et 811,52 € en GIR 4. Chaque montant est un coefficient réglementaire multiplié par la MTP, fixée à 1 288,13 €. Ce sont des plafonds, non des versements.

L’APA est-elle récupérable sur la succession ?

Non. L’article L. 232-19 du code de l’action sociale et des familles exclut tout recouvrement des sommes versées au titre de l’APA sur la succession du bénéficiaire, sur le légataire, sur le donataire ou sur le bénéficiaire d’un contrat d’assurance-vie. Vos héritiers n’auront rien à rembourser. La règle ne vaut ni pour l’ASPA ni pour l’ASH, toutes deux récupérables.

Quelle est la différence entre l’APA et l’ASPA ?

L’APA finance un plan d’aide lié à la perte d’autonomie, sans condition de ressources pour l’attribution, et n’est jamais récupérée sur la succession. L’ASPA est un revenu minimal versé aux retraités modestes — 1 043,59 € par mois pour une personne seule au 1er janvier 2026 —, soumis à un plafond de ressources et récupérable au-delà de 108 586,14 € d’actif net en métropole.

Quels GIR donnent droit à l’APA, et pourquoi les GIR 5 et 6 en sont-ils exclus ?

Seuls les GIR 1 à 4 ouvrent droit à l’APA. Les GIR 5 et 6 correspondent à des personnes qui réalisent seules les actes essentiels du quotidien, avec au plus une aide ponctuelle pour le ménage ou les courses : elles relèvent de l’action sociale des caisses de retraite, qui propose notamment une aide-ménagère et des actions de prévention.

Combien de temps faut-il pour obtenir l’APA après le dépôt du dossier ?

Le département accuse réception sous 10 jours et dispose de deux mois à compter du dossier complet pour notifier sa décision. Passé ce délai sans réponse, l’allocation est réputée accordée pour un montant forfaitaire fixé par décret. Surtout, les droits sont ouverts à la date de dépôt du dossier complet : l’attente n’entraîne aucune perte financière.